Neil Young

Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 17:47

NeilYoung5.jpg

 

 

Hier soir, j’ai mis en ligne ce post sur « Like A Hurricane », plusieurs versions. Ce matin, ne travaillant pas, j’ai re-visionné les deux vidéos du Loner, surtout la deuxième. Et là, je me suis rendu compte que je n’avais pas tout dis, qu’envahis par tant d’émotions musicales, il fallait que j’écrive. De plus, je repense à ce film que j’ai regardé ensuite hier soir, « La Route », adaptation plutôt réussie du roman de Cormac MacCarthy (dont j’aimerai vous reparler).

Cette seconde vidéo, extraite du film « Year Of The Horse » (Jim Jarmusch), est splendide (pas la piètre qualité visuelle mais la force dégagée). Elle commence par la fin d’un morceau (je ne sais plus lequel), passage très noisy, larsens et instruments malmenés, tout de bruit blanc et de fureur comme du My Bloody Valentine ou Sonic Youth. Et là, au milieu de ce chaos sonique, émergent ces premières notes à la pureté cristalline, immédiatement identifiable : celles de « Like A Hurricane », mon Neil Young préféré, avec « My My, Hey Hey (Out of the blue) » !


Un voile de douceur s’abat alors sur la scène et l’on saisit (tout comme le public en transe) que le grand moment d’apothéose du concert arrive. Mais le génie de Jarmusch, c’est qu’au début du chant de Neil, il superpose à cette image (par un magnifique fondue-enchainé) une autre issue du même morceau, mais dix plus tôt. Flash-back ! On voit le même Neil, cheveux longs, voix à l’identique et son fidèle groupe The Crazy Horse mais quelques années en moins. Et toujours la même puissance scénique se dégage. La magie opère et ce moment résume toute ma croyance et ce que j’aime en cette artiste.


Pour terminer le morceau, retour au chaos sonore du début, telle une boucle temporelle. Neil pose la guitare et manipule les énormes bougies posées sur la scène, tel un chamane dans un rite hypnotique sacré ! Comme le dit Jarmusch dans « Year Of The Horse » :


« Neil est à la fois le feu sacré et l'homme qui veille sur le feu sacré ».

 

Et la boucle est bouclée. « Rock’n’roll is here to stay» !!!

 

Par Francky 01 - Publié dans : Neil Young - Voir les 0 commentaires
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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 22:15

Neil Young "Unplugged" (1993)

Neil Young ("Broken Arrow" Tours 1996)
Vidéo issu du film “Year Of The Horse” de Jim Jarmusch alternent images d’archives et du concert de la tournée 1996, de ce même morceau. Un grand moment d’anthologie, épique, de bruit et de fureur. Le loner & The Crazy Horse au sommet de la grâce et de la beauté !!!

The Walkabouts "Death Valley Days (Lost Songs & Rarities 1985-95)"

Niels Lofgren "The Loner, Niels Sings Neil" (acoustic version)

Par Francky 01 - Publié dans : Neil Young - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 18:48

Actuellement, suite à son dernier album, est disponible sur Youtube une vidéo tournée par Adam Vollick, dans un noir & blanc magnifique et d’une durée de 39 min environs. On y voit le loner (qui n’a jamais aussi bien porté son surnom) avec ses guitares acoustiques et électriques (et divers effets) interprété ses 8 derniers titres de « Le Noise » !

 

 

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 19:53

N.Young-2010-copie-1.jpg

Neil Young "Le Noise" (2010)

 

Ce mardi 27 septembre, le Loner alias Neil Young est de retour ! Il sort son nouvel album, "Le Noise", un ans après "Fork in the road".

Tel un griot africain, il est seul avec sa superbe voix nasillarde, uniquement accompagné de ses guitares, troubadour des temps modernes, chamane rock. 

Certains titres sont joués à la guitare acoustique. Mais comme pour "Weld" (1991) ou la B.O de "Dead Man" (1996),  la guitare électrique règne en maître sur nombre de morceaux, avec son cortège d'effets (saturations, slide, etc..). Alors, son instrument semble faire corps avec lui, ne faire qu'un.

