Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 00:45

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« Saat » de Emtidi (1972) Label Pilz

 

Note : * * * * * *  * 


 

Autant l’avouer d’entrée, je ne suis pas un spécialiste du krautrock. C’est un style que je n’écoute que depuis 3 ou 4 ans, débutant mon exploration par quelques grands albums mythiques de Can et Kraftwerk (mais pour ces derniers, en-est-ce vraiment ?), poursuivant par Amon Düül II, Faust, Neu!, Cluster, etc….

Et dans cette quête quasi initiatique, j’ai découvert très récemment un disque qui m’a immédiatement envouté : « Saat » du groupe allemand Emtidi, sorti en 1972 sur le label Pilz.

 

 

Les 6 titres de « Saat » évoluent entre acid folk, krautrock, rock psychédélique et progressif ainsi que des passages plus atmosphériques, ambiants.

Les guitares, autant acoustiques qu’électriques, côtoient des claviers vintages aux sonorités cosmiques et planantes. Malgré des arrangements aux structures complexes et élaborées, les morceaux restent toujours très accessibles.

Les voix, l’une masculine et l’autre féminine (plus douce et sensuelle), se lovent en parfaite harmonie dans cette cathédrale sonique. Les chœurs, élégiaques et célestes, font souffler un vent de mysticisme sur cette œuvre. Je l’imagine aisément être la bande son d’une messe hippie, païenne et lysergique. Car dans cette œuvre, c’est bien de cela qu’il est question : de spiritualité. Il en émane une grâce musicale touchant au sacré, au divin. Cette musique, à la force poétique inouïe, ouvre grand les portes de mon imaginaire, générant ainsi quantité d’images oniriques. Et mon esprit devient alors, à chacune des écoutes, le lieu de tournage d’un nouveau film mental personnel…..Du moins, cette musique, c’est comme cela que je la ressens, c’est comme cela que je la vie.

 

Ce disque est à l’image de sa magnifique pochette bleutée : un émerveillement, un enchantement magique, une féérie musicale……….....et visuelle. Mon album psychédélique et Ma découverte du moment, celui de mes jours (et de mes nuits), de mes rêves éveillés !!!

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 2 commentaires
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 17:56

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Loaded” - Velvet Underground (1970) / « Ducktails III: Arcade Dynamics » Ducktails (2011)

 

 

Ces derniers temps, j’ai souvent réécouté “Loaded” (1970) du Velvet Underground. L’album à la banane (1967) et « White Light / White Heat » (1968) ont toujours eu mes faveurs au détriment des autres, notamment celui-ci.

Leurs deux premiers disques, au psychédélisme drogués beaucoup plus noir, sexuel et urbain, sont de véritables actes fondateurs pour tout le rock moderne et bruitiste à venir !

Glam, punk, hard, post-punk, noise, cold wave, indus, gothique, shoegaze, dream pop, post rock, drone, etc….chacun de ces courant rock post-70 lui doivent quelque chose. Même le grand Lester Bangs l’a dis bien avant moi à la sortie de « The Velvet Underground & Nico » :


« La musique moderne commence avec le Velvet Underground. Les implications et l'influence de ce qu'ils ont fait alors risque de durer pour toujours » !!!


Bref, en écoutant l’intro (les 15 premières secondes) de « Sweet Jane », j’ai immédiatement pensé aux travaux sonores de Ducktails sur son dernier chantier de rénovation pop, le nommé « Ducktails III: Arcade Dynamics ».

1970-2011 : Ces 15 secondes de musique du Velvet se télescopant ainsi avec l'univers de Ducktails. « Sweet Jane » rencontrant« In The Swing », et même quelques autres morceaux du disque.


OK, la musique n’est pas exactement la même. Mais de par le son, les arpèges de guitare, l’ambiance générale, etc....ce morceau et l'univers du disque pourrait être une relecture (néo)psychédélique et lo-fi de l’intro de « Sweet Jane », sorte de descendance direct.

A moins que cela ne soit que pur fantasme ou délire de ma part. Attention, je ne parle pas du tout de plagiat mais de télescopage temporel sonique. A vous de juger !!!!

The Velvet Underground Sweet Jane

 

 

Ducktails In The Swing

 
Par Francky 01 - Publié dans : méditation existentielle - Voir les 3 commentaires
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 23:11

Cela faisait quelques temps que je n'avais pas fait de post sur les pochettes inspirées de....ou qui se ressemblent, se complètent.

