Partager l'article ! "Bleu pétrole" de Alain Bashung !!!: Comment parler d’un tel chef d’œuvre ? Comment décrire les émotions ...
MUZIKS ET CULTURES
Le blog de Francky 01
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" Lavoisier.
Comment parler d’un tel chef d’œuvre ? Comment décrire les émotions, les sensations ressenties à chaque une de ses écoutes ? Je ne sais pas. Peut être en étant le plus sincère possible, en se tenant au plus près de l’état de conscience poétique dans laquelle ce disque nous emmène. Car il a un pouvoir. Le pouvoir de mettre son auditeur en symbiose avec lui, de l’entraîner dans la communion magique des noces païennes de la grâce, du sublime et du génie. Un album que l’on n’écoute pas, au sens premier du terme, mais que l’on vit, que l’on traverse. C’est un voyage. Un voyage (en solitaire) fascinant et énigmatique dans l’univers d’un artiste au sommet de son art.
Ne tournons pas autours du pot. Comme vous l’aurez compris, j’ai adoré le dernier Bashung que j’écoute en boucle depuis sa sortie, et qui me dévoile encore de ses mystères.
En 2002, était sortie « L’Imprudence », sommet expérimental et virtuose de rock symphonique, d’avant-garde, de recherches sonores et mélodiques saupoudrées de touches subtiles d’électronica. Un Everest musicale de la chanson made in France. Un disque semant définitivement toute la concurrence. D’ailleurs, face à tant de génie, beaucoup ont renoncé, serait-ce qu’à l’égaler. C’est donc à ce « monstre » qu’il avait enfanté, que Bashung devait donner un frère. Et il a relevé l’exploit avec ce « Bleu pétrole », suite très respectable explorant de nouveaux horizons. Un retour vers une musique plus pop, vers le folk de « Osez Joséphine ». Une relecture personnelle de l’Américana et de ses grands espaces, version Will Oldham, Dylan et Neil Young. Mais dans sa caravane folk, il a embarqué des baroudeurs de haute volée. Gaëtan Morel de Louise Attaque qui a écrit et composé six titres. Joseph d’Anvers et Arman Méliès (ultra présent en 2008 après son opus solo « Casino » et « Ersatz » de Julien Doré). Tous les trois prouvent la richesse d’écriture de la nouvelle scène française. Et un vétéran, l’ami fidèle Gérard Manset. Il signe plusieurs titres, comme le chef d’œuvre de l’album, l’inégalable et mélancolique « Comme un lego ». Sur plus de neuf minutes, Manset lui offre une partition époustouflante et épique, où il survole ce morceau à très haute altitude, dans des contrées connues que de lui. Il l’interprète avec tant de force et d’émotion que l’on jurerait qu’il l’a écrit. Autre titre de Manset, la relecture de « Il voyage en solitaire ». Coté reprise, hommage à Leonard Cohen avec un « Suzanne »et sa basse très jazzy.
C’est donc un Bashung au top, malgré de graves problèmes de santé, qui trône au zénith de la chanson/rock française. Avec lui, l’avenir de la chanson made in France s’annonce encore palpitant !
Ma Note : * * * * * *
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