L'oeuvre s'aventure alors vers des terres sonores plus expérimentales, parfaite alchimie entre la douceur du folk et la fureur du rock noise !

Et Neil prouve ainsi qu'il faut toujours compter sur lui.

"My my, hey hey

Rock and roll is here to stay

It's better to burn out...."

 

Je nai hélas pas encore ce disque mais il est en écoute intégral sur deezer ici : link

 

"Love and War" ballade acoustique de toute beauté.

 

 

 

Le plus électrique et tout aussi magnifique "Angry World".

 

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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 15:32

NeilYoung-TheSquires-1963_premier_disque.jpg

 

 

Regardez bien ce disque car ce n’est pas un vulgaire 45 Tours, ce n’est pas n’importe lequel. Ce 45 Tours, objet de culte, de fascination et de rêverie personnelle, c'est LE premier enregistrement de Neil Young.

Bref rappel historique : Septembre 1963. Grâce à une radio locale, Neil Young enregistre, avec son groupe les Squires, ce disque sur un tout petit label indépendant V Records. Un 45 Tours, deux faces et uniquement instrumentales. Face A : « The Sultan » et face B : « Aurora » ! La suite ? Neil se laissera pousser les cheveux, quittera l’école, achètera une Gretsch orange et se mettra au chant (décomplexé par la voix nasillarde de Dylan) avec, au départ, un succès plus que mitigé. A cette époque, ils reprennent, avec le concours de la fée électricité, des standards de musique folk. C’est lors d’un de ses concert avec les Squires qu’il rencontrera un certains Stephen Stills qui sera alors très impressionné par Neil. Des années plus tard, il déclarera même « qu’il était le premier à avoir joué du folk rock » !!!!

Je serais un homme heureux si un jour, je pouvais ne serait-ce que l’entendre. J’imagine aisément l’émotion ou plutôt le flots d’émotions m’envahissant à l’écoute de ces deux titres. Mais pas n’importe quels titres. Ils représentent la genèse, les premiers pas artistique de cet immense songwritter, sorte de source artistique originelle !

Il me vient à l’esprit ce film de Théo Angélopoulos « Le regard d’Ulysse » (1995). Le héros, un réalisateur exilé (joué par Harvey Keitel), revient dans les Balkans à la recherche des bobines originales du premier film des frères Manakis. Il veut ainsi trouver le premier enregistrement cinématographique de l’histoire de son pays, un film vierge de tout. Mais c’est surtout son premier regard à lui, son inspiration qu’il espère (re)trouver !

Si par hasard quelqu’un le possède en MP3 et souhaite le partager, alors....« I’m your man » !!!!!!!!! MERCI..

Par muziksetcultures - Publié dans : Neil Young - Voir les 5 commentaires
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 15:44

Neil_Young_-_Everybody_Knows_This_Is_Nowhere_(Front)

 

C'est en mai 1969 que sort ce second album de Neil Young, le premier avec The Crazy Horse.

Ce disque sera la fondation du son Neil Young & The Crazy Horse.

Un disque inusable, indémodable car au delà des modes et autres "hypes" préfabriquées. Un disque sauvage, "roots", sorte de blues rock épileptique. La guitare du Loner y fait des merveilles. 40 ans déjà et Neil Young est toujours là. C'est un modèle inégalable de vieillissement digne dans le rock, un modèle !            

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Neil Young - Voir les 0 commentaires
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 19:16

 

"Dead Man" de Jim Jarmusch, musique de Neil Young (1996).

La B.O signée Neil Young est superbe. Seul, "loner" avec sa guitare électrique, il a joué en regardant la projection de ce film atypique et a improvisé, illustrant à merveille cette errance du personnage de Blake (Johnny Deep) dans ce western décalé, poétique et onirique !

"Dead Man", western psychédélique ? Film des morts ? Road-movie chamanique ??? A vous de jugez !!!