 

2,1-SecretMachines-2004-NowHereIsNowhere 2,2-Battles-2007-Mirrored

1 / Secret Machines (2004) "Now Here Is Nowhere" 2 / Battles (2007) "Mirrored"

 

3,1-XTC-1978-Go2 3,2-GangOfFour-1986-PellSessions 3,3-TheFall-1987-PeelSessions

1 / XTC (1978) "Go 2" 2 / Gang Of Four (1986) "Peel Sessions" 3 / The Fall (1987) "Peel Sessions"

 

4-1-BigBlack-1987.jpg 4-2-Various-1993-SongsAboutCroaking-MeanGreenMuthaVol.1.jpg 4-3-Kid606-2010.jpg

1 / Big Black (1987) "Songs About Fucking" 2 / Various (1993) "Songs About Croaking, Mean Green MuthaVol.1" 3 / Kid 606 (2010) "Songs About Fucking Steve Albini"

 

+ je rajoute, aujourd'hui mardi 7 juin :

9-1-Top-1991-EmotionLotion.jpg 9-2-GruffRhys-2011-HotelShampoo.jpg

1 / Top (1991) "Emotion Lotion" 2 / Gruff Rhys (2011) "Hotel Shampoo"

 

Et la dernière, à 16 ans de distance, on dirait le même paysage (légèrement changé par le temps) mais pas à la même saison.

 

1-1NickCave-TheBadSeeds-1995-MurderBallads.jpeg 1-2MickHarvey-2011-SketchesFromTheBookOfTheDead.jpeg

1 / Nick Cave & The Bad Seeds (1995) "Murder Ballads" 2 / Mick Harvey (2011) "Sketches From The Book Of The Dead"

Le plus troublant, c'est que les 2 titres des disques évoquent la mort et surtout, c'est que Mick Harvey était le guitariste des Bad Seeds sur "Murder Ballads" entre autre. Etrange coïncidence ou hommage ??? En tout cas, deux superbes disques ultra recommandables.

 


Par Francky 01 - Publié dans : Pochettes de disques - Voir les 2 commentaires
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 18:15

Suite de ma sélecta de bandes dessinées rock'n'roll. Bien sur, elle n'est pas exhaustive car ily en a que je n'ai pas lu et d'autres que je ne connais pas.....

 

CharlesBerberian-2004-Playlist Playlist- Charles Berberian (2004) Naïve : Berberian est fou de musique qu’il enregistre sur des mini-discs dont- il décore les pochettes. Sur cet album, il compile une multitude de ces pochettes aux goûts très éclectiques : rock, pop, folk, soul, jazz, blues, etc. Un livre à lire avec les oreilles….et les yeux !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chauzy&MarcVillard-2009-GuitareBoDiddley « La Guitare de Bo Diddley » - Chauzy & Marc Villard (2009) Casterman Rivages Noirs : Voir ma critique ici « La guitare de Bo Diddley » - Chauzy & Marc Villard

 

 

 

 

 

 

 

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« Too Drunk To Do The Show- Nine Antico (2009) Imnbed

 

Voir ma critique ici B.D rock'n'roll !!

 

 

 

 

 

 

6a00e55011c06f88330120a4f8d03a970b-800wi « Les jumeaux de Conoco Station » de Franz Duchazeau (2010) Sarbacane : Voir ma critique ici "Les jumeaux de Conoco Station" de Frantz Duchazeau

 

 

 

 

 

 

 

 

Luz-2003-TheJoke.jpg « Le Rock Et Moi » - Joe Sacco (2002) Rackham : Joe Sacco est surtout connu pour ses excellents B.B reportage. Mais c’est aussi un grand amoureux de rock. Dans cet album, il s’amuse à se moquer des travers du milieu. Comme si dit l’expression, qui aime bien châtie bien, non !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zep-2010-HappyRock « Happy Rock » - Zep (2010) Delcourt : J’en ai parlé ici : 2010, mon année bandes dessinée (de 6 à 10)

Par Francky 01 - Publié dans : Bandes Dessinées/Livres - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 01:11

 

H.Bourhis-2008.jpg « Le Petit Livre Rock » - Hervé Bourhis (2008) Dargaud

Voir ma critique détaillée ici :  J'ai acheté une b.d terriblement rock'n'roll (et excellente)

