Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 21:55

SofiaCoppola-2011-Somewhere

« Somewhere » de Sophia Coppola (2011) U.S.A

Note : * * * * * *  * 

Johnny Marco (Stephen Dorf), acteur à succès, passe son temps entre tournages, interviews, faire la fête, baiser ou errer dans les couloirs de l’Hôtel Château Marmont qui lui sert de maison, etc..Bref, son existence est d’une totale vacuité. C’est alors que déboule sa fille Cléo (Elle Fanning) pour passer 15 jours ensemble. Ils vont se r(e)découvrir, apprendre à se connaitre et à s’aimer et elle va ainsi redonner un sens à sa vie.

 

Depuis ses débuts avec l’éblouissant « Virgin Suicides » (1999), Sophia Coppola filme inlassablement la même chose, comme une thématique récurrente (voire obsessionnelle) : Des êtres qui se cherchent, des gens paumés dont les existences semblent vide de sens. Sophia Coppola, cinéaste du mal de vivre, de l’ennui et du vide existentiel ??? En tout cas, ça en a tout l’air.

 

« Somewhere », bien qu’ayant une trame scénaristique, ne possède ni début, ni fin véritable. L’histoire aurait très bien pu commencer avant et se finir après. Et le comble, c’est qu’au milieu, il ne s’y passe presque rien. Presque rien ????? En apparence seulement, car comme chez Wong Kar Wai ou Gus Van Sant, le plus fort, le plus beau n’est pas dis, n’est pas réellement montré mais suggéré. C’est un cinéma du non-dit, une sorte de poésie visuelle suggestive. Le spectateur se retrouve ainsi actif (intellectuellement parlant) au lieu de la passivité habituelle auquel il est confronté avec les ¾ des productions sortant chaque année.

Sophia Coppola n’hésite pas à jouer sur la durée des plans, le hors-champ et la lenteur. Ses films sont contemplatifs, remplis de scènes éthérées où des personnages lunaires divaguent sur des musiques planantes. « Somewhere » s’inscrit donc totalement dans son œuvre, sans rupture ni changement. D’où la sensation pour certains de voir toujours le même film et d’éprouver un certain ennui.

La musique est fondamentale dans le petit univers de Miss Coppola. Ses B.O sont de véritables playlists « indie » idéales, nourries de son éclectisme musical très pointu. Ainsi se côtoient en toute sérénité l’electronica / drum’n’bass de Squarepusher, Air, Death In Vegas et Aphex Twins, le post-punk / shoegaze de Kevin Shields, My Bloody Valentine, The Jesus and Mary Chain, Gang Of Four, Radio Dept. et New Order, la cold wave de Siouxsie and the Bansheeset The Cure, la pop et le folk de Sébastien Tellier, The Strokes, et bien sur de Phoenix (dont le chanteur est son boyfriend).

 

Au final, un film sympa, poétique mais qui aurait pu gagner en épaisseur. Certains le trouveront peut être ennuyeux. Heureusement, sa courte durée (1h40min) n’amplifie pas cette sensation.

Mais avec une mise en scène virtuose, un travail pertinent sur les plans, un bon jeu d’acteur (basé sur l’épure, le minimalisme) et surtout une superbe utilisation de la musique, magnifiant ainsi certaines scènes, « Somewhere » reste très correct. Evidemment, il n’arrive pas au niveau de son chef d’œuvre « Lost In Translation ». Mais on ne peut pas toujours exceller. En tout cas, je dis vivement le prochain !!!

 

Alors, Sophia Coppola, cinéaste indie pop ?????? A vous de juger !

Par Francky 01 - Publié dans : Cinéma/DVD - Voir les 1 commentaires
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 00:40

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1 Archie Shepp "The Way Ahead" (1968) / 2 Windy & Carl "Consciousness" (2001) / 3 Of Montreal "Hissing Fauna, Are You the Destroyer?" (2007)

 

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1 Raymilland "Recording 1979-1981" / 2 Moon Duo "Mazes" (2011)

 

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1 December Sound "Silver" (2009) / 2 Gonjasufi "A Sufi And a Killer" (2010) / 3 Spectrum & Cheval Sombre "Mary + Red Moon" MAXI (2011) / 4 Wet Hair "In Vogue Spirit" (2011)

 

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1 Steven R.Smith "Cities" (2009) / 2 Bitchin Bajas "Tones & Zones" (2010) / 3 Henry Spenncer "To The Timeless Valley" (2011)

 

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1 The Germs "GI" (1977) / 2 John Tejada "Parabolas" (2011)

 

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1 Le Loup "Family" (2009) / 2 Petrels "Silt" (2011)

 

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 23:33

Radiohead-2011-Remix-LittleByLittle(Caribou) LotusFlower(JRadiohead-2011-Remix-MorningMrMagpie(NathanFake) Bloom(Har

 

 

Deux maxis de remix du dernier album de Radiohead « The King Of Limbs » viennent de sortir. Deux disques, 5 créateurs pour 4 titres du quintet d’Oxford.