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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:01

Nyoung_1970 "Everybody knows this is nowhere" de Neil Young.

Après son premier disque solo, Neil
n'est pas content. Le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes, notament du à  un mixage expérimental. En effet, la maison de disque a voulu tester un nouveau procédé rendant sa voix quasiment inaudible. Il part donc à L.A pour retrouver un groupe qui avait  déjà croisé sa route, The Rockets. Il embarque Danny Whitten (guitare, choeurs), la section rythmique, Ralph Molina (batterie) et Nick Talbot (basse) et les renomme du nom d'un chef Indien, Crazy Horse.
Avec l'ingé son David Briggs, ils s'enferment tous en studio pour produire un disque, mais quel disque !!


3 titres se démarquent immédiatement, pour devenir de futur classique : "Cinnamon Girls", "Down By The River" et "Cowgirld In The Sand", le dernier composé quand le Loner avait 40 °C de fièvre.
Beaucoup considèrent "Harvest" comme la pierre angulaire de son oeuvre. C'est vrai et faux à la fois car "Everybody Knows This Is Nowhere" est la matrice de sa face électrique, rock et rageuse.
En effet, dans cet album de bruit et de fureur, toutes les composantes rock Neil Youngienne sont là :

son brut, cru et dépouillé, blues rock primitif, jeu de guitare original et virtuose, longues parties instrumentales, et la voix ! Grâce aux choeurs de D.Whitten, Neil se sent pousser des ailes. Il reprend confiance en elle.

Pas à dire, c'est la pierre de Rosette de son oeuvre, un absolue rock, son Xanadu !
Un an après, en 1970, ce sera "After The Gold Rush", enregistré en Angleterre.     

 

A suivre......

 

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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 01:42

Le Loner alias Neil Young est de retour ! Un album solo est prévu courant mars. On se régal d'avance. Son titre est déjà connu : "Fork In The Road" !

Ses archives, promises depuis longtemps, vont être exhumées. En effet, "Neil Young Archives, Volume I : 1963/72", sortent le 24 février. Attendues par les fans comme le Graal, elles pourront être enfin disponibles. Cela  représente la période où il jouait au sein des Buffalo Springfield et le début de sa carrière solo, soit 8 albums (3 avec Buffalo Springfield et 5 solo).


Ceci après les rééditions de deux lives sublimes, "Live At Massey Hall 1971" et "Live at Filmoore East 1972" et un autre dernièrement "Live at Canterbery House 1968" !!

Un pur régal pour les fans du chamane rock. 


2009 sera l'année du King Neil "The Loner" Young   !!


Neilyoung_livemasseyhall_71_2 Neilyoungliveatfilmoore Nyoung_sugarmountainlive_68jpg

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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 17:18

Je sais, j'ai déjà souvent parlé de Neil Young sur ce blog, mais je ne peux m'empêcher de récidiver. Je vais même créer une rubrique spéciale Loner.

Voici donc ma selection, forcément subjective et personnelle parmi sa magistrale discographie, de mes albums préférés  de ce chamane du folk rock !

Album200150_2   

"EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE" (1969) : Second opus solo fondateur du son Neil Young & The Crazy Horse : brut et épuré, mélodies superbes, savant mélange de folk, de country et de rock teinté de blues. Sur ce disque se trouvent les classiques "Cinnamon girl" qui ouvre l'album, "Down by the river" et "Cowgirl in the sand", deux titres de blues-rock lyriques et épiques de plus de neuf minutes !

 

 

 

 

 


Harvest  

 

 

"HARVEST" (1972) : Enorme succès devenue culte aujourd'hui, cet album est un sommet de folk et de country-rock aux arrangements magnifiés par un orchestre symphonique. Un chef d'oeuvre bucolique, rural et emplie de liberté !