 

 

 

 

 

 

 

bd3.jpg « Lock Groove Comix Vol I » - JC Menu (2008) Mimolette L’Association :  

 

LOCK GROOVE : "C'est le mot anglais qui définit le "sillon sans fin" qui clôt chaque face enregistré d'un disque vinyle. Ce sillon final est présent sur tous les disques. Il forme une boucle (Lock) mais la plupart du temps il est silencieux" nous explique Menu dès les premières cases de ce formidable comics. Mais parfois, un son y est enregistré et ainsi tourne en boucle. Et c’est cette quête de Lock groove, quasi spirituelle, qu’il narre dans cette B.D. Entre délires visuels, onirismes, références rock'n'roll, souvenirs et fantasmes, c'est le projet original et fou de JC Menu d'écrire un livre sur les "lock(ed) groove" prétexte a une autobiographie sur son rapport passionné à la musique. Musique, quand tu nous tiens.

 

bd4.jpg « Lock Groove Comix Vol II » - JC Menu (2008) Mimolette L’Association : La suite du premier, tout aussi réussie. Vous y retrouverez ces chroniques de disques possédant des lock grooves (mis en page de façon original) ainsi que diverses aventures de l’auteur dont une soirée champignons hallucinogènes d’anthologie (et véridique) avec le chanteur et ami Polo des Satellites (dont Menu fit le logo du groupe, la pochette et le livret de leur first album « Des grooves et des souris »), le récit de son festival aquatique et boueux à « La Route du Rock » en 2004, ses labels indé US préférés, etc…Jubilatoire et, comme le vol.1, INDISPENSABLE !!!

 

 

 

 

 

CharlesBerberian-2011-jukebox

« JukeBox » - Charles Berberian (2011) Fluide Glacial Voir ma critique détaillée ici : «JukeBox» de Charles Berberian

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rock

« Rock strips » - Collectif (2009) Flammarion

 

Voir ma critique détaillée ici :  Best of BD 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Baladi-2007

Peine Perdue” – Baladi (2007) Mimolette L’Association

Voir ma critique détaillée ici : Peine perdue d'Alex Baladi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« Like a steak machine » - Fabcaro (2009) La Cafetière

 

Voir ma critique détaillée ici : «Like a steak machine» de Fabcaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PascalJousselin-2007-SomewhereElse.jpg

« Somewhere Else » - Pascal Jousselin (2007) Treize Etrange

 

Voir ma critique détaillée ici : Mes B.D du moment !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mister Nostalgia” - Robert Crumb (1998) Cornélius

 

Robert Crumb, le pape de la B.D underground moderne, a une passion obsessionnelle pour les anciennes musiques de son pays : le jazz, le blues, le gospel, le hibbily et la country. Il a sillonné l’Amérique à la recherche de vieux 78 tours. Cet album prend racine dans cette quête, cette recherche inlassable des sons primitifs et des ses créateurs. En nous en parlant, il nous narre aussi l’histoire de sa nation, ou plutôt de son histoire bis. Celle des loosers géniaux, de ces artistes maudits qui n’eurent que peu de gloire de leur vivant. Et il se transforme en formidable passeur et historien du blues américains, de l’Amérique des bas fonds. Un chef d’œuvre !!!

 

Thiriet-2010 "Histoire de la Musique en 80 tomes T.1" – Thiriet (2010) Fluide Glacial. Voir ma critique détaillée ici : «Histoire de la musique en 80 tomes T.1» par Thiriet

Par Francky 01 - Publié dans : Bandes Dessinées/Livres - Voir les 1 commentaires
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 16:38

JJ-2009-JJN° 2

« jj n°2 » de JJ (2009) Sincerely Yours

Note : * * * * * *  *

 

 

En 2009, un jeune groupe anglais avait débarqué avec, sous les bras, un premier disque éponyme absolument fabuleux en créant un énorme engouement médiatique. Son nom, juste deux lettres (précédées d’un The) : XX (n°1 top disques perso et ma critique ici : « xx » - THE XX ).

La même année, un autre groupe dont le nom n’était composé que de deux lettres aussi, JJ, sortait dans un relatif anonymat son premier LP. Ces deux combos ne partagent pas que le goût des initiales cryptiques. Leurs musiques, bien que différentes, possèdent le même sens de l’épure et du minimalisme, un sombre romantisme postmoderne commun.