 

 

Le premier comporte deux titres : « Little By Little » par Caribou et « Lotus Flower » par Jaques Green.

 

  • 1 « Little By Little » démarre par un beat technoïde répétitif qui part très vite en une rythmique break-beat hypnotique. Divers sons vont et viennent au gré du morceau, puis arrive la voix élégiaque et cosmique de Thom Yorkes. Cette ossature musicale est sertie d’une magnifique mélodie de harpe que l’on imagine aisément magique. Le morceau part progressivement vers un final explosif où les sons montent, se vrillent en devenant plus acides (lysergiques ?) avec une rythmique renforcée.

 

  • 2. « Lotus Flower » débute downtempo pour partir progressivement en une frénétique techno/house punchy, dansante et vitaminée mais sans jamais que le rythme ne s’affole et ne s’accélère de trop.

 

Le second est constitué de 3 morceaux : “Morning Mr Magpie” par Nathan Fake et 2 remix de “Bloom”, l’un d’Harmonic 313 et l’autre de Mark Pritchard.

 

  • 1 Morning Mr Magpie”. Break-beat au tempo cool renforcé par un beat martelé. Surgit la voix de Thom, puis des claviers d’où émanent mélodies et divers sons qui s’enlacent ensembles, formant ainsi une Electronica « dance floor ».

 

  • 2 « Bloom » Acte I : Harmonic 313 nous en offre une relecture ambiant, psychédélique et aquatique avec tous ces sons d’eau. Une version tellurique de « Bloom », la force des éléments , de la nature marié à la technologie, une techno bio en quelle que sorte.

 

  • 3 « Bloom » Acte II : Mark Pritchard en propose son remix dark-techno, Indus même par certains sons et ambiances beaucoup plus pesantes et plus sombres. L’urgence se dégage de ce morceau qui pourrait être comme la face obscure et mélancolique de la versiond’Harmonic 313. « Bloom », 2 remix opposés, 2 faces.

Face A : Joie, bonheur bucolique et couleurs. Face B : Tristesse, malheur urbain et grisaille.

 

 

Au final, deux superbes disques de remix qui me permettent d’écouter différemment « The King Of Limbs », de le réévaluer même. Car il faut bien le reconnaître, cette dernière œuvre de Radiohead m’avait déçu. D’ailleurs, je ne l’ai que très peu écouté depuis sa sortie (un signe qui ne trompe pas). Pour la première fois depuis « OK Computer » (1997), j’ai eu la sensation que leur formidable inventivité, leur génie créatif et surtout leur inspiration était moins présente…………..Ah moins que ce ne soit moi qui ne l’ai pas compris.

 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 17:57

2-1975-Gong-Shamal2-2010-B.Eno-SmallCraftOn-A-MilkSea2-2010-Hautain-GlassDesert

1 Gong "Shamal" (1975) / 2 Brian Eno "Small Craft On A Milk Sea" (2010) / 3 Hautain "Glass Desert" (2011)

        5-2004-TvOnTheRadio-DesperateYouth, BloodthirstyBabes5-2005-Supergrass-RoadToRouen2-2009-YellowOstrich-Carousels.jpg 

1 Tv On The Radio "Desperate Youth, Blood Thirsty Babes" (2004) / 2 Supergrass "Road To Rouen" (2005) / 3 Yellow Ostrich "Carousels" (2009)

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1 Earth "Pentastar : In The Style Of Demon" (1996) / 2 Jude "No One Is Really Beautiful" (1999) /  3 Felt 3 (Slug + Mug + Aesop Rock) "Tribute To Rosie Perez" (2010) / 4 Twellschristensen "Coasts" (2010)

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1 James Blackshaw "Sunshrine" (2005) / 2 Get Well Soon "Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" (2008)

5-2001-VincentGallo_When.jpg2008-Fennesz-BlackSea.jpg2009-Aufgang-Aufgang

1 Vincent Gallo "When" (2001) / 2 Fennesz "Black Sea" (2008) / 3 Aufgang "Aufgang" (2009)

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1 Tom Petty And The Heartbreakers "Southern Accents" (1985) / 2 The Feelies "The Good Earth" (1986)

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1 Low "Trust" (2002) / 2 Spoon "Kill The Moonlight" (2002) / 3 Spiritualized "Amazing Grace" (2003, une des pochettes de l'album)

 

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1 Dead Can Dance (1993) / 2  Scott Walker "Tilt" (1995) / 3 Jeff Beck "You Had It Coming" (2001)

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 2 commentaires
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 22:44
"Breaking To Heaven" de The Stones Roses
 
Je réécoute souvent ce titre extrait de "Second Coming", le second album des Stones Roses. Sur ce morceau, qui est l'intro du disque, se côtoient : bruits de nature (oiseaux, eau qui coule, etc..), guitares funky, solos endiablés, basse groovy , rythme de batterie chaloupé et voix élégiaque. Dans ces 11min20s (la durée réelle du titre), tout l'art des Stones Roses y est condensé. 
Et John Squire est un putain de bon guitariste ! Pour preuve, écoutez le bien jouer sur "Breaking To Heaven", et les autres morceaux.
    