 

 

 

 

 

 

 

Album200151


 

 

"ON THE BEACH" (1974) : Neil convoque la fée électricité. Blues épileptique, guitares slides, atmosphère glauque et dépressive, finit la période post-hippies de "Harvest" et son folk-country pour un retour à la dure réalité ! Longtemps le Graal tant recherché des collectionneurs de vinyls, "On the beach" a enfin été réédité en c.d en 2003.

 

 

 


Album2001586   

 

 

"ZUMA" (1975) : Peut-être sa pochette la plus moche, mais pour moi, son meilleur disque ! Le guitariste Danny Whitten, mort par overdose, est remplacé par Frank Sampedro au sein du Crazy Horse. Album de l'apaisement et de la sérénité. Exit la période dépressive post-"Harvest" ! Sommet de cette oeuvre, l'incontournable "Cortez the killer".

 

 


Tonightsthenight   

 

 

"TONIGHT'S THE NIGHT" (1975) : Neil est au plus mal après les décès de deux de ses proches, Danny Whitten et le roadie Bruce Berry. Sous l'emprise de l'alcool et des drogues, il plonge dans les méandres de son âme torturée pour créer ce disque noire, sombre et dépressif, sorte de grand exorcisme quasi chamanique. Un chef d'oeuvre à la beauté malade !

 

 

 


Arcweld Neilyoungthecrazyhorse_arc  

 

 

 

 

 

 

 

 

"ARC-WELD" (1991) : En pleine période grunge, shoegaze et noisy, album live enregistré lors d'une tournée d'anthologie, dont Sonic Youth assurait les premières parties. Résultat :   

"WELD", double c.d remplis de tubes joués a 100 à l'heure comme "Crime in the city" ou "Cinnamon girl", d'interprétations épiques de titres comme "Cortez the killer" ou l'indépassable "Like a Hurricane".

 

"ARC", disque composé d'une seule et longue plage de plus de trente minutes, dérives bruitiste faite de digressions sonores, de guitares noise, de drones, préfigurant ainsi la b.o de "Dead man" ! Nirvana, Radiohead, My Bloody Valentine, Sonic Youth, Pixies, Slowdive, Ride & pas mal de groupes shoegaze et/ou "bruitiste" ont pris des notes..........Sa descendance semble infinie !

 


Mirrorball

 

"MIRROR BALL" (1995) : Sans ses fidèles Crazy Horse mais accompagné du groupe grunge Pearl Jam (non crédité pour d'obscures raisons commerciales), le Loner signe-là un disque électrique, rock'n'roll et prouve qu'à cinquante ans, il n'a rien perdu de sa fouge légendaire.




                    

 

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Neil Young - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 11:36

Sleeps2_2

Ce matin, de retour d'un camp indien pour le boulot où je n'ai pas écouté de muzik (si c'est possible), le besoin de ma dose de Neil Young quotidienne se fit ressentir. Et l'imagerie indienne colle tellement avec lui que cela coulait de source ! Alors, tel un "junkie" en manque, je recherchais dans ma discothèque lequel j'allais retenir ! Ce fut "Sleeps with angels" !

Après le folk lunaire de "Harvest moon" (1992) et l'acoustique de "Unplugged"(1993), retour à l'électricité, au rock lourd, à la puissance sonore ! Sortie en 1994, alternant tempête et accalmie, fureur et calme, ce disque prouve que le vieux loup est loin d'être mort et enterré ! D'ailleurs, l'année suivante, il va récidivé avec  l'électrique "Mirror Ball", accompagné cette fois par le groupe grunge Pearl Jam.

L'album s'ouvre avec "My heart", titre au clavier très baroque. Suivent alors 11 autres morceaux, alternance de ballades folk ("Prime of life", "Train of love"), d'errances hypthnotiques, contemplatives annonçant la B.O de "Dead Man" ("Blue Eden, Safeway Cart"), de furies punk/grunge ("Piece of crape"). Le titre "sleeps with angels", complainte aux guitares tranchantes et gémissantes, est un hommage à Kurt Cobain. Neil, son ami, fut très marqué par son suicide. En lettre posthume, le chanteur de Nirvana laissa ces quelques mots issue de sa chanson "Hey hey, my my" tiré de l'album "Rust never sleeps" : "It's better burn out than fade away" (Mieux vaut exploser que de s'éteindre à petit feu). Le vieux loup s'en veut, rumine et hurle cette chanson, véritable chant funeste, exorcisme chamanique ! L'album se termine au saloon, sur un air de blues-folk déglingué, lacinant et répétitif, boite musicale magique ("A dream that can last") !