 

Si on connait bien The XX, mais qui est donc JJ ??? C’est un mystérieux duo suédois de Göteborg, Joakim Benon et Elin Kastlander, n’accordant que peu d’interview et laissant parler leur œuvre pour eux. Mais alors, que dit-elle !

 

 

Disque court, 9 titres pour 27 min, c’est une douce rêverie électronique en mode afro pop, comme une version opiacée des Vampire Weekend (la hype en moins).

On navigue entre dream pop céleste et éthérée (« Ecstasy », « My Hopes and Dreams »), électro pop tribale (« My Love », « Intermezzo »), influences africaines et caribéennes (« Things Will Never Be the Same Again », « From Africa to Ma¦ülaga »), folktronica sous valium (« Are You Still in Vallda ? ») et purs moments de grâce !!

L’architecture de cette cathédrale musicale est faite de volutes sonores, de rondeurs gracieuses et de spirales voluptueuses s’enroulant, se déroulant et se lovant à merveille dans le chant élégiaque d’Elin Kastlander. Cette musique dégage une mélancolie lancinante, un spleen neurasthénique capable de générer quantité d’émotions et d’images poétiques semblant sortir tout droit de notre propre inconscient.

 

La pochette de ce disque est à l’image de sa musique. Très dépouillée, elle représente une simple feuille de cannabis tachée de sang avec 2 lettres (JJ) et 1 chiffre (n°2). Est-ce pour prévenir l’auditeur des futurs effets psychotropes dégagés lors de son écoute ??? Le mystère plane………Le résoudrez-vous ???


« Ecstasy », titre n°3 et sommet épique de l'album

 

Par Francky 01 - Publié dans : Shoegaze / Post Rock - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 02:04

En 2010 à Londres, les Spacemen 3 se sont reformés mais sans Jason Pierce qui a décliné l’offre. Sonic Boom et le batteur originel Natty Brooker furent accompagnés d’un géant du shoegaze, le leader fou génial Kevin Shield (My Bloody Valentine), pour 45 minutes de folie psychédélique. En voici 3 morceaux.

Nostalgie, quand tu nous tiens !!!

 

« Walking with Jesus »

 

« Revolution »


 

« Suicide »


Par Francky 01 - Publié dans : Shoegaze / Post Rock - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 01:10

Fabcaro-2009-LikeASteakMachine.jpg

« Like a steak machine » Fabcaro (2009) La Cafetière

 

Note : * * * * * *  * 

 

 

Fabcaro, dessinateur de bandes dessinées, aime beaucoup la musique. Il est aussi musicien (guitariste) dans un groupe de rock. Ce n’est donc pas étonnant de le retrouver sur un tel projet.

B.D et rock’n’roll ont toujours fait bon ménage car nombre d’auteurs sont mélomanes : JC Menu, Hervé Bourhis, Charles Berberian, Luz, etc…Fabcaro vient s’ajouter avec succès à cette liste de dessinateur rock’n’roll !!!

Baladi, dans « Peine perdue » (voir ma critique ici Peine perdue d'Alex Baladi ), s’enregistrait sur K7 en train de pleurer au son de « Six Dreams » de The Seeds afin de garder des traces de cet état. Lui nous parle de chansons liés à chaque fois à un souvenir de sa vie.


On a tous des morceaux, ou même des albums, qui rythment des tranches entières de notre vie, sorte de B.O existentielle personnelle. La simple écoute d’une de ses chansons peut nous replonger immédiatement en arrière, telle une madeleine de Proust auditive. On arrive ainsi à se remémorer parfaitement ces situations jadis vécues, dans les moindres détails, jusqu’aux émotions ressenties. Mais le plus douloureux, c’est que parfois ce sont des titres inavouables, des guimauves commerciales ou autres hits radiophoniques pouraves. C’est ce qu’explique l’auteur dans la première planche introductive de « Like a steak machine ».

Le livre se compose d’histoires courtes (une page) narrant à chaque fois une anecdote, un souvenir de l’auteur lié à un morceau de musique précis. De façon chronologique, Fabcaro déroule devant nous le fil de sa vie, de son évolution musicale et de ses souvenirs. Cet album s’inscrit dans la veine très en vogue de la B.D autobiographique. Mais, malgré une sincérité flagrante, on sent bien que le réel se teinte de fiction, que les souvenirs sont « pervertis » par l’imaginaire ou une vérité fantasmée.

