Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 23:44

On est juste tout début décembre mais les premiers tops commencent à fleurir. Le Magasine français MAGIC et les anglais UNCUT, Q MAGAZINE et PAST ont livré les 30 albums préférés de la rédaction. Petit tour de piste en attendant le mien (fin décembre/début janvier) et tous ceux de mes confrères blogueurs.

Certains artistes solo ou groupes, qui avaient créé le buzz à la sortie de leur disque, se retrouve souvent cités. La palme d’or revient ex-eaquo à Bon Iver et Feist qui sont les 2 seuls à faire le consensus, à se retrouver dans ces 4 classements. Mais ils sont suivit de près (avec 3 albums sur 4 tops) par Metronomy, Real Estate, St. Vincent, James Blake, Radiohead, Kurt VileEt (avec 2 albums sur 4 tops) : Baxter Dury, PJ Harvey, Tom Waits, Wilco, Girls, Fleet Foxes……Etonnamment, Anna Calvi et Bill Callahan ne sont nommé qu’une fois. Et certains de Mes Albums 2011 ne sont pas du tout cités. Bref, voici ces tops.

 

Top 15 MAGIC

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01 Girls Father, Son, Holy Ghost (Fantasy Trashcan/Turnstile/PIAS)

02 Destroyer « Kaputt » (Dead Oceans/Differ-Ant)

03 Baxter Dury « Happy Soup » (Regal/EMI)

04 Metronomy « The English Riviera » (Because/WEA)

05 John Maus We Must Become The Pitiless Censors Of Ourselves (Upset! The Rhythm/Differ-Ant)

06 François & The Atlas Mountains « E Volo Love » (Domino/PIAS)

07 Bon Iver « Bon Iver, Bon Iver » (4AD/Naïve)

08 Atlas Sound « Parallax » (4AD/Naïve)

09 Connan Mockasin « Forever Dolphin Love » (Phantasy Sound/Because)

10 Feist « Metals » (Polydor/Universal)

11 Maison Neuve « Joan »(Talitres/Differ-Ant)

12 Panda Bear « Tomboy » (Paw Tracks/La Baleine)

13 Real Estate « Days » (Domino/PIAS)

14 Jean-Louis Murat « Grand Lièvre » (Polydor/Universal) :

15 Skeletons « People » (Crammed/Wagram)

 

Top 50 albums UNCUT

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01 PJ Harvey – Let England Shake

02 Gillian Welch – The Harrow & The Harvest

03 Metronomy – The English Riviera

04 White Denim – D

05 Josh T. Pearson – Last Of The Country Gentlemen

06 The Horrors – Skying

07 Radiohead – The King Of Limbs

08 Wild Beasts – Smother

09 Bon Iver – Bon Iver

10 The War On Drugs – Slave Ambient

11 Laura Marling – A Creature I Don’t Know

12 Fleet Foxes – Helplessness Blues

13 Tom Waits – Bad As Me

14 Kurt Vile – Smoke Ring For My Halo

15 Wilco – The Whole Love

16 Jonathan Wilson – Gentle Spirit

17 Feist – Metals

18 Tinariwen – Tassili

19 Drive-By Truckers – Go-Go Boots

20 Ry Cooder – Pull Up Some Dust And Sit Down

21 James Blake – James Blake

22 Gang Gang Dance – Eye Contact

23 Thurston Moore – Demolished Thoughts

24 Real Estate – Days

25 Bill Callahan – Apocolypse

26 The Decemberists – The King Is Dead

27 Björk – Biophilia

28 King Creosote & Jon Hopkins – Diamond Mine

29 Paul Simon – So Beautiful Or So What

30 Tim Hecker – Ravendeath, 1972

31 Destroyer – Kaputt

32 Gil Scott Heron & Jamie XX – We’re New Here

33 Low – C’Mon

34 Fatoumata Diawara – Fatou

35 My Morning Jacket – Circuital

36 Jonny – Jonny

37 Little Dragon – Ritual Union

38 His Golden Messenger – From Country Hai East Cotton

39 Dawes – Nothing Is Wrong

40 Kate Bush – 50 Words For Snow

41 Raphael Saadiq – Stone Rollin’

42 Jenny Hval – Viscera

43 St. Vincent – Strange Mercy

44 tUnE-yArDs – w h o k i l l

45 Mikal Cronin – Mikal Cronin

46 Iceage – New Brigade

47 The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World

48 Cornershop Feat. Bubbley Kaur – Cornershop And The Double-O Groove Of

49 Arbouretum – The Gathering

50 Unknown Mortal Orchestra – Unknown Mortal Orchestra

 

Faute de place, suite au prochain post !!

Par Francky 01 - Publié dans : Best of 2011 - Voir les 1 commentaires
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:23

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Note : * * * * * *   *

« Blue Far » de Kira Perov Autoproduction (2011)

 

 

Avant de connaître sa musique, c’était son pseudo qui m’était familier, via ses commentaires sur de nombreux blogs. Joseph Ghosn en a aussi parlé, lui commandant un album inédit pour son blog, trouvable nulle part ailleurs. Pour le télécharger, suivre ce linkEt le résultat, le voici : « Blue Far », premier « vrai » album auto-produit de Kira Perov. Intrigué, j’ai téléchargé ce disque que j’ai écouté attentivement. Mais peut-on encore parler de disque quand il n’existe pas physiquement ??? Bref, la séduction fut immédiate.

« Blue Far », c’est :

 

_ Sept somptueux morceaux ou sept plages sonores à la douceur élégiaque.

_ Une musique atmosphérique et mélancolique naviguant dans des eaux contrastées, entre ambiant hypnotique, électronica bourdonnante, techno contemplative, pop avant-gardiste, krautrock, drone, dérives noisy, influence de musique ethnique et orientale.

_ Une alliance subtile et réussie entre les sonorités, les ambiances, les rythmiques ainsi que les mélodies.

Les rythmes alternent entre : absence, break-beat épars, cadences tribales et fragments de beats métronomiques telle une pulsation primale (rythme cardiaque) !

