Electro/Dub/Hip Hop

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 00:13

Nicolas Jaar  a sorti son premier album « Space is Only Noise » ce début d’année. Un disque d’électro downtempo/ambiant aux influences nu-jazz ou soul. Je ne suis pas fan de l’ensemble mais certains titres sont très réussis. « Space is Only Noise if You Can See » est de loin mon préféré, carrément obsédant même avec sa montée progressive, son beat technoïde, son dub hypnotique, son ambiance dark poétique, sa voix au ralentie et sa production atteignant des sommets de virtuosité et de raffinement ! Un véritable rouleau compresseur sonore tout en finesse. La classe quoi !!!

 

Titre n°8 “Space is Only Noise if You Can See” - Nicolas Jaar


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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 18:08

 

Un morceau de la prometteuse chanteuse Lan Del Rey, "Video Games", remixé par LE magicien de l'ambiant dubstep à l'univers onirique et psychédélique, Balam Acab !!!

Balam Acab, producteur électro 2011 ??????

 

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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 11:22

0-2011-BalamAcab-Wander_Wonder.jpg

« Wander / Wonder » de Balam Acab Tri Angle (2011)

Note : * * * * * *   *

Depuis fin aout, j’écoute régulièrement sans aucune lassitude et toujours avec beaucoup d’émotions, souvent le soir au casque dans mon lit « Wander / Wonder ». Cet album devient alors un compagnon de nuit idéal. Son auteur ? Balam Acab ou Alec Koone de son vrai nom, jeune producteur américain de 20 ans n’ayant à son actif qu’un seul EP («  See Birds ») avant ce superbe disque.


La magnifique pochette de « Wander / Wonder » pourrait parfaitement résumer visuellement son contenu : Une percée lumineuse bleutée dans une immense obscurité, comme une lumière venant du fin fond de l’océan, imagerie onirique ! Ok, mais concrètement, ça donne quoi ?

 D’obédience électronique lo-fi, cette musique tend vers un dubstep sous tranxène, de l’ambiant mélancolique et poétique, de l’electronica aquatique, une dream pop atmosphérique et un psychédélisme hypnotique.

Dans cet album court (36 min), ses 8 morceaux ne semblent faire qu’un seul bloc dont il est difficile d’en extraire un titre plus que les autres. Balam Acab a réussi à créer une œuvre d’une cohérence totale. Mais plus qu’un simple album, c’est un véritable voyage sonore que l’on parcourt comme hypnotisé, fasciné par tant de beauté et de recherches soniques. On plonge dans cet univers comme les héros du film « Le grand bleu » dans l’océan. On s’imagine nageant en apnée dans les profondeurs, observant les innombrables beautés qui apparaissent au fur et à mesure que le disque avance.

J’ai souvent lu ça et là des comparaisons au producteur anglais Burial. Perso, je n’avais pas fait le rapprochement mais si je devais les comparer, ce serait alors un Burial plus lumineux, lo-fi et beaucoup moins déshumanisé, moins urbain aussi.

Dans l’univers de Balam Acab, on trouve pêle-mêle : des ambiances cotonneuses, des claviers analogiques, des fragments épars de rythmiques délicatement posées ainsi que des voix éthérées, des sonorités aquatiques et cristallines remplies de grésillements et de saturations…..

C’est un grand trip cosmique, un voyage sensoriel et onirique au ralenti. C’est le genre de disque qui permet de vous échapper de la grisaille quotidienne en vous emportant ailleurs : nager avec les dauphins, batifoler au fond de la mer avec les sirènes, ou……tout ce que votre imagination préférera !


Tout cela, et même beaucoup plus, concours à faire de ce disque LA grande œuvre atmosphérique de l’année.

L’ouverture « Welcome »

 

Titre n°6 “Oh, Why

 

 
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 00:42

NewOrder-1983-BlueMonday.jpg

 

 

 

 

Tout début des années 80’ : Les membres de Joy Division ont déjà survécu (tant bien que mal) au suicide de leur chanteur Ian Curtis, se sont rebaptisé New Order et ont même sorti « Movement » (1981), sorte de deuxième « premier album ». Mais c’est en 1983 que les quatre musiciens de Manchester vont réaliser leur plus gros coup. La même année de la sortie de leur second LP « Power, Corruption & Lies », ils vont créer le titre technologique et futuriste « Blue Monday » (maxi 45T le + vendu de tous les temps). Ce morceau fait de sonorités synthétiques (divers claviers), d’une mélodie ultra efficace et très happy, de quelques riffs de guitares, de breaks, de basse hypnotiques et de beats répétitifs (boites à rythmes) peut être considéré comme le premier titre de Techno moderne, la