Samedi 29 janvier 2011
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Au début de ce blog, j’avais établi une liste de 11 disques de jazz que
j’aimais beaucoup, sorte de sélecta idéale, ma sélecta idéale. Ici : Quelques albums de jazz incontournables
!!
Presque trois ans plus tard (le blog fêtera ses 3 ans en février), voici sa suite.
J’ai ainsi mis des albums de jazz de divers styles, récents ou plus anciens. Bienvenue au cœur de mon panthéon jazzystique !!!
« Lagos No Shaking »
Tony Allen (2006) : Inlassablement depuis la disparition de Fela Kuti, son ex-drummer et virtuose des fûts, continue de porter bien haut le flambeau de
l’afrobeat. Un disque de jazz et de funk, superbement composé, en mode Africana ! Afrobeat for ever !!!!
“Love Cry” Albert
Ayler (1967) : En 1967, la lutte pour la liberté des noirs devient armée (Black Panthers) et les manifestations anti-guerre du Vietnam font rage en Amérique. L’année
suivante, ce sera la grande révolte estudiantine en France, un certain mois de mai. C’est dans ce contexte qu’Albert Ayler a créé un des chefs d’œuvres du free jazz, la
parfaite bande sonore pacifiste de cette époque mouvementée ! Malheureusement, il décédera mystérieusement noyé à l’âge de 34 ans, le 25 novembre 1970. Mais ce « cri de
l’amour » résonnera pour l’éternité !!!
“Blasé” Archie
Shepp (1969) : Ma critique ici : "Blasé" d'Archie Shepp !!!
“Man-Child”
Herbie Hancock (1975) :
Un disque de jazz funk totalement novateur et magique. Une œuvre remplie de
claviers électriques dantesques, d’arrangements spatiaux et de rythmes syncopés. Une exploration en forme d’odyssée astrale et mystique d’un groove cosmique qui, 35 ans plus tard, n’a toujours
pas trouvée d’équivalent. Herbie aurait-il caché la formule ?????
« Giant Steps »
John Coltrane (1959) : Avant sa période mystique et free, Coltrane a déjà révolutionné le jazz et a excellé dans le hard bop. La preuve avec ce
disque au casting inouï. Du génie à l’état pur ! Ma critique ici : "Giant Steps" de
John Coltrane !!
« Baïlador » de
Michel Portal (2010) : La toute dernière production de Michel Portal qui s’est entouré de très grandes pointures. Ma critique
ici : « Baïlador » de Michel Portal (2010)
« Attica Blues »
Archie Shepp (1972) : Le titre de ce disque s’inspire de la célèbre révolte dans la prison d’Attica. En moins électrique qu’Herbie Hancock à cette même
période (exemple « Man-Child » cité ici), Mr Shepp a aussi revisité la funk mais en la mariant avec une soul sensuelle et l’avant-garde du
jazz, créant ainsi une sorte de free jazz funky et hybride. Ca groove tellement sur certains titres que l’on pourrait aisément imaginer ce disque comme une B.O d’un film Blaxpoitation 70’. Ceux
qui écoutent les productions du label Mo’Wax des années 90’ auront reconnu dans le titre de ce disque l’origine du nom d’un groupe éponyme de trip hop. Un petit chef d’œuvre injustement
méconnu., un blues en forme d’opéra astral et de chant de révolte pacifiste !!!!
« The meltdown » Various (1994): Une superbe compilation du label jazz funk / acid
jazz Big Cheese Records. Huit morceaux et huit artistes différents dont les noms ne sont pas forcément connus mais quel
groove ! Claviers vintages 70’ (Hammond, Fender Rhodes, etc.), rythmes de batterie syncopée, cuivres endiablés, basse funky…De plus, le label possède une très forte identité visuelle et chaque
pochette est un régal pour les yeux, rappelant les productions de hip hop underground. Mais les autres compils Big Cheese Records sont toutes
aussi réussies.
« Black Unity »
Pharoah Sanders (1971) : Un seul et unique morceau de plus de 37 minutes compose ce disque, sorte d’incantation free jazz touchant au sacré ! Et pour cette
odyssée spirituel et cosmique, il s’est entouré d’une pléiade de musiciens. Cecil McBee et Stanley Clarke (contrebasse), Lawrence Killian
(congas, kalimba), Billy Hart et Norman Connors (batterie), Joe Bonners (piano) mais aussi de plusieurs cuivres : Carlos
Garnett (sax ténor), Hannibal Marvin Peterson
(trumpette) et Pharoah Sanders qui joue du sax ténor, du kalimba et du balafon. Une des grandes œuvres de ce génie du
(free)jazz !!!
« Napoli's Walls » Louis Sclavis (2003) : Ce disque, c’est un véritable voyage onirique et musical, une épopée sonore
très avant-gardiste, poussant toujours plus loin les limites du jazz libre. Sclavis, un des plus grand jazzmen français, a entièrement composé et
produit ce disque sur lequel il joue de la clarinette, du saxophone soprano et baryton. Mais pour mené à bien ce projet inouï, il a
monté un quartet de génie : Vincent Courtois (violoncelle et électronique), Hasse Poulsen (guitare, mini trompette) et Médéric
Colignon (voix, percussions, machines). J’ai eu le bonheur de les voir l’interpréter en intégral à l’époque de sa sortie, dans un tout petit bled près de chez moi (d’où
Sclavis est originaire). Un moment inoubliable où tous les spectateur ont voyagé au cœur des sons les plus fous !!!!!
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