L’autobiographie peut vite être nombriliste ou devenir un exercice très ennuyeux voir tourner au grand vide créatif. Mais là, pas du tout car Fabcaro possède un grand humour, un parfait sens du gag et fait surtout preuve d’une grande autodérision. Les lecteurs ayant eu une jeunesse rock’n’roll se reconnaitront par la sélection musicale (Noir Desir, H.F.Thiéfaine, Radiohead, Dire Straits, Depeche Mode, U2, Indochine, Pixies, Nomeansno, etc.. ) ainsi que dans les nombreuses situations décrites (solo de guitare avec une raquette seul devant sa glace, les booms et ses slows, les filles et la drague, etc.). Perso, je me suis totalement identifié à ces histoires tellement elles transpirent la sincérité et la justesse, quasi universelle.

 

Son trait est plutôt punk, comme un croisement entre le Manu Larcenet de la série « Le combat ordinaire », JC Menu ou Mattt Konture. Un style graphique entre réalisme, art naïf et fausse simplicité. L’emploie du noir et blanc et parfaitement justifié car, comme disait Fellini, le rêve ou les souvenirs ne sont jamais en couleur.


Une excellente bande dessinée à lire avec les oreilles (et aussi les yeux), le volume sonore à donf’. Mais only rock’n’roll !!!!!!!

 

Fabcaro LIKE A STEAK MACHINE2

Fabcaro_LIKE-A-STEAK-MACHINE3.jpg

Par Francky 01 - Publié dans : Bandes Dessinées/Livres - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 13:06

desolate-the invisible insurrection-(fauxpaslp001)-2011-def

« The Invisible Insurrection » Desolate (2011) Fauxpas Musik

Note : * * * * * *  *

 

 

« Le dub, c’est un peu le rock psychédélique du reggae ». C’est ce que me disait souvent un pote, grand amateur et érudit en la question.

Le dubstep est un style minimaliste basé sur la répétitivité, une certaine lenteur (ou langueur) et des séquences hypnotiques, entrainant ainsi l’auditeur dans une transe frénétique. La drum et la bass sont la clef de voute de l’édifice, le rythme en est la fondation. D’un créateur à l’autre, les formules rythmiques sont souvent similaires et nombre de productions paraissent se ressembler. C’est pourquoi, parmi toutes les sorties, peu arrivent à me séduire réellement, à me toucher sans me lasser sur la longueur. « The Invisible Insurrection » est de cette trempe là !!!

 

 

Desolaten’est pas un véritable groupe mais plutôt le pseudo d’un « one man band » sous lequel officie un berlinois, Sven Weisemann. Après « Heroic Death EP » sorti en vinyle l’an passé, il revient avec ce premier long au titre sublime, « The Invisible Insurrection ».

Cette « insurrection invisible » se passe en douceur, calmement et sans violence. C’est un album d’ambiant dubstep à la limite de l’electronica. Les rythmes, bien que présents, ne sont pas martelés mais étouffés, comme pour ne pas déranger l’auditeur. Ses 11 morceaux semblent nimbés dans un univers mélancolique et sombre mais sans jamais être trop dark où de somptueuses mélodies jouées au piano s’enlacent dans des nappes d’une très grande richesse et recherche sonore.

Disque atmosphérique aux ambiances diurnes, B.O cinématographique d’un film où l’homme semble presque absent. En effet, on y entend peu de samples de voix, ou de rares fragments fantomatiques d’échos de voix, comme un écrivain qui décrirait plus le décor que les personnages de cette errance nocturne.

 

 

L’écoute de ce « The Invisible Insurrection » plonge l’auditeur dans un état de relaxation à la limite de la neurasthénie. Pour employer un terme très « hype », Desolate aurait-il inventé le premier disque de dub hypnagogic ????


"Divinus" - Desolate

 

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 20:23

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« Post Punk, No Wave, Indus & Noise : Chronologie et chasses-croises » Philippe Robert (2011) Le Mot Et Le Reste

 

 

Philippe Robert est une plume virtuose que j’ai découvert comme beaucoup dans le Inrocks mais qui officie aussi comme auteur de très bons livres sur la musique, notamment « ROCK POP, un itinéraire bis en 140 albums » déjà édité chez Le Mot Et Le Reste.

