Mercredi 7 septembre 2011
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« Len Parrot's Memorial Lift » – Baxter Dury Rough Trade (2002)
note : * * * * * *
*
« Happy Soup » - Baxter Dury
est récemment sortis dans les bacs. Se fut pour moi un véritable électrochoc, une double découverte. Celle du disque tout
d’abord, d’une immédiate efficacité. Mais au-delà de cette œuvre, il y a eu aussi et encore plus précieuse, celle d’un auteur dont j’étais honteusement passé à coté. Son nom : Baxter
Dury.
Ainsi sous le charme, je n’ai pu que poursuivre l’exploration de son univers. Car cette Rencontre avec un artiste génialissime fut un énorme coup de cœur,
rare, puissant, envoutant et obsédant. Son talent d’écriture et de composition, sa voix, ce minimalisme instrumental et cette simplicité pour tant de musicalité, ses mélodies, bref tout
cela m’avait littéralement fasciné. Afin de mieux l’appréhender et le comprendre, je suis remonté à la source originelle, c’est à dire à sa première œuvre, son « premier
regard » !!!
Après l’écoute d’un tel disque
(“Happy Soup”), je me suis dis que les débuts de son auteur n’ont put être mauvais. Alors, ce « Len Parrot's Memorial Lift », a-t-il répondu à toute mes attentes ???? A-t-il tenu toutes les promesses que j’avais secrètement
fantasmé ???
Et ben oui, et même bien plus, car nouvelle découverte et nouveau coup de foudre !!!
Quarante minutes, neuf morceaux fleuretant avec le sublime, oscillant entre ballades opiacées, pop lancinantes ou plus rythmées,
harmonies vocales célestes, chœurs éthérés et folk-rock au psychédélisme hypnotique.
Un disque Pop parfait, sous influence de Sparklehorse (surtout « It’s a Wonderful Life » 2001) et du
Velvet Underground, dont il a même samplé leur « Oh! Sweet Nuthin' » (extrait du très pop « Loaded » 1970) sur son second morceau « Oscar Brown ».
Mais, qu’est-ce qui explique une telle réussite ? Que trouve-t-on au sein d’un si grand disque ???
De joyeuses mélodies gorgées de soleil et superbement ciselées sortent des claviers électriques vintages. Des guitares virtuoses
mais qui évitent le « m’as-tu vu » pompeux. Malgré tout, elles peuvent laisser échappées quelques petits solos biens placés ou être jouées façon cool country-folk,
c’est à dire slides.
Ces mélodies, digne travail d’un grand artisan d’Art, illuminent des arrangements faussement simplistes. La voix du maître des
lieux me fait penser au croisement de Mark Linkous avec un Mike Skinner plus pop.
Les morceaux alternent contemplation, douce mélancolie ou gaieté. Ils sont soit planants ou plus efficaces, comme le titre
éponyme du disque, avec sa montée finale céleste, véritable moment de bravoure et de lyrisme cool.
Bien que Baxter Dury soit multi-instrumentiste, auteur et compositeur, ce disque n’est nullement une oeuvre d’un
génie autiste, enregistrée reclus dans son studio comme un ermite solitaire. On y retrouve de prestigieuses collaborations :
Les Portishead Adrian Utley et Geoff Barrow, son pote Richard
Hawley et la voix de Johanna Hussey pour plusieurs duos et des chœurs. Telle la sirène du Mississippi, elle envoute l’auditeur en apportant une douceur et une sensualité
féminine et se marrie à la perfection avec celle plus rocailleuse de son hôte.
La production soyeuse, confiée à Craig Silvey, finie de polir superbement ce petit diamant qu’est ce « Len Parrot's Memorial
Lift ».
Au final, une première œuvre sincère et très attachante, contenant déjà toutes les bases d’un univers et d’un style très personnel. Son indie pop/rock psychédélique ne cessera d’évoluer
jusqu’à « Happy Soup », dernier album en date. Mais surtout, Baxter Dury a
réussit le difficile pari, dès son premier essai, à ce que le public s'intéresse à Baxter car lui y voyait d'abord
Dury (le fils de Ian). Malgré sa filiation paternel, il a tout simplement réussit à se faire un prénom. Chapeau !!!
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