"Breaking To Heaven" : Peut être bien une de leur meilleure chanson......Peut être bien une des plus grandes pop song !!!
Par Francky 01 - Publié dans : indies rock & Pop - Voir les 0 commentaires
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 18:23

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1 TV On The Radio "Young Liars Ep" (2003) / 2 Emeralds "Does It Look Like I'm Here" (2010)

 

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1 Fliying Saucer Attack "Further" (1995) / 2 Hazard + Fennesz + Biosphere "Light" (2001) / 3 Chris Watson + BJ.Nilsen "Storm" (2007) / 4 AER "Project" (2008) / 5 Fennesz "Seven Stars" (2011) / 6 Mombi "The Wounded Beat" (2011)

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1 Wilco "Live Kicking Television" (2005) / 2 In Camera "Open Air" (2008) / 3 Six Organs Of Admittance "Luminous Night" (2009)

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 1 Koushik "Out My Window" (2008) / 2 Unisson (2011)

  3 Albert Ayler "Witches And Devils" (1975) / 4 Sleep In "Carnival" (2010)

 

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1 Tangerine Dream "Zeit" (1972) / 2 Bauhaus "The Sky's Gone Out" (1982)

 

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1 Neil Young "Mirror Ball" (1995) / 2 Gel "Index" (2000) / 3 Six Organs Of Admittance (2000)

 

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1 Fennesz "Live In Japan" (2003) / 2 Lupe Fiasco "The Cool" (2008) 

 

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1 James Blackshaw "Litany of Echoes" (2008) / 2 Essie Jain "the inbetween" (2009) / 3 M.Mucci "Time Lost" (2010) / 4 Barn Owl "Shadowland" Ep (2011)

 

  A suivre..........

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 1 commentaires
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 11:08
1977 : Année tout de bruit et de fureur. L’Angleterre est à feu et à sang. La porte de la monarchie vacille sous les coups de bélier du Punk. L’explosion de ce mouvement contestataire, nourri du désespoir et du conservatisme, retentit dans tout le pays et, par extension, dans le monde entier. Le punk, ses provocations, ses paroles rageuses et ses assauts de guitares minimalistes. « Joue d’abord, apprend ensuite », telle était la devise de ces non-musiciens pour la plupart, Do It Yourself !!! 
 
1977 : Année de sortie des futurs grands classiques discographiques de ce mouvement. The Clash et son premier disque éponyme, Sex Pistols et son unique « Never Mind The Bollocks » (brûlot rock ultime), The Jam « In The City », The Damned « Damned Damned Damned », etc...Ce mouvement nihilistes, no future est au firmament et vit en beauté son point culminant. Mais ses jours son déjà comptés. Le punk, en pleine apogée, ne sera qu’éphémère, véritable étoile filante rock ! Et tant mieux, « mourir jeune et faire un beau cadavre ».
 
Mais 1977 : C’est aussi, « Low » + « Heroes » du duo Bowie / Eno et « The Idiot » + « Lust For Life » d’Iggy Pop 
C’est dans cette ambiance incendiaire qu’Iggy Pop, LE first Punk, leur grand frère à tous, sort son premier disque solo sans ses Stooges, « The Idiot ». Iggy alias l’iguane alterne séjours en psychiatrie et excès de coke et d’héro. Mais Iggy est repêché du caniveau par son ami le Caméléon alias David Bowie. L’iguane et le caméléon réunis, ils partiront ensemble à Berlin rejoindre Brian Eno et écriront une grande page de l’histoire de la pop musique.
En effet, Bowie et Eno vont entreprendre un chantier pop colossal, la création d’un édifice en trois partie à l’architecture sonore avant-gardiste et hors-norme qui deviendra la mythique trilogie Berlinoise.
« Low » sortira en janvier, suivie de « Heroes » quelques mois plus tard de cette même année, pour conclure sur « Lodger » en 1979. Iggy, épaulé par son sauveur déjanté Bowie, réalise deux disques la même année et deux coups de génie : « The Idiot » suivit de « Lust For Life ».  
 
« The Idiot », c’est 8 morceaux dont des futurs classiques comme « Sister Midnight », « Nightclubbing » et même « China Girl », titre repris par Bowie sur son « Let’s Dance » (1982).
La musique de cet album alterne rock, post-punk, krautrock à la Kraftwerk ou Neu ! et même disco. Une musique qui s’écoute et se danse même, et pas qu’en pogo endiablé.
Ce disque est produit par David Bowie en personne, que l’on retrouve aussi au synthétiseur, piano, guitare, saxophone, xylophone et aux chœurs.
« The Idiot », c’est un peu la face B de « Heroes », sa relecture façon Iggy Pop. A moins que ça ne soit l’inverse.
 