 

Des cendres encore brulante du grand incendie Punk, qui culmina à cheval sur l’année 1976/77, un autre mouvement musicale en est née : le post-punk. Il fut à la fois une suite et une rupture d’avec le punk qui dès le départ était divisé.

Le post-punk garda certaines de ses références et particularités musicales (urgence, minimalisme, etc..) mais se détacha de son activisme politique pour se recentrer sur l’introspection mentale personnelle (la psyché) et surtout l’Art comme seule voie possible. En quelque sorte, les groupes Post-punk furent les pionniers de l’Art rock. Si on veut être exact, le véritable premier groupe Art rock fut le Velvet Underground qui, avant tous, associa la musique avec d’autres formes artistiques comme la peinture et la vidéo.

En même temps, d’autres courants très proches sont apparus avec celui-ci comme la no wave, l’indus et le noise. C’est de ces quatre-là que traite superbement le livre. Je rajouterai la cold wave qui, bien que présente par certains de ces groupes phares, n’est pas mentionnée comme telle dans cet ouvrage.

Le livre est composé de deux parties.

La première analyse le contexte de départ et chacun de ces mouvements pour les définir. Bien que relativement synthétique (une trentaine de pages), elle n’en est pas moins pertinente.

La seconde est comme une grande playlist chronologique des disques indispensables. Elle couvre plus de trois décennies et va ainsi de « The Modern Dance » de Pere Ubu (1978) jusqu’à « Returnal » de Oneohtrix Point Never (2010). Une double page leur est ainsi consacrée avec photo de la pochette et analyse de l’auteur. Cette partie est tellement réussie que j’ai (re)découvert nombre de bons disques méconnus et , depuis, j’ai envie de tout écouter ou réécouter. Pour les néophytes, cette liste sera une excellente porte d’entrée et d’exploration du Post-punk & Co….


De par son analyse pointue tout en étant très accessible, « Post Punk, No Wave, Indus & Noise » s’adresse autant aux initiés du genre qu’à ceux qui désire découvrir tout un pan méconnu de l’histoire de la musique rock.


Alors, si vous voulez vous replonger dans la musique de cette période « glaciale » mais ô combien créative, vous savez ce qu’ils vous restent à faire. A bon entendeur salut !!!!!!!!!


Note : * * * * * *  * 

 

Ma Playlist Post-punk/Cold wave

 



 

Par Francky 01 - Publié dans : Bandes Dessinées/Livres - Voir les 2 commentaires
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 10:53

 

« Over Under Sideways Down » - The Yardbirds

Ce groupe mythique, dans lequel Clapton, Jeff Beck et J.Page passeront, est pionnier d'un blues puissant croisé de rock sauvage. Ils créèrent la formule de ce que plus tard on appelera hard rock ! Et Page, avec se Led Zepplin, retiendra la leçon !!!

Le premier grand groupe de rock psychédélique, le premier grand groupe tout court ????

Par Francky 01 - Publié dans : indies rock & Pop - Voir les 1 commentaires
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 23:47

TheFeelies-2011.jpg

 

 

Ladies & gentlemen, après plus de 20 ans d’absence, The Feelies est heureux de vous annoncer son grand retour discographique avec « Here Before » !!! Tel pourrait être l’annonce écrite sur le faire-part célébrant la venue au monde de leur nouvel album, le cinquième après « Time for a Witness » en 1991.


 

 

 

1980 : « Crazy Rhythms », son post punk teinté de pop, sa manière unique de marier guitares et voix, ses riffs tranchants, etc………...Vous souvenez- vous ??

 

 

La pochette de « Here Before » montre un petit coin de nature aquatique très idyllique : un bord de lac surplombé d’un arbre majestueux avec en arrière plan une bâtisse. Serait-ce la fontaine de jouvence dans laquelle les membres de The Feelies se sont baignés ?? A entendre l’extraordinaire fraîcheur qui se dégage de leur musique, je pense que oui. Et il serait temps qu’il rencontre le succès car, comme The Pastels, le grand public est resté amnésique à leurs chansons, hormis un socle de fans ultra fidèles. J’espère que cette œuvre va enfin réparer cette énorme injustice !  