Je parle souvent de Neil Young sur ce blog car il représente beaucoup pour moi : créativité, liberté, intégrité, longévité, etc..C'est surement l'un des artistes le plus important de ces trente dernières années !!!!

 

 

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 19:52

N.Young-1972_Harvest.jpg

J'inaugure avec cette note une nouvelle série d'articles me tenant particulièrement à coeur et consacré à "MES ALBUMS CULTES". Vaste débat en perspective car ce choix est totalement subjectif mais assumé ! Et pour le premier, je vais vous parler d'un disque légendaire, "Harvest" de Neil Young.

"Harvest" est peut-être le disque le plus populaire du "Loner" (meilleur vente 1972, classé n°1 au Billboard). Unanimement reconnu par la critique et les fans comme l'un des albums majeurs de l'histoire du rock, il est régulièrement cité dans toutes "discothèque idéale" qui se respecte !

"Harvest" est donc le quatrième album solo de Neil. Véritable pierre angulaire de son oeuvre, il ouvre superbement une "trilogie rurale" qui se poursuit avec "Harvest Moon" en 1992 et se conclue en beauté avec "Prairie Wind" en 2005. Sortie en 1972, il a été enregistré avec des musiciens de renom de Nashville, The Stray Gators alias Ben Keith (guitare steel), Kenneth Buttrey (batterie), Tim Drummond (basse), Jack Nitzche (piano, guitare slide et arrangements) et John Harris (piano). Mais l'on retrouve aussi ses acolytes Crosby (David), Stills (Stephen) and Nash (Graham) ainsi que Linda Ronstadt et James Taylors pour les choeurs. Rien que ça ! Neil, quand à lui, chante, joue de la guitare et de l'harmonica. Pour 2 titres, "A man needs a maids" et "There the world", il fait même appel au London Symphony Orchestra. Grâce aux cordes et aux cuivres de l'orchestre, magnifiants ainsi ces morceaux, son folk planant et sa country rurale prennent une dimension épique et lyrique, rarement égalé depuis.

Personnellement, c'est avec ce disque que j'ai découvert Neil Young. C'est une formidable clef d'entrée dans l'univers de ce "chamane rock" ! Disque relativement court (11titres pour 37min), c'est une véritable ode à l'Amérique rurale et profonde, à la face obscure du fameux "American Dream" ! Car derrière ces morceaux à l'apparence bucoliques et apaisés, l'orage gronde, un peu comme un "Twin Peaks" avant l'heure ! Ainsi, drogue et déchéance (Are you ready for the country et The needle and the damage done), racisme (Alabama) côtoient l'amour et le fait d'être père (A man needs a maids), la quête spirituel à la recherche d'un "coeur d'or" (Heart of gold) !

Produit de main de maître par Neil Young et Jack Nitzche, "Harvest" malaxe subtilement rock, folk, country et orchestrations monumentales ! Et bien des années après, il reste encore une référence absolue en la matière, source intarissable d'inspiration pour tout aspirant Folk rocker ! La pochette au design sobre, épuré et rustique, de couleur beige orangée, est maintenant rentrée dans toutes les mémoires.

Mais ne pouvant s'arrêter en si bon chemin, deux ans plus tard il sortira "On the Beach", suivit de "Tonight's the night" et "Zuma" en 1975. Et ces trois disques sont tous des chef-d'oeuvres, véritables sommets glauques, profonds et hantés à la "beauté malade". A croire que les années soixante-dix appartenait à Neil Young ! Mais ça, c'est une autre histoire !!!!!!!!