Parallèlement, Bowie et Eno sont donc en plein travail sur leur pharaonique trilogie. Face à l’effervescence créative du duo, Iggy le proto-punk, longtemps adepte d’un blues rock garage bien graisseux comme du temps de The Stooges, subit une véritable mue artistique, poursuivie sur le disque suivant « Lust For Life » (1977, production de Bowie/Iggy Pop).
Les paroles d’un de ses titres sont particulièrement emblématique de ce changement : le n°6, « The Passenger ». Une langue nouvelle était en train de s’écrire, un « növö langage » comme le fera remarquer très justement Philippe Robert dans son excellent livre « Post-punk, No Wave, Indus & Noise » (2011, édition Le Mot Et Le Reste, ma critique ici «Post Punk, No Wave, Indus & Noise» de Philippe Robert ).
  
Ces deux disques, tout comme « Heroes », annoncent le début du Post-punk. Les paroles de « The Passenger » sont totalement apolitiques, dénuées d’engagement. Elles narrent l’histoire d’un type assis à l’arrière d’une voiture, qui observe la ville défiler sous ses yeux. 
Le mouvement Punk voulait tout détruire, faire table rase du passé, tabula rasa, et chantait la révolution collective.
Le mouvement Post-punk est plus fataliste, propose l’Art comme solution ainsi que l’exploration intérieure individuelle et porte l’expérimentation comme priorité.  
 
Quand je pense à « The Idiot », je ne peux le détacher de son frère « Lust For Life » ainsi que « Low » (dont Iggy fera les chœurs) et « Heroes » de David Bowie (et Eno). Quatre chefs d’œuvres la même année. Qui dit mieux ??
 

Iggy Pop The Idiot 1DavidBowie-1977-heroes
iggy-pop-1977-lust-for-lifeDavidBowie-1977-Low
 
 
Alors 1977, année de bruit et de fureur du punk minimaliste certes, mais aussi année créative de la pop avant gardiste !!!!!


P.S : C'est bien "Lust For Life" au lieu de "Lush For Life", comme j'avais écris avant correction. Merci Ludo d'avoir remarqué mon erreur !  
Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 1 commentaires
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 13:02

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1 Brian Eno & Moebius & Roedelius "After The Heat" (1977) / 2 The Tallest Man On Earth "Wild  Hunt" (2010) 

 

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1 The Shins "Oh, Inverted World" (2001) / 2 Grandaddy "Sumday" (2003)

1-2-1972-Deuter-Aum-folktronicanew-age-.jpg 1-2-2000-Photek-Solaris.jpg1-2-2002-TheChurch-After-everything-now-this.jpg 1-2-2008-Intrusion-The-Seduction-of-Silence-ambiant-dub-.jpg 2006-GrizzlyBear-SorryForTheDelay2008-ChrisAbrahams-MikeCooper-OceanicFeelingLike.jpg 1-3-1991-FieldMice-ForKeeps.jpg 1-1-1970-SteiveReichFourOrgans_PhasePatterns3-amniant-Post.jpeg 1-1-1990-Ride-Nowhere.jpg 1-1-2007-DiveIndex-Mid-Air.jpg

1 Deuter "Aum" (1972)  / 2 Photek "Solaris" (2000) / 3(bis) The Church "After everything now this" (2002) / 3 Intrusion "The Seduction of Silence" (2008) / 4 Grizzly Bear "Sorry For The Delay" (2006) / 5 Chris Abrahams + Mike Cooper "Oceanic Feeling Like" (2008) / 6 The Field Mice "For Keeps" (1991) / 7 Steve Reich "Four Organs_Phase Patterns" (1970) / 8 Ride "Nowhere" (1990) / 9 Dive Index "Mid-Air" (2007)

Merci à Charlu pour la pochette 3(bis)

 

2-1981-Echo-TheBunnymen.jpg2-1998-DevinTownsend-OceanMachine_biomech.jpg2-2002-NilsPeterMolvar-MP3.jpg

2-2009-Aus-LightInAugust,Later2-2009-YellowOstrich

1 Echo & The Bunnymen "Heaven Up Here" (1981) / 2 Devin Townsend "Ocean Machine_Biomech" (1998) / 3 Nils Peter Molvar "MP3" (2002) / 4 Aus "Light In August, Lat" (2009) / 5 Yellow Ostrich (2009)

Merci à Julie, fidèle lectrice de ce modeste blog, qui m'a conseillée les pochettes n°2 et 3.