Le duo Glenn Mercer et Bill Million s’avent comme personne créer des pop songs capables de faire pleurer le plus sourd des cœurs d’artichauts. Leurs guitares ligne claire (slides, tranchantes, chevaleresques ou solos endiablées) s’enlacent dans la voix chaleureuse de Glenn Mercer, en de somptueuses mélodies, portées par une rythmique d’une efficacité redoutable. Tel est le son The Feelies !

Une musique d’une simplicité pop déconcertante (le traditionnel couplet/refrain et quelques accords). Une simplicité très reposante qui tend à la perfection. Ici, vous ne trouverez pas de constructions sonores à l’architecture complexe et savante. La musique de The Feelies baigne plutôt dans un certain « classicisme » pop. Ils sont les dignes héritiers d’un immense savoir faire Anglo-Saxon.

 

« Here Before » est donc le cinquième chapitre d’une œuvre exemplaire, une pause musicale relaxante au milieu de cette frénésie de sorties discographiques. Et maintenant, plus qu’une chose à espérer : ne pas avoir à attendre 20 ans son successeur !!!!

 

Note : * * * * * *  * 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 3 commentaires
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 20:05

Panda-Bear-Tomboy.jpg

C’est bizarre mais j’ai toujours préféré les aventures soniques en solitaire des membres d’Animal Collective à leurs productions avec le groupe, exceptions faites de « Sun Tongs » (2004) et « Feels » (2005) et encore, à écoute modérée. Même leur dernier album « Merriweather Post Pavilion » ne m’avait pas séduit, malgré l’énorme plébiscite dont il avait bénéficié, m’incitant alors à de multiples écoutes ! En vain…..Bref, c’est ainsi !!!

 

L’an passé, Avey Tare m’avait enchanté avec son « Down There » (critique ici L'escapade solo d’Avey Tare... ) et maintenant c’est au tour de Noah Lennox alias Panda Baer avec « Tomboy » !

Cette année, en 2011, un film portant le même titre est sorti sur les écrans et raconte l’histoire de la dualité sexuelle d’un jeune garçon (« Tomboy » veut dire garçon manqué en anglais). Coïncidence ?? Hasard ??


 

 

Comment succéder, avec succès, au très épique et très admiré « Person Pitch » ??? Panda Bear s’est surement posé la question. Il a donc pris son temps (quatre années), a su évoluer et s’entourer.

Tout d’abord, ses compositions sont plus « pop » que par le passé, moins longues. Mais cela ne veut nullement dire qu’elles se sont assagies, qu’elles sont plus calme. Non, elles gardent un net penchant pour l’expérimentation, baignant toujours dans un doux climat (néo) psychédélique si personnel. On retrouve avec plaisir ces harmonies vocales tordues (comme sur le titre d’ouverture « You Can Count On Me ») faites à partir de chœurs éthérés et de voix, ou plutôt de sons de sa voix. Aquatique, trafiquée avec divers effets (delay, réverb’) ou mis en boucles, elle rayonne de clarté et de mystère. Du grand art sonore, superbement aidé par le mixage virtuose de……..Peter Kember alias Sonic Boom (ex Spacemen 3, Spectrum, E.A.R). Comme pour le « Congratulations » de MGMT, Sonic Boom a mis toute sa science du psychédélisme sonique à profit sur cette œuvre.

Rythmiques Hip Hop, dub hypnagogique, dream pop élégiaque, néo folk psychédélique, post rock neurasthénique, électro pop céleste et poétique…….Difficile de définir le disque de ce créateur hors-norme. En tout cas, les titres baignent dans des ambiances très cinématographique : grands espaces désertiques, jungles tropicales et humides, etc…Cette musique est très atmosphérique. Elle pourrait être la B.O de l’espace mental, de la psyché complexe de Panda Bear !! Un art psyché-thérapeutique ???

Noah Lennox, voyageant en solitaire (comme disait le regretté Bashung), propose un road trip musical chamanique, lysergique et psychologique d’une très grande réussite.

 

Alors, au cinéma ou en musique, « Tomboy », titre de l’année ???