Les sons, extrêmement fouillés et recherchés, sont empilés progressivement, couche après couche, pour créer des ambiances planantes et méditatives. Mais ces atmosphères contemplatives à l’apparence tranquille peuvent être traversées de fulgurances noisy où les sons deviennent saturés. Alors, en pleine dérive bruitiste, sa musique résonne en un silence assourdissant.

Kira Perov construit sa musique passionnément, travaillant sa matière sonore artisanalement, tel un poète du bruit musical.

 

Malgré que ce soit un « premier » album, on sent qu’il possède déjà un univers bien à lui, extrêmement fouillé, référencé, nourri et balisé. Mais sa musique dégage aussi un fort pouvoir onirique, comme si son univers, pourtant très personnel, était stimulateur d’imaginaire. Au lieu d’enfermer l’auditeur, elle lui laisserait la porte grande ouverte avec quand même en fond un décor très précis.

 

Perso, j’ai laissé facilement vagabonder le mien, créant ainsi mes petites histoires sur chacun des différents morceaux. Sur « Cameo » par exemple, j’imagine sa mélodie pop répétitive (quelques accords de guitare) provenir d’un manège endiablé de chevaux de bois qui tournerait sans cesse au son de cet air entêtant et infini. Une mécanique cassée, usée et rouillée mais qui fonctionnerait encore, forcément bancale…..Et ainsi de suite pour chaque titre, modifiant un peu ou carrément mes historiettes à chacune des écoutes. 

 Cette œuvre, j’aime m’y plonger souvent le soir, au casque dans mon lit, compagne de mes nuits. Depuis sa découverte, elle m’accompagne en me prenant la main lors de mes voyages oniriques et dans mes divagations mentales nocturnes.

Pour toutes ces raisons, et tant d’autres beautés que je n’ai su exprimer, il faut que vous téléchargiez (si ce n’est déjà fait) « Blue Far » de Kira PerovEt c’est tellement excitant de suivre les premiers pas discographiques (je dis bien discographique) d’un artiste, surtout quand il est si prometteur. L’avenir de la « French Touch indie », notre créateur d’ambiant drone psychédélique à la Not Not Fun français ! 

Et si par le plus grand des hasards un responsable d’un label lis ce modeste papier, alors écoutez « Blue Far » encore plus attentivement. Kira Perov mérite largement d’être signé pour pouvoir créer un prochain album dont la production serait à la hauteur de ses compositions. A bon entendeur salut !!!!

 

 

 

 

Et autre titre, hors de l'album "Blue Far", le chamanique "Time Now" (dark psychédélisme, rythme métronomique krautrock, mélodie et vagues sonores envoutantes, répétitivité hypnotique)

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 18:08

 

Un morceau de la prometteuse chanteuse Lan Del Rey, "Video Games", remixé par LE magicien de l'ambiant dubstep à l'univers onirique et psychédélique, Balam Acab !!!

Balam Acab, producteur électro 2011 ??????

 

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 00:34

Spiritualized-1992_LazerGuidedMelodies.jpg

 

« Lazer Guided Melodies » de Spiritualized (1992) Dedicated

Ma note : * * * * * *  *

 

 

J’ai souvent exprimé mon amour, voir mon obsession, pour les Spacemen 3 sur ce blog (notamment ici 2010, les Spacemen 3 et moi... ). En réalité, ce sont les Spiritualized que j’ai découvert en premier (groupe de Jason Pierce) lesquels m’ont amené aux Spacemen 3. Ainsi, en explorant leur univers, c’était comme une quête des origines, aller au commencement de l’histoire….….Mais aujourd’hui, retour vers le futur car c’est de « Lazer Guided Melodies » dont je vais parler, le premier LP de Jason Pierce (alias J.Spacemen) après la fin houleuse des Spacemen. 

C’est donc un nouveau départ que prend Pierce en formant Spiritualized sans son ex-camarade Sonic Boom (Peter Kember). Dès ce premier album, les bases essentielles du son Spiritualized sont posées :

  • Un space rock / shoegaze psychotrope à base de dream pop sous valium coupée avec des restes héroïnés de blues et de gospel (une passion de Pierce).
  • Un néo psychédélisme alternant de longs passages de guitares et de claviers planants avec des fulgurances plus sauvages, plus rock (guitares plus tranchantes).
  • De somptueuses mélodies, sorte d’arabesques à la délicatesse extrême.
  • Et au milieu de cette « matière sonore » émergent des chœurs éthérés et la voix rauque, bluesy et droguée de Jason Pierce. 

Spiritualized est la création de Pierce, c’est son groupe, son bébé.

Mais il n’est pas seul à bord de ce vaisseau Space rock. Pierce (guitares, voix) a embarqué d’autres très bon musiciens : Mark Refoy (guitares, chœurs), Will Carruthers (basse), Jonny Mattock (batterie) et Kate Radley (claviers). Et pour cette première odyssée sonique, il a également convié des cuivres (trompette, flute et saxophone) et des cordes (violon et violoncelle). Ils apportent un souffle épique, une finesse et un raffinement supplémentaire à l’ensemble.

 

Deux futurs classiques de Spiritualized, souvent joués sur scène depuis, se trouvent sur ce premier disque : « I want you » et « Shine a light ». Mais les autres titres sont tout aussi pertinents et réussis.

Le planant et introductif « You know it's true », le plus énergique « If i were with her now » avec sa montée où résonnent les cuivres, « Run » avec sa basse au son fuzz et ses chœurs psychés. « Symphony space » porte bien son titre car c’est une véritable symphonie cosmique, tout comme le suivant « Take your time », mais lui terminant en chaos sonique…..................

 Chaque morceau est une enluminure sonore savamment ciselée, une ode psychédélique au voyage, au cosmos et à l’humain. Contraste des extrêmes sans aucune contradiction. L’immensément grand (cosmos, voyage spatial) côtoie l’infiniment petit (humain, voyage intérieur).