 

3-1984-Echo-TheBunnymen-Oceanrain.jpg3-1998-ThePaleFountains.jpg3-2004-Fennez-Venice.jpg

1  Echo & The Bunnymen "Ocean Rain" (1984) / 2 The Pale Fountain (1988) / 3 Fennesz "Venise" (2004)

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 3 commentaires
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 20:26
    cover
« Straight Cassette » de Black Zone Myth Chant (2011) Winged Sun Records
 
note : * * * * * *   
 
Ce qui frappe en premier, c’est cette pochette jaune avec la tête d’un type (l’artiste ??) en gros plan et ce nom bizarre, à rallonge : Black Zone Myth Chant. En voyant cette cassette, visuellement très réussie et très attirante, j’ai immédiatement pensé à une réédition d’un album de free jazz de la grande époque, des années 60/70’.
Cet album, je ne l’aurai pas découvert sans CroCnique et son blog (une adresse de référence pour toutes les musiques déviantes et électroniques). C’est un véritable OVNI musical, une œuvre déroutante, singulière, mélangeant divers influences.   
 
Une œuvre abstraite, sorte de disque d’art brut, sans véritable récit musical ou structure immédiatement identifiable. On est à mille lieux du traditionnel couplet/refrain.
 
C’est un magma sonique composé de strates sonores empilées en couches, d’effets dub neurasthéniques et de phases rythmiques répétitives. Elles sont construites de beats technoïdes concassés et de break beat rouillés et brinquebalants, empruntant autant à l’electronica déstructurée d’Autechre qu’à un hip hop de bastringue. Des mélodies viennent légèrement éclaircir les morceaux. Des claviers vintages, des sons électro-analogiques très éclectiques ainsi que de petites touches furtives free jazz ponctuent l’ensemble. La voix ultra sourde, comme surgit des méandres de l’inconscient, essaye de se frayer un chemin pour se faire très légèrement entendre, ou plutôt devinée. On dirait un rap caverneux, sorte de chant blues primitif. « Straight Cassette » est donc une œuvre stylistiquement protéiforme.  
 
Les ambiances, d’une obscure clarté, sont industrielles, envoûtantes, planantes et hypnotiques. Black Zone Myth Chant n’a surement pas pour objectif la création d’une musique « ordinaire » mais plutôt une recherche de transe sonore moderne et avant-gardiste. Ce créateur explore de nouveaux territoires aucunement répertoriés sur les cartes, ce qui peut déboussoler le public non averti ou non-initié.
 
Ecouter cette « musique » nécessite qu’on laisse toutes idées préconçues au placard, que l’on accepte de plonger complètement au cœur de cet univers complexe et d’une richesse inouïe. « Straight Cassette » devient alors la B.O d’un film qui n’existe pas, à créer soi-même. La Bande son de notre film mental personnel.  
 
J’écoute inlassablement cet album depuis une petite semaine. N’étant pas érudit ni féru de musique drone/expérimental/machin chose, je me suis surpris à m’y être plonger aussi rapidement et surtout à l’écouter quasiment en boucle. Je suis totalement sous l’emprise de son charme. Je dois avoir été envoûté par cette œuvre.
 
Hypothèse :
Alors que l’on parle régulièrement de pop hypnagogic (terme à utiliser pour être hype et tendance), Black Zone Myth Chant aurait-il inventé l’hypnagogic hip-hop ou le Hip-hopnagogique ????
 
 “My Glory Will Be To Sing Eternal Law” - Black Zone Myth Chant
 
 
Triangle COP” - Black Zone Myth Chant
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 17:01

         0-1990-TheLa's-TheLa's0-2010-RufusWainwright-AllDaysAreNights SongsForLulu

1 The La's "The La's" (1990)   / 2 Rufus Wainwright "All Days Are Nights :Songs For Lulu" (2010)

 

2-1965-TheByrds-Mr-Tambourine-Man.jpg 2-1966-TheRollingStones-BigHits.jpeg 2-1977-MichelSardou-LaJavaDeBroadway.jpg

2-1987-Coil-HorseRotorvator.jpg2-1988-Loop-BlackSunEP 2-1990-NeilYoung-RaggedGlory.jpeg

Ride-1994-CosmicCarnival.jpgRide-1994-CarnivalOfLight2-2007-TheUglyBeats-Take-A-Stand 

2-1981-TheCramps-PsychedelicJungle.jpgCaptainBeefheart-HisMagicBand-1967-SafeAsMilk.jpeg2-1967-TheJimiHendrixExperience-AreYouExperienced.jpg

 

ATTENTION : Post évolutif au cours de mes trouvailles (n'hésitez-pas à revenir voir) 

 

1 The Byrds "Mr Tambourine Man"  (1965) / 2 The Rolling Stones "Big Hits" (1966) / 3 Michel Sardou "La Java De Broadway" (1977) / 4 Coil "Horse Rotorvator" (1987) / 5 Loop "Black Sun EP" (1988) / 6 Neil Young & The Crazy Horse "Ragged Glory" (1990) / 7  Ride "Cosmic Carnival Compilation" (1994) / 8 Ride "Carnival Of Light" (1994) / 9 The Ugly Beatsi "Take A Stand" (2007) + rajouté le 21/07 10 The Cramps "Psychedelic Jungle" (1981) / (le 23/07) 11 Captain Beefheart & His Magic Band "Safe As Milk" (1967) + (le 29/07) The Jimi Hendrix Experience "Are You Experienced" (1967)  

 

3-1974-BigStar-Radio-City.jpg 3-1992-ThePosies-Feel-I-am-a-cosmos.jpg

1 Big Star "Radio City" (1974) / 2 The Posies "Feel + I am a cosmos Maxi" (1992)

 

4-1971-BlackSabbath-Master-of-Reality.jpg4-1990-1000HomoDJs-Supernaut.jpg4-2006-MisterBones-Monster-Burn-and-the-Power-Seekers.jpg

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1_ Black Sabbath "Master of Reality" (1971) Hard rock / 2_ 1000 Homo DJ's "Supernaut  (1990) Indus rock / 3_ Mister Bones "Monster Burn and the Power Seekers" (2006) Stoner rock/doom / 4_ Droids Attack "Dope Smuggler" (2007) Métal / 5_ Blacastan "The Master Of Reality" (2010) Hip Hop

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 1 commentaires
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 00:12

ForHeaven-sSake-2011.jpeg

 

 

Paha Sapa/Mako Sika” de For Heaven's Sake (2011) Autoproduction

note : * * * * * *  *

 

 

Au hasard de mes balades virtuelles, divagations modernes, j’arrive chez Charlu et ses chroniques. L’accueil y est toujours excellent et les découvertes légions. Cette fois, il présentait la dernière œuvre d’un artiste hors-norme : “Paha Sapa/Mako Sika” de For Heaven's Sake. Après écoutes de quelques titres, la séduction fut immédiate. De retour, je me suis vite procuré l’album entier afin de replonger au cœur de cet univers singulier qui m’avait tant touché.


 

Tout d’abord, For Heaven's Sake, c’est le projet d’un créateur/multi-instrumentiste de talent, Guillaume Nicolas. Ce disque, c’est son second album, après un premier disque éponyme en 2005. Il a entièrement écris, composé, joué des instruments, enregistré et produit tout les morceaux de ce voyage sonore solo. Et oui, il voyage en solitaire comme dirait notre regretté Bashung. Avec “Paha Sapa/Mako Sika”, c’est bien à un voyage que nous convie For Heaven's Sake. Un périple au cœur de son univers fait d’une musique mystérieuse et d’un verbe poétique. Une musique très personnelle, protéiforme et difficilement classable. Inclassable donc, mais je vais tenter de vous en parler quand même.

For Heaven's Sake mélange son folk « mutant » avec du rock indie, de la pop psyché, de longs passages instrumentaux ainsi que diverses influences et sonorités ethniques ramenées lors de ses nombreux voyages.Sa musique devient donc perméable avec l’extérieur et s’ouvre sur le monde. Avec lui, L’Afrique, l’Orient et l’Inde dialogue en toute beauté avec l’Occident.

 

Guillaume Nicolas explore autant les grands espaces que l’infiniment petit donc humain, sa face obscure et ses méandres avec son dark-folk psychédélique, son blues rock incandescent malaxé épileptiquement à un Post rock hanté et une pop totalement habité. Aux guitares acoustiques et électriques, jouées en virtuose, se joignent percussions, flûtes ou divers instruments créant des ambiances mystérieuses et envoutantes.

On pense à une version française de Six Organs Of Admittance pour le jeu de guitare, le psychédélisme chamanique et l’intégration de sonorités ethniques, au world folk apocalyptique d’Ilyas Ahmed pour sa face plus expérimental. Mais loin du simple copié-collé, For Heaven's Sake se démarque de ces références citées par son originalité et sa personnalité très marqué.

 

Les sept morceaux du disque sont de véritables incantations sonores. Elles sont psalmodiées, déclamées ou chantées, toujours de sa voix chamanique comme pour une messe païenne. Les mots, dans la langue de Molière, sont empreints d’une poésie très lyrique.

 

En véritable esthète, Guillaume Nicolas a soigné jusqu’au visuel. La pochette de son disque est d’un très grand raffinement artistique. Ce portrait photographique sépia le montre accoudé à un comptoir, des tatouages pleins les bras. Je me plais à l’imaginer marin-baroudeur/musicien, dans le rade sordide d’un port d’une ville du bout du monde. Et il jouerait sa musique pour des marins bourrés, des putes usées et des paumés noyant leur sort dans des litres d’alcool frelaté…..Imagination !!!!

 

Pour terminer, je vous conseille de vous rendre sur son site afin de télécharger légalement cette œuvre. Car le plus hallucinant, c’est qu’il n’est même pas signé.

Producteurs, directeurs artistiques de maison de disques et/ou labels, ne le loupez pas. A bon entendeur salut !!!!!!

 

Amis lectrices, lecteurs, rendez-vous soit sur son site ou son myspace afin d’écouter ce disque en intégralité !!!

Son site : link

Son Myspace : link

GuillaumeNicolas5.jpgGuillaumeNicolas8.jpg

Par Francky 01 - Publié dans : Folk-songwriting - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 23:09

The Doors – “The End” – “Live At Hollywood Bowl” (1968)

 

C’est le 3 juillet 1971 que disparaissait Jim Morisson, poète psychédélique, chamane rock’n’roll, chantre de la révolte et de l’amour. L’ex-leader charismatique du groupe The Doors, desquels il s’était séparé peu de temps avant, avait trouvé refuge à Paris. Ce sera hélas la destination finale de son errance existentielle.

40 ans déjà !!! Ainsi, il a rejoint Jimi Hendrix et Janis Joplin, tous morts à 27 ans ! Et en 1994, un autre artiste rock complétera ce tragique tableau funeste : Kurt Cobain (également disparu à l’âge de 27 ans).

Par Francky 01 - Publié dans : méditation existentielle - Voir les 1 commentaires
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 20:15

WolfParade-2008

 

At Mount ZoomerWolf Parade (2008) Sub Pop Records

 

Note : * * * * * *  *  

 

 

Depuis un certains temps (ou un temps certains), j’explore la bouillonnante scène (Post)rock canadienne, notamment via l’excellent label Constellation. Des groupes comme A silver Mt Zion, G.Y.B.E, Molasse, Arcade Fire, The Besnard Lakes….en véritables insoumis et chevaliers de l’underground, offrent une des plus belle alternatives au rock actuel. Dans cette lignée, je découvre avec un peu de retard le second album de Wolf Parade, “At Mount Zoomer” !!!!


 

En 2008, avec “At Mount Zoomer”, les Wolf Parade se sont affranchis du format pop classique (couplet/refrain) de leur premier album « Apologies To The Queen Mary » afin de créer des morceaux aux structures beaucoup plus élaborées. Ils y proposent un indie rock complexe et exigeant tout en restant accessible, coupé à la pop, au (Post)punk arty new yorkais et même avec des relents de rock progressif 70’. Un vent de lyrisme souffle sur cette œuvre, traversée de fulgurances épiques où planent les spectres de Television, des Talking Heads et de David Bowie.

 

Les guitares (Dan Boeckner) tranchantes, psychédéliques, endiablées ou plus douces, la basse (Spencer Krug) et la batterie (Arlen Thompson) au jeu précis et tout en subtilité s’enlacent à merveille dans les mélodies de claviers (Hadji Bakara) cheaps aux sonorités éclectiques, très années 80’ (ex : l’intro de « California dreamer »), parfois à la limite du kitsch. Chez beaucoup d’autres, ces sons tomberaient à plat ou « ringardiseraient » le propos. Mais chez eux, cela apporte une touche décalée. Les arrangements savamment construits alternent montées volcaniques, duels guitare/clavier (ce dernier mixé très en avant) et passages plus planants, progressifs et aériens, comme hors apesanteur. Et les voix entremêlées de Dan Boeckner et Spencer Krug se lovent à merveille dans ce majestueux écrin sonique.


Les Wolf Parade l’enregistrèrent seul à Montréal, sans ingé son, en partie dans le studio d'Arcade Fire (une ancienne église reconvertie) et dans celui du batteur Arlen Thompson nommé Mount Zoomer (d’où le titre du disque).  


La pochette du disque, contrairement à sa musique d’une beauté rayonnante, est absolument hideuse, à tel point qu’elle pourrait rebuter son achat et son écoute. Mais bref, passons.


A la sortie de “At Mount Zoomer”, leur label Sub Pop l’avait qualifié de « This is génération Marquee Moon » (le chef d’œuvre de Television). Est-il vraiment de cet acabit ? Je ne sais pas, les deux œuvres étant difficilement comparable.


En tout cas, il marqua une nouvelle évolution dans le travail de Wolf Parade qui placèrent définitivement Montréal au centre de l’indie rock mondiale. Vive le rock québécois libre !!!!!

Par Francky 01 - Publié dans : indies rock & Pop - Voir les 0 commentaires
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 19:52

    1BrianEno-1977-Before-and-After-Science11LoveTractor-2006-BeforeAndAfterChristmas

 

Brian Eno "Before and After Science" 1977 / Love Tractor "Before And After Christmas" 2006

2-1-Chromatics-2008-Night-Drive.jpg2-2-Brigitte-2011-Et-vous-tu-m-aimes.jpg

Chromatics "Night Drive" 2008 / Brigitte "Et vous, tu-m'aimes ?" 2011


 4,1NewOrder-1983-Power,Corruption&Lies4,2CraftSpeel-2011-IdleLabor4,3-BestCoast-2009-MakeYouMineEP4-1-2011-TheWildSwans-TheColdestWinterFor-A-HundredYears.jpg    

New Order "Power, Corruption & Lies" 1983 / Craft Speel "Idle Labor" 2011 / Best Coast "Make You Mine EP" 2009 / The Wild Swans "The Coldest Winter For A Hundred Years" 2011


5-1-Radiohead-2000Kid-A.jpg5-2-TheShirehorses-2001-OurKidEh.jpg

Radiohead "Kid A" 2000 / Shirehorses "Our Kid Eh" 2001

 

3-1-CaptainBeefheart-HisMagicBand-1969.jpg3-2-Various-2003-TributeToCaptainBeefheart.jpg

Captain Beefheart & His Magic Band "Trout Mask Replica" 1969 / Various "Tribute To Captain Beefheart" 2003

 

AlbertAyler-1966-InGreenwichVillage.jpgMegafaun-2010-Heretofore.jpg

Albert Ayler "In Greenwich Village" 1966 / Megafaun "Heretofore" 2010

 

7-1996-NoirDesir-666.667Club.jpg7-2008-JohnDuncan-MikaVainio-IlpoVaisanen-NineSuggestio.jpg

7-2009-Spermwhales-time-warp-ep7-2010-Crocodiles-SleepForeverEP2

      7-2011-WhasedOut-EyesBeClosed-MAXI

 1 Noir Desir "666.667 Club" (1996) / 2 John Duncan +Mika Vainio & Ilpo Väisänen "Nine Suggestions" (2008)  / 3 Spermwhales "Time Warp ep" (2009) / 4 Crocodiles "Sleep Forever EP" (2010) / 5 Whased Out "Eyes Be Closed" (2011) 

Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 3 commentaires
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 17:15

TVOnTheRadio-2011-NineTypesOfLight.jpg

Nine Types Of Light” de TV On The Radio (2011)

note : * * * * * *  * 

 

 

C’est l’âme, le cœur et la plume en berne que j’écris cette chronique de « Nine Types Of Light », le nouveau disque de TV On The Radio. En effet, le mercredi 20 avril 2011 dernier, leur bassiste Gérard Smith est décédé (voir mon post ici Gerard Smith is dead ) !!!

 

 

En 2004, je me souviens très bien de l’onde de choc provoqué par « Desperate Youth, Bloodthirsty Babes”, leur première attaque sonique. On a immédiatement su que l’on tenait là un groupe qui allait révolutionner le (Post)rock pour proposer la pop de demain !

Après suivirent « Return To Cookie Mountain » (2006 critique : TV ON THE RADIO : "Return too cookie mountain" (2006) ) et « Dear Science » (2008 critique : "Dear Science" de TV On The Radio !!! ), deux disques tout aussi expérimentaux et créateurs d’un rock futuriste. Ils réussirent en seulement 3 disques à se hisser au niveau des plus grands groupes, au firmament céleste musical.


Mais qu’est-ce que le son TV On The Radio ? Une musique perméables à de nombreux courants qu’ils intègrent totalement pour en proposer une relecture novatrice : la liberté du free jazz mélangé à une soul abrasive, un post rock volcanique, une pop futuriste, un néo psychédélisme épileptique, une electro mutante et organique, etc…..

 

Avec « Nine Types Of Light », le groupe a calmé son propos et ses expérimentations fiévreuses. Mais cela ne veux nullement dire que TV On The Radio est rentré dans le rang, qu’il s’est assagit. Je pense qu’avec ce disque, le groupe a voulu se recentrer sur le songwriting pur, au détriment des énormes prises de risques passées.Encore un stade d’évolution supplémentaire pour ce groupe pleins de surprises, d’où cette sensation de ronronnement, de travaux moins aventureux et d’être face à une œuvre plus « consensuelle » !

Il est un peu à l’image du troisième album éponyme du Velvet Underground (1969) où le groupe avait délaissé ses pédales d’effets et autres artifices soniques pour se montrer sous un nouveau jour, nu comme un ver de terre. OK, la comparaison est peut être un peu extrême car TV On The Radio n’a quand même pas opéré transformation aussi radicale avec « Nine Types Of Light ». Mais dans l’esprit, ces deux disques sont assez proche.


Moi, je vois plutôt « Nine Types Of Light » comme un disque de transition, un disque ayant un pied dans l’indie (et l’expérimentation) et l’autre pied dans un coté légèrement plus mainstream.

Mais ce n’est là que mon humble avis. Et vous, qu’en pensez-vous ?????

 

Par Francky 01 - Publié dans : Shoegaze / Post Rock - Voir les 0 commentaires
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