 

Extraits : « Slow Motion »

 

« You Can Count On Me

 

 

note : * * * * * *   * 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 3 commentaires
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 19:32

Coil The Dreamer Is Still Asleep” extrait de “Musick To Play in the Dark Vol 1” (1999)

 

C'est surement le titre le plus hypnotique, entêtant et envoutant qu'il m'ait été donné d'entendre. Ce morceau est tellement évocateur qu'il provoque immédiatement mille et une images mentales. C'est une sorte de B.O électro industrielle des films imaginaires et  oniriques qu'on a en tête......... 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 21:12

B.Eno-2010.jpg

Small Craft On A Milk Sea” de Brian Eno (2010) Warp

 

Ma note : * * * * * *  *

 

Brian Eno aime à ce définir comme « non musicien ». Au départ et face aux grands avec qui il a travaillé, c’est peut être vrai. Mais magicien sonore, génie en production musicale, avant-gardiste et visionnaire hors pair, ça par contre j’en suis sur. Roxy Music, Cluster, The Talking Heads, David Byrd, Moebius (le dessinateur) pour les plus connus, autant de collaborations prestigieuses dont a émané de grands disques ou même pour certains, de véritables chef d’œuvre devenus des classiques intemporels. Qu’auraient été sans lui « Remain in light », « Fear of music » et surtout My ghost of my bush…. ??? En tant que producteur et ingénieur du son, des groupes comme U2 ou Coldplay (« Viva la vida ») ont retrouvé un peu de substance et d’inspiration (voir de crédibilité) en travaillant avec lui. Mais au lieu de se contenter d’élever, de transcender les travaux artistiques des autres, il est également capable de créer entièrement seul des œuvres à l’univers complexe et possède maintenant une très riche discographie. Dans les années 70 début 80, en visionnaire et parfait avant-gardiste, il a aidé a posé les fondations de plusieurs courants musicaux à venir : électronica, ambiant, post rock atmosphérique avec des disques comme « Before and After Science », « Another Green World » ou « Ambient 1-Music For Airports » !!


OK, tout cela, bien que fort pertinent, appartient au passé. Et maintenant ???


En 2010, Brian Eno est revenu avec un nouvel album signé chez Warp. Juste retour des choses car les différentes productions de ce label spécialisé en électronica expérimentale et oblique ou en électro hip hop mutant lui doivent énormément. Ainsi la boucle est bouclée.


Small Craft On A Milk Sea” est une oeuvre complexe, dense, tellement riche qu’il faudrait des centaines d’écoutes avant d’essayer d’en faire le tour. La pochette montre un désert aride. Mais l’univers qu’elle renferme est à l’opposé ou elle est l’oasis luxuriant que la photo ne montre pas, comme hors champ.


Tout débute par une succession de trois titres (« Emerald and lime », « Complex heaven » et « Small craft on a milk sea ») ambiant à l’atmosphère calme, sans beat ou parfois de simples bribes de rythmes très doux. Mais « Flint march » est là pour nous dire que ce ne sera pas qu’un disque d’ambiant. Une rythmique dans le plus pur style drum’n’bass hardstep démarre et s’impose, reprise sur le suivant « Horse », en plus rapide encore. L’ambiance de l’album prend une autre tournure, plus dark, plus torturée. « 2 forms of anger » ne va pas adoucir la chose. Il s’étire ainsi quand au ¾, des guitares et une batterie viennent en renfort de cette charge des Walkyries version industriel ! Pour apaiser l’ambiance, et l’auditeur alors arasé et lessivé, une basse lente et mélodique domine « Bone jump » sur des break-beat downtempo et de somptueuses mélodies de synthés. « Dust shuffle », avec sa basse vrombissante, amène un petit coté dub. « Paleosonic » semble avoir été composé avec un robot en furie qui aurait testé les machines et divers samples de solos de guitares, de bruits et autres bips électroniques. « Slow ice old moon » et « Lesser heaven » sont totalement sans rythme et très planant, tout comme le plus sombre et mystique « Calcium needles », qui aurait put être un morceau inédit de « Cluster II » (Cluster). « Emerald and stone » est une variation stylistique du premier titre de l’album. Et “Small Craft On A Milk Sea” se clôture par 3 autres superbes morceaux d’ambiant, « Written forgotten », « Late anthropocene » et « Invisible ».

 

Brian Eno a créer, avec ce « Small Craft On A Milk Sea », une œuvre expérimentale, éclectique, électronique et cinématographique, sorte de B.O onirique et poétique de son film mentale. Encore un bijou de plus à une disco qui en compte pourtant beaucoup.

 

Titre n°1 « Emerald and lime »

 

Titre n°6 « 2 forms of anger »

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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