 

 

Pour la production, c’est Jason Pierce en personne qui s’en est occupé, tout comme l’écriture, les arrangements, les orchestrations, le chant et ses parties guitares. Quand je vous disais que ce groupe était « sa création » !! 

Certains me diront que ce disque n’est pas le meilleur de Spiritualized et ils auront peut être raison. « Ladies & Gentlemen, We are Floating In Space » (1997) est souvent considéré comme leur « Grand Œuvre », à juste titre.

Malgré tout, « Lazer Guided Melodies » est leur album qui me touche le plus, celui qui me fait le plus voyager dans cet univers cotonneux. J’y trouve une sorte de pureté. Est-ce dut au fait que c’était le premier album de Spiritualized ?….Peut être !

Il est des choses que l’on ne peut s’expliquer et expliquer, fort heureusement d’ailleurs. N’est-ce pas un peu cela, la magie poétique de la création artistique ????? 

 

 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Shoegaze / Post Rock - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 21:11

 

Mark McGuire Live, Non Jazz Festival, Paris, le 4 novembre 2009.

J'ai récemment parlé de Mark McGuire rapport à sa triple actu ( Mark McGuire, Matthew Mondanile & 2011 ).
Voici une vidéo de lui montrant bien son immense talent de guitariste/électronicien.
Mark McGuire ou comment la virtuosité instrumentale n'est pas chez lui "tape à l'oeil", chiante et froide (au contraire d'un Joe Satriani). Le plus dingue, c'est qu'avec le son qu'il a développé, on n'entend pas tout de suite cette virtuosité. Les sonorités sont tellement synthétiques qu'on ne capte pas forcément la guitare sur certains morceaux (pas tous, bien sur). Et avec son immense groupe Emeralds, les sonorités des divers claviers analogiques, des synthés et autres machines électroniques se confondent avec le son de sa 6 cordes.
Avec la musique d'Emeralds, tout ne semble faire qu'un seul élément, unité instrumentale et sonore pour transe sonique ! 
De plus, sa musique possède un tel caractère onirique et cosmique qu'elle en devient quasiment..................mystique !
Mark McGuire, chamane du XXIème siècle ????
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 11:22

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« Wander / Wonder » de Balam Acab Tri Angle (2011)

Note : * * * * * *   *

Depuis fin aout, j’écoute régulièrement sans aucune lassitude et toujours avec beaucoup d’émotions, souvent le soir au casque dans mon lit « Wander / Wonder ». Cet album devient alors un compagnon de nuit idéal. Son auteur ? Balam Acab ou Alec Koone de son vrai nom, jeune producteur américain de 20 ans n’ayant à son actif qu’un seul EP («  See Birds ») avant ce superbe disque.


La magnifique pochette de « Wander / Wonder » pourrait parfaitement résumer visuellement son contenu : Une percée lumineuse bleutée dans une immense obscurité, comme une lumière venant du fin fond de l’océan, imagerie onirique ! Ok, mais concrètement, ça donne quoi ?

 D’obédience électronique lo-fi, cette musique tend vers un dubstep sous tranxène, de l’ambiant mélancolique et poétique, de l’electronica aquatique, une dream pop atmosphérique et un psychédélisme hypnotique.

Dans cet album court (36 min), ses 8 morceaux ne semblent faire qu’un seul bloc dont il est difficile d’en extraire un titre plus que les autres. Balam Acab a réussi à créer une œuvre d’une cohérence totale. Mais plus qu’un simple album, c’est un véritable voyage sonore que l’on parcourt comme hypnotisé, fasciné par tant de beauté et de recherches soniques. On plonge dans cet univers comme les héros du film « Le grand bleu » dans l’océan. On s’imagine nageant en apnée dans les profondeurs, observant les innombrables beautés qui apparaissent au fur et à mesure que le disque avance.

J’ai souvent lu ça et là des comparaisons au producteur anglais Burial. Perso, je n’avais pas fait le rapprochement mais si je devais les comparer, ce serait alors un Burial plus lumineux, lo-fi et beaucoup moins déshumanisé, moins urbain aussi.

Dans l’univers de Balam Acab, on trouve pêle-mêle : des ambiances cotonneuses, des claviers analogiques, des fragments épars de rythmiques délicatement posées ainsi que des voix éthérées, des sonorités aquatiques et cristallines remplies de grésillements et de saturations…..

C’est un grand trip cosmique, un voyage sensoriel et onirique au ralenti. C’est le genre de disque qui permet de vous échapper de la grisaille quotidienne en vous emportant ailleurs : nager avec les dauphins, batifoler au fond de la mer avec les sirènes, ou……tout ce que votre imagination préférera !


Tout cela, et même beaucoup plus, concours à faire de ce disque LA grande œuvre atmosphérique de l’année.

L’ouverture « Welcome »

 

Titre n°6 “Oh, Why

 

 
Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 3 commentaires
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 15:58

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« The Courage Of Others » - Midlake Bella Union (2010)

Note : * * * * * *   *

Parmi la pléthore de disques sortis en 2010 à coté desquels je suis passé, que je découvre enfin et qui m’ont touché et séduit, voici « The Courage Of Others » des texans de Midlake.

 

En 2006, le groupe avait subit une mutation fondamentale. La chrysalide chétive de l’indie rock s’était alors transformée en un superbe papillon majestueux avec « The trials of van Occupanther ». Une si subite et rapide évolution génético-musicale, à ce point là d’excellence, avait déjà put être observé quelques fois par le passé sur des groupes comme Radiohead (« OK Computers » 1997), Mercury Rev (« Deserter’s Songs » 1998), Grandaddy « The Software Slump » 2000) ou Wilco (« Yankee Hotel Foxtrot » 2002) avec l’arrivée de l’artificier et maître en sciences soniques Jim O'Rourke.

Foudroyé par la grâce et le génie, Midlake sorti donc « The trials of van Occupanther » qui connu un énorme succès presse/public, les plaçant ainsi rapidement parmi l’élite de l’indie rock mondiale. Mais les attentes pour la suite sont toujours à la hauteur du plébiscite. Le passage au troisième album étant déjà un cap difficile à franchir pour tout artistes/groupe, Midlake se savait donc très attendu au tournant. La pression était à son comble. Comment le groupe allait-il réagir ???

Tout d’abord, en prenant son temps. Ils ont mis quatre ans avant de présenter leur nouvelle création au public au lieu de vite enchaîner pour pouvoir encore surfer sur la vague qui à fait leur succès.

Ensuite, se renouveler. Ils prirent le large et naviguèrent vers d’autres rivages, vers les terres ancestrales du folk. Ils revinrent de ce voyage avec un folk progressif voir médiévale et baroque qu’ils mélangèrent ensuite à leur indie rock, le tout en mode psychédélique slow. Exit donc leur fusion d’indie rock avec le soft rock d’inspiration 70’ qui avait fait leur succès. A l’époque de la sortie de ce disque, ils avaient confié avoir beaucoup écouté de folk anglais depuis 2006. Fairport Convention, The Incredible String Band, Pentagle ou Kaleidoscope / Fairfiel Parlour sont autant d’artistes qui les ont accompagné, devenant leur source d’inspiration. Et Midlake a réussi à extraire l’essence mystique présente dans chacun des disques de ces groupes pour créer « The Courage Of Others ».

Beaucoup de morceaux de ce disque commencent tout en douceur. Quelques subtils arpèges de guitares acoustiques, des flûtes ou autres cuivres, une mélodie soyeuse et le chant. Arrive ensuite la batterie qui hausse petit à petit le ton (ainsi que la voix), entraînant le rythme, suivis d’accords de guitares électriques plus tranchés. Et la musique part progressivement vers une puissance contrôlée, toujours maîtrisée.

Telle est la méthode créative de Midlake sur ce disque : Prise de temps, évolution stylistique et esthétique, relecture personnelle du British Folk 60’…Ainsi, ils ont franchis les obstacles et passés facilement le cap difficile du troisième album.

......Et la suite, quelle direction vont-ils prendre ???? Ca, seul l’avenir nous le dira !!!


Par Francky 01 - Publié dans : Folk-songwriting - Voir les 0 commentaires
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 16:21

Slowdive-1991 JustFor-aLifeSpacemen3-1991-Recurring1MyBloodyValentine-1991-OnlyShallow.jpegLaughing StockNevermind.jpg

 

La nostalgie est plus ou moins présente en chacun de nous. On a tous une période musicale chérie, suivant notre âge, notre parcours, notre évolution, etc. Même si l’on est artistiquement très éclectique, la musique qui a baigné notre jeunesse, et plus particulièrement notre adolescence, nous suit tout au long de notre vie. Ce papier est l’expression de ce souvenir, la manifestation nostalgique de cette période d’insouciance, de recherche (de soi, de sens) et d’errance. Mais ce n’est nullement un papier prônant une quelconque forme de passéisme, de « c’était mieux avant » !!! Juste un regard analytique dans le rétroviseur de la vie. Alors, retour vers cette fameuse année (celle de mes 16 ans), destination……..1991.

1991 : Une année riche en sorties prestigieuses, en albums majeurs devenus cultes aujourd’hui. Une année où « L’international Indie » (rock, pop & electro) offrait au monde entier certains de ses plus beaux joyaux. !!!

Cette année là, les Spacemen 3 agonisant, pourtant phénix rock flamboyant il y avait encore peu, accouchait dans la douleur de leur œuvre testamentaire « Reccuring », disque qui scellera leur divorce. Autre chant du cygne d’un géant du rock indé des 80’, mais américain : Trompe le Monde des Pixies. En Amérique toujours, un « futur grand groupe » de Seattle, en publiant son second opus, va connaître un succès planétaire : Nirvana et son Nevermind. Beaucoup les considèreront comme les sauveurs de rock. Mais leur leader torturé Kurt Cobain ne supportera pas cette explosion médiatique soudaine qui entraînera son suicide ainsi que leur inexorable fin 3 ans plus tard ! A l’inverse, nettement moins tourmenté, les nerds du Post-punk épileptique (« Crazy Rhythms » 1980) à l’allure d’éternelle adolescent, les The Feelies, ayant déjà évolué vers un songwriting plus apaisé (en y intégrant pop et folk), publiaient tranquillos leur quatrième opus, Time For A Witness, dans une indifférence quasi générale. Nevermind, Time For A Witness, deux poids, deux mesures (niveau accueil et traitement médiatique) ! Pendant ce temps, un groupe surgit de nulle part va sortir un premier album complètement barré et hors des canons indie rock alors en vigueurs. Son nom : Mercury Rev. « Yearself Is Steam » est un assemblage inouï de 9 longues pièces surréalistes et déstructurés, un néo psychédélisme savamment barré, montées chevaleresques et cavalcades épiques, dérives dream pop élégiaque. Un disque d’Americana malade, lysergique et dépressif, enregistré en milieux psychiatrique comme un geste indie rock ultime et déjanté avant leur grande mue artistique vers le succès (« Deserter’s Songs » 1998) en un rock progressif jusqu’à l’excès……et l’écœurement !

Le Loner Neil Young avec ses fidèle Crazy Horse, après sa tournée « Ragged Glory Tour » où il embarqua Sonic Youth pour ses premières parties, sorti un live d’anthologie en deux parties : « Arc-Weld ». « Weld », double LP regroupant certains de ses meilleurs titres et« Arc », disque totalement free composé d’un seul long titre de guitare noise remplie de larsen, distorsion et autres effets. Il montrera à ceux qui en doutaient qu’il est un véritable rocker, parrain du punk et du grunge, un artiste toujours au top. « Rust never sleep »….

De Londres, alors en plein « Summer Of Love », la bande à Bobby Gillespie (Primal Scream) s’acoquinait au producteur Andrew Weatherall pour un Screamadelicainspiré et mémorable, célébrant ainsi les noces du rock garage stoogien, du groove incandescent et de l’acid house/techno balbutiante. C’était la vague baggy ou Madchester (Stones Roses, Happy Mondays…). Mais de Bristol un autre son s’apprêtait à envahir la sono mondiale, le trip hop. La première salve fut envoyée par Massive Attack avec leur légendaire Blue Lines. Le label Warp naissant, quand à lui, allait explorer de nouveaux univers avec des productions électroniques avant-gardistes, notamment Frequencies, manifeste techno du groupe LFO. Son onde de choc sera immense.

Une autre vague déferla en terre anglaise, emportant avec elle un mouvement novateur, inspiré et « drogué » : le Shoegaze. Et en 1991, elle fut particulièrement puissante en faisant s’échouer sur les côtes britannique deux de ses plus beaux disques, telle deux bouteilles jetées à la mer mais qui trouvèrent fort heureusement auditeurs : l’expérimental et sonique Loveless de My Bloody Valentine et le très éthéré Just For A Day des nouveaux venus Slowdive. Deux œuvres, deux visions différentes du mouvement Shoegaze. Perso, j’adhère plus à l’option Slowdive et je trouve que Just For A Day est un des plus grands chefs d’œuvres du genre. L’indie pop anglaise ne fut aux abonnés absents cette année-là. The Field Mice, ce groupe du mythique label Sarah Records donnera de ses nouvelles avec « For Keeps ». Mais hélas, c’était pour la dernière fois. La fin d’une époque ???

Pendant ce temps, deux albums allaient posés les bases d’un rock nouveau : Spiderland des américains de Slint et surtout Laughing Stock des anglais de Talk Talk.

Laughing Stock, c’est une œuvre d’une grâce absolue. En plongeant sa plume dans un grand bain de jazz et de slowrock, Mark Hollis rénove en profondeur son songwriting et pose les bases du mouvement Post-rock. A l’image de sa pochette, l’arbre majestueux Laughing Stock sera une source d’inspiration pour de nombreux groupes : Bark Psychosis, Red House Painters, Codéine, Low, Labradford, A Silver Mt. Zion, Sigur Ros……..

 

Par Francky 01 - Publié dans : best 90' - Voir les 2 commentaires
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 17:23
Deux artistes virtuoses et novateurs, véritables expérimentateurs soniques et tous deux guitaristes de surcroit, ont eu une grosse actu en 2011. Je veux parler de Mark McGuire et Matthew Mondanile.
 
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De Mark McGuire, c’est par trois fois que l’on a eu des nouvelles tout au long de cette année. La première en mai avec “A Young Person's Guide to Mark McGuire” aux Editions Mego. C’est une compilation (2 CD) gargantuesque regroupant des morceaux déjà sortis mais uniquement en K7 ou CD-R, quasi introuvables aujourd’hui, et ce sur la période de 2007 à 2010.  
Note : * * * * * *   *
 
Ensuite, il s’acoquina au duo indie poptronica Trouble Books pour l’élégiaque “Trouble Books & Mark McGuire” sorti en juillet chez Bark And Hiss, Wagon. L’alliance du jeu de guitare très personnel de McGuire avec les boucles hypnotiques de Keith Freund ainsi que la douce voix féminine de Linda Lejsovka est un pur délice. Ensemble, ils accouchent d’un véritable bijou, d’une dream pop hypnagogique remplie de drones cosmiques.
Note : * * * * * *   *
Et en septembre, se fut au tour de son magnifique album solo “Get Lost” de nous parvenir, toujours de chez les Editions Mego. Sur six titres d’une durée inhabituellement courte (à l’exception du dernier morceau de presque 20 min), McGuire tisse avec sa guitare électrique ou acoustique six petit canevas sonores à l’extrême raffinement, nimbés dans des ambiances telluriques, contemplatives et cinématographiques. On y entend des bruits de nature, les grands espaces, des vagues synthétiques issues de ses claviers analogiques et quelques fragments de voix éparses. “Get Lost” pourrait être la B.O d’un western poétique et mental. Mark McGuire a créé une sorte d’ambiant-folk onirique, une slow-pop psychédélique traversé de drones hypnotiques. En tout cas, une chose est sure : “Get Lost” est un compagnon de nuit idéal, un disque que l’on traverse comme un rêve éveillé.  
Note : * * * * * *   *
 
Extrait audio : The Invisible World” (“A Young Person's Guide to Mark McGuire  CD2) + « Alma » (« Get Lost  ») + vidéo : The Golden Waste” (“Trouble Books & Mark McGuire”)
  
 
 
 
45
 


Matthew Mondanilea également eu une année productive. En janvier, sous le pseudo Ducktails, sa face la plus expérimental, il a publié l’album « III Arcade Dynamics » (dont j’avais déjà parlé rapidos ici «Sweet Jane» - «In The Swing», télescopage temporel sonore.. ). Seul avec sa guitare électrique, des effets et une boite à rythme rudimentaire,  il navigue dans des eaux calmes, entre ambiant instrumentale, pop de chambre, hypnagogic et pop psychédélique. Aux vues du résultat, Mondanile a sûrement créer cette œuvre tranquillos à la fraiche, bien à l’ombre d’un soleil écrasant, tant elle dégage chaleur estivale, calme et sérénité.  

Note : * * * * * *   *

Sa deuxième production, l’album « Days », vient d’être édité chez Domino. C’est le second LP de son groupe Real Estate, ce trio du New Jersey jouant une power pop dans la lignée de ses illustres ainés, les The Feelies, Field Mice ou The Pastels. Mais on pense aussi à des groupes plus récemment tels Best Coast et Surfer Blood. Des mélodies simples mais gorgées de soleil, des guitares ligne claire, des chœurs « oh oh ooh oh oh », des arrangements minimalistes mais ultra efficaces pour une indie pop/twee pop teintée de surf rock bucolique et élégiaque. LE disque idéal afin de rentrer dans la grisaille automnale !!!

Note : * * * * * *   *
 
« Killin' The Vibe » (« III Arcade Dynamics ») + “It's Real” (« Days »)
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 17:55

Arbres

00-1994-Codeine-TheWhiteBirch1.jpeg00-1998-KirlianCamera-TheIceCurtain.jpg

Codeine "The White Birch" (1994) / Kirlian Camera "The Ice Curtain" (1996)

 

Un baiser 

    01-1-1990-MyBloodyValentine-GliderEP201-1-2008-BlocParty-intimacy.jpg01-1-2011-SoftMetals-PsychicDriving

My Bloody Valentine "Glider EP" (1990) / Block Party "Intimacy" (2008) / Soft Metals "Psychic Driving" (2011) Merci Blake pour "Intimacy" (que j'avais zappé)

 

  Puzzle

02-1967-TheSeeds-Future.jpg02-1996-CatPower-Undercover-3titres-.jpeg

The Seeds "Future" (1967) / Cat Power "Undercover" (1996)

 

Allignement 

 04-2005-WolfParade-ApologiesToTheQueenMary03-2005-Deerhoof-TheRunnersFour04-2006-Herbert-Scale04-2011-BillOrcutt-HowTheThingSing      

 1 Wolf Parade "Apologies To The Queen Mary" (2005) / 2 Deerhoof "The Runners Four" (2005) 3 Herbert "Scale" (2006) / 4 Bill Orcutt "How The Thing Sing" (2011) Big Merci à Julie, fidèle lectrice, pour la pochette de Deerhoof

 

    Bestiaire

        04-1970-SydBarrett-Barrett04-2001-CarnivalInCoal-FearNot.jpg04-2010-EdwynCollins-LosingSleep

    1 Syd Barrett "Barrett" (1970) / 2 Carnival In Coal "Fear Not" (2001) / 3 Edwyn Collins "Losing Sleep" (2010)

 

Plan satellite

05-1997-Spiritualized-LiveRoyalAlbertHall.jpg05-2010-Nebulo-Artefact.jpg 

Spiritualized "Live Royal Albert Hall" (1997) / Nebulo "Artefact "(2010)

 

Plans et cartes

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Martha & The Muffins "Metro Music" (1979) / Maps And Diagrams "Get Lost" (2011) / Piers Faccini "My Wilderness" (2011)

 

Parodie I

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Amon Düül II "Yeti" (1970) / Acid Mothers Temple "The Day Before The Sky Fell-In"

Parodie II

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Ornette Coleman "Omette" (1961) / Clinic "Internal Wrangler" (2000) 

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 3 commentaires
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 20:07

Neu!-1973-Neu!2

 

« Neu! 2 » de Neu! (1973) Brain records

Note : * * * * * *   *

 

1971 : Klaus Dinger et Michael Rother viennent de quitter Kraftwerft, insatisfait de la nouvelle orientation très électronique que prend le groupe. Ils fondent Neu! avec le désir d’explorer de nouvelles voies et pour fondement esthétique l’avant-garde et l’expérimentation, autant rythmique que sonore.

 

« Il y a eu trois grooves majeurs au cours des années 70’ : le Funk de James Brown, l’Afrobeat de Fela Kuti mais aussi le « Neu-beat » du groupe allemand Neu! ».

Ceci n’est pas une affirmation personnelle mais une citation du génie et visionnaire Brian Eno. Et c’est vrai qu’en matière de groove, Neu! explora une direction différente de celle emprunté par l’axe afro-américain Fela Kuti / James Brown, mais tout en étant aussi efficace.

Neu! c’est donc le duo Klaus Dinger (batterie, voix, guitare et claviers) et Michael Rother (guitare, voix et claviers). Mais le groupe possède un troisième membre, un homme de l’ombre très important, le producteur et ingénieur du son Conny Plank. Il produira tous leurs disques et contribuera aussi à façonner leur son, le fameux « Neu-beat » (et pas New-beat) dont Eno parlait.

 Pour mieux appréhender cette œuvre et tenter de la comprendre, il est essentiel d’en connaitre la genèse.

1973 : En entrant en studio avec le fidèle Conny Plank pour donner une suite au premier album (« Neu! » 1972), le duo n’imagine pas qu’il va s’embarquer pour ce qui va devenir une odyssée créative tumultueuse, aboutissant sur cette œuvre O.V.N.I et avant-gardiste, aujourd’hui culte en matière de bizarrerie sonique.

Pendant les sessions studio, leur label Brain fait faillite et ils n’ont alors en leur possession que 20 minutes de nouveauté (la face A).

Lâchés et sans argent, au lieu de getter l’éponge, Neu! a la géniale idée de retravailler la matière sonore qu’ils ont déjà enregistré pour (re)créer de nouveaux morceaux et ainsi finir l’album, c’est à dire la face B. Ils vont déployer des trésors d’inventivité, notamment inspirés par les techniques de la musique concrète : montage, découpage et remontage des bandes existantes, « proto-sampling », accélération, ralenti, changement de tempo et divers autres effets sont utilisés. Optimisant au maximum les possibilités du studio, ils vont recréer à partir des morceaux existant et ainsi réaliser des sortes de remix, peut être les premiers de l’Histoire. Coup de génie ou escroquerie artistique ?? Le débat reste ouvert !

La pochette de ce disque est à l’image des mésaventures de son enregistrement. Sorte d’esthétique du recyclage, elle reprend simplement celle du premier album (même fond blanc, même lettrage pour le nom du groupe) en y apposant simplement en plus un gros chiffre 2 rose dessus. Voici comment le visuel et la musique donc la forme et le fond sont en total adéquation.

Dès l’introductif « Fur Immer ( Forever ) », folle cavalcade chevaleresque de + de 11 min, le ton est donné : Dinger frappe sec ses fûts et martèle des beats métronomiques supporté par les accords entêtant de Rother. Le morceau, par sa rythmique infernale, ultra répétitive et robotique ainsi que son travail sur le son, peut être considéré comme le premier titre de techno minimaliste, sorte de proto-techno avec 20 ans d’avance. Et le reste oscille entre titres à prédominance rythmiques et dérives sonores ambiant et expérimentale.

Autant dire que « Neu! 2 » fut un bide commercial à sa sortie et incompris du public. Mais ce disque inspirera des générations entières de musiciens et sera La Matrice pour de nombreux futurs styles à venir. Punk, Post-punk, Space rock 80’ (ex : Spacemen 3) mais surtout les musiques électroniques types techno et même le néo-psychédélisme actuel (l’exemple récent le plus marquant est « In vogue spirit » de Wet Hair sorti cette année), tous viendront s’abreuver à cette source d’inspirations intarissable. Tous doivent quelque chose à « Neu! 2 » comme au suivant « Neu! 75 ». 

Je viens de vous parler de « Neu! 2 » plus particulièrement mais entre celui-ci et le suivant, j’aurais du mal choisir. « Neu! 75 » est certainement un des premiers disques punk et on peut aussi y entendre les échos rugissants du Post-punk à venir.

Neu! est un groupe fondamental et essentiel dans l’Histoire de la musique. Malgré qu'il soit étrangement méconnu, sa descendance est immense..........et intemporelle. « Neu! 2 » est devenu une référence expérimentale sonore absolue. Et depuis un certain jour de mars 2008 avec la tragique disparition de Klaus Dinger, il est devenus comme un testament musical légué à des générations entières de musiciens explorateurs.

Titre n°1 "Fur Immer ( Forever )"

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 17:03

BonniePrinceBilly-2011-WolfroyGoesToTown.jpeg

Bonnie Prince Billy vient de sortir son nouvel album, "Wolfroy Goes To Town". Il en profite pour faire une tournée en France qui s'arrêtera ce mardi 18 octobre, à L'Epicerie Moderne de Feyzin, à coté de Lyon. Ami(e)s lyonnais, n'oubliez-pas. Etant accro aux listes en tout genre, c'est l'occasion rêvée pour élaborer une petite playlist de mes albums préférés du troubadour barbu, sous ces diverses identités.

* * * * * *   *

1-PalaceMusic-1995-VivaLastBlues.jpg

Palace Music – « Viva Last Blues » (1995) : Changement de pseudo pour cet excellent album enregistré par le mythique producteur Steve Albini. Malgré sa courte durée (31 min), c'est un chef d’œuvre. Will Oldham électrise son folk qu'il teinte de touches éparses de blues. "Viva Last Blues" est son "On The Beach" perso !!! 

* * * * * *   *

 

 

 

2-BonniePrinceBilly-1999-I-See-a-Darkness.jpg

Bonnie ‘Prince’ Billy – « I See a Darkness » (1999) : Premier album sous le nom Bonnie ‘Prince’ Billy, « I See a Darkness » conclu le millénaire agonisant en créant sa bande sonore apocalyptique. Un folk dark, gothique et très inspiré. Le sommet de sa carrière ???

* * * * * *   *

 

      3-BonniePrinceBilly-2001-EaseDownTheRoad.jpg

Bonnie ‘Prince’ Billy – « Ease Down the Road » (2001) : Pour entrer dans le siècle nouveau, il compose cet album 100 % Americana cool, sorte de slow country-folk légèrementbluesy et rempli de ballades somptueuses. Le disque de l’apaisement ???

* * * * * *   *  

 

4-PalaceBrothers-1993-ThereIsNo-One-WhatWillTakeCareOfYou.jpg

Palace Brothers - « There Is No-One What Will Take Care of You » (1993) : C’est avec ce disque au titre à rallonge (grosso-modo : “il n’y a personne qui s’occupera de vous”) que le public indé français à vraiment découvert Will Oldham.

Avec ce disque de Palace Brothers, il a révolutionné la country, cette musique de « ploucs » blanc, en la passant à la machine à (dé)laver indie rock en programme lo-fi (à la même période, un autre blanc bec fera pareil affaire, le dénommé Beck). Résultat : un petit chef d’œuvre qui donnera naissance au mouvement Lo-fi !!

* * * * * *   * 

 

Bonus :

BonniePrinceBilly-2006-TheLettingGo-copie-1.jpg 

Bonnie 'Prince' Billy - "The Letting Go" (2006) : Après réflexion, je rajoute cet album qui est aussi très bon et différent, peut être du fait qu'il l'a enregistré avec le producteur Valger Sigurdsson, en terre Islandaise. Ma critique ici : J'écoute ce disque de Bonnie Prince Billy .

* * * * * *   *

Par Francky 01 - Publié dans : diverses playlists !! - Voir les 1 commentaires
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 18:12

CANT-2011-DreamsComeTrue.jpg

« Dreams Come True » de Cant [Warp] (2011)

Note : * * * * * *   *

 

Chris Taylor s’est évadé de Grizzly Bear !!!!!!

 

 

Non ce n’est pas le titre d’un fait divers relatant l’évasion spectaculaire d’un prisonnier mais tout simplement l’introduction de cette chronique, un brin humoristique je vous l’accorde. Evadé, le terme est un peu fort et exagéré mais Chris Taylor a bien quitté sa maison (jaune) natale le temps d’un nouveau projet musical nommé Cant.

En plus d’être musicien au sein de Grizzly Bear (basse, clarinette et électronique), Taylor est aussi le producteur virtuose des superbes « Yellow House » (2006) et « Veckatimest » (2009). Mais ce talent de « metteur en son », il l’exerce aussi pour d’autres artistes comme Dirty Projectors (« Bitte Orca » 2009) ou Twin Shadow (« Forget » 2010). C’est d’ailleurs ainsi qu’il l’a connu avant de devenir son nouveau coéquipier de jeu artistique.

Cant est un donc un duo composé de Chris Taylor et Twin Shadow, deux artistes évoluant dans des univers différents mais nullement contradictoires (pop-folk psychédélique pour C.Taylor/Grizzly Bear et électro-pop/chilwave pour Twin Shadow). Des sources d’inspirations différentes, se nourrissants entre elles et se complétant afin d’enfanter d’un organisme musical hybride et original à la virtuosité stupéfiante.

Malgré que ce soit le projet de Chris Taylor, il n’est jamais question de folk avec Cant, comme on aurait pu aisément le penser. L’electro pop psychédélique serait plutôt la base de leur son, leur empreinte stylistique. Mais cette pop futuriste part allégrement ailleurs se faire la belle, vers d’autres contrées, d’autres genres.

Les morceaux altèrnent jazz funk (« The Edge »), chillwave (“Bang”), ballade piano (« Broken Collar ») ou encore dream pop progressive avec montées hypnotiques (« She Found A Way Out »). Il commence très, très doucement avec voix susurrée et guitare étouffée pour progressivement monté en puissance jusqu’au final explosif, à l’image du feu d’artifice de le pochette. Suit « Answer », du même acabit. Après ce titre, le groupe se frotte au rock électronique de Radiohead. Deux morceaux revisitent même leurs « Kid A » mais en mode plus psychédélique et éthéré : « Dreams Come True », saturé de sons stridents et de basses baveuses, sorte de tourbillon sonique puis « Rises Silent ». Ces deux compositions n’auraient pas juré sur le chef d’œuvre des anglais. Arrive le final « Bericht », avec juste son piano et sa voix languissante, autre superbe clin d’œil au quintet d’Oxford.

 

Avec « Dreams Come True », Chris Taylor réalise ainsi avec Twin Shadow, son premier album sans Grizzly Bear. Un album solo mais en duo donc. En y apportant chacun son univers pour n’en retenir que l’essentiel, Taylor et Twin Shadow ont produit un très grand disque d’electro-Pop psychédélique aux ambiances éthérées. « Dreams Come True » devrait séduire autant les amateurs de musique électroniques que d’indie rock, de dance floor que de canapé. Et on devrait sûrement le voir réapparaître en fin d’année, lors des traditionnels bilans.

 

Leur premier clip, le single « Dreams Come True », a été réalisé par........…David Lynch


 

Par Francky 01 - Publié dans : indies rock & Pop - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 16:14

Piers Faccini est apparu en 2004 avec le très blues-folk teinté de pop « Leave No Trace », voir ici (Piers Faccini où l'âme blanche du blues (Leave no trace) ). Il vient tout juste de sortir son quatrième album, « My Wilderness », deux ans après le sublime « Two Grains Of Sand » (n°6 de mon top disques 2009). En voici son clip à l’esthétique lo-fi, bricolé et….mondialiste.

 

 

PiersFaccini-2011-MyWilderness.jpg

Pour de plus amples détails, lire la très belle chronique de l'ami Blake ici : link 

Par Francky 01 - Publié dans : Folk-songwriting - Voir les 1 commentaires
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 00:42

NewOrder-1983-BlueMonday.jpg

 

 

 

 

Tout début des années 80’ : Les membres de Joy Division ont déjà survécu (tant bien que mal) au suicide de leur chanteur Ian Curtis, se sont rebaptisé New Order et ont même sorti « Movement » (1981), sorte de deuxième « premier album ». Mais c’est en 1983 que les quatre musiciens de Manchester vont réaliser leur plus gros coup. La même année de la sortie de leur second LP « Power, Corruption & Lies », ils vont créer le titre technologique et futuriste « Blue Monday » (maxi 45T le + vendu de tous les temps). Ce morceau fait de sonorités synthétiques (divers claviers), d’une mélodie ultra efficace et très happy, de quelques riffs de guitares, de breaks, de basse hypnotiques et de beats répétitifs (boites à rythmes) peut être considéré comme le premier titre de Techno moderne, la Matrice originelle. D’ailleurs, réécoutez-le pour vous rendre compte que, malgré la production de 1983, il n’a pas pris une ride. 

 Suite à ce succès, ils partent à New York enregistré le Maxi « Confusion », avec le très en vue producteur Arthur Baker. Nouvelle bombe qui allait exploser les « dance floor » des clubs new-yorkais (et faire vraiment connaitre New Order en Amérique) !!

C’est donc un groupe de rock qui posera les bases sonores du (futur) mouvement techno en créant un pont entre indie rock et dance music (le fameux style Madchester). Belle et magistrale leçon donnée à tous les puristes et autres défenseurs de chapelles et du cloisonnement des genres !!!

Avec Joy Division, ils avaient déjà été des acteurs fondamentaux de l’histoire du rock moderne (Post-punk / Cold Wave).

Mais avec New Order, ils vont en plus rentrer dans l’histoire de la musique électronique. Ils feront même partis des précurseurs de l’acid-house / techno et en seront les diffuseurs principaux sur le continent européen via leur label Factory Records et le club l’Hacienda. Ils influenceront également quantité d’artistes producteurs électroniciens (aujourd’hui encore) et de groupes indé qui comme eux, couperont leur rock avec l’electro balbutiante (The Stones Roses ou les Happy Mondays). 

Et en 2011, New Order est toujours là……….

New Order, c’est : Barney Summer (guitare, claviers, voix), Peter Hook (basse, claviers), Stephen Morris (batterie, boites à rythmes, claviers), et Gillian Guilbert (claviers, guitares).

 

Discographie : 1 « Movement » (1981), 2 « Power, Corruption & Lies » (1983) « Blue Monday » 45T (1983), 3 « Confusion » 45T  (1983), 4 « Low-Life » (1985), 5 « Brotherhood » (1986), 6 « Technique » (1989) 7 « Republic » (1993), 8 « Get Ready » (2001), « Waiting For The Siren’s Call » (2005).

 

NewOrder-1981-MovementNewOrder-1983-Power-Corruption-Lies.jpegNewOrder-1983-ConfusionMAXI.jpgNewOrder-1985-Low-life.jpeg

NewOrder-1986-BrotherhoodNewOrder-1989-Technique.jpgNewOrder-1993-RepublicNewOrder-2001-GetReady 

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 1 commentaires
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