 

Ma Note : * * * * * *  *

 

 

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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 11:19

JimJarmusch-1996-year_of_the_horse.jpg

Depuis quelques temps, 2 ou 3 ans, je découvre réellement le "loner" du rock, alias NEIL YOUNG ! Bien-sur, je connaissais la fantastique B.O de "Dead Man" de son pote Jim Jarmusch mais je n'avais jamais écouté sérieusement ses albums. Et c'est une véritable plongée en apné dans les abymes rock que j'effectue tant son oeuvre est immense, bouleversante de sincérité, d'autenticité et de créativité ! C'est un véritable résistant, un symbole absolu du veillissement digne dans le milieu du rock, peut-être le seul.

Hasard du calendrier télévisuelle, récemment la TNT chaine Virgin 17 a diffusé "Years of the Horse", le superbe documentaire que Jim Jarmusch lui a consacré. Lui, le fan de le première heure et ami l'a suivit dans son épique tournée de 1996, accompagné de son fidèle groupe le Crazy Horse ! Entièrement filmé en super-8, ce film alterne interviews et morçeaux live. Mais la véritable idée formelle est d'avoir monté en paralèlle les prestations live de 1996 avec des archives d'un concert de 1976. Ainsi, les deux couches de films mixées ensemble provoquent un déphasage temporel, montrant à quel point la force de frappe de ce groupe est resté intact et la voix de Neil aussi pure et sincère, malgré les années !

L'autre intéret est dans les confidences du groupe. Ils reviennent sur l'épisode tragique du décès par overdose de leur ancien guitariste et ami, Danny Whitten. Tout en pudeur, on comprend le traumatisme encore présent que cette tragédie a eu sur le groupe ! Et cette scène d'ouverture où chaque membre se présente face caméra. Là, Neil Young de déclarer : "Je suis juste le guitariste de Crazy Horse". Elle résume à elle seul l'union et l'humilité qui les unis ! Ainsi, "Year of the horse" fait partie, sans conteste, d'un des meilleurs documentaires-rock, ou rockumentaire.

Depuis ma "découverte" de cette icône rock, j'ai écouté nombre de ces albums. Dans mon panthéon personelle, se trouve la matrice fondatrice "Everybogy know this his nowhere" (1969), l'épique sommet folk-rock-country "Harvest" (1972), l'électrique "On the beach"1974, l'émouvant et sombre "Tonight's the night" (1975 et dédié à Danny Whitten) et la même année son chef d'oeuvre méconnu "Zuma", l'antirouille "Rust never sleep"1978, le grungy "Mirror Ball" (1995) joué avec Pearl Jam, l'acoustique "Live at massey Hall" (1971) seulement rédité en CD, etc..

"Neil est à la fois le feu sacré et l'homme qui veille sur le feu sacré" dixit Jim Jarmusch ! Cette phrase résume à elle seule parfaitement Neil Young. Un artiste incorruptible, créatif, vouant sa vie entière à la musique, n'acceptant aucun compromis et exemplaire tout le temps, même dans les fatidiques années 80 pour nombre de grands noms du rock (même si ce n'est pas sa meilleur période) ! Il a presque tout joué : folk, rock, country et même le grunge dont il est reconnu comme le parrain par Nirvana entre autre. Et que dire de ces trois derniers albums (2005, 2006, 2007) et de son engagement anti-Bush, notamment sur "Living with war" de 2006 !

Je pourrais encore parler des heures de ce "Chamane-rock" tellement il m'a touché. Mais au lieu de blabla, le seul conseil que modestement je donnerai, c'est de plonger dans son oeuvre. En commençant par "Harvest", "Everybogy know this his nowhere" et "On the beach" qui sont de bonnee clés d'entrée dans son univers. Et aussi de visionner "Year of the horse" afin de saisir la puissance de feu de Neil  Young & The crazy horse en action ! En espérant vous avoir conquis à sa cause, a +

 

Petite sélecta subjective et personnelle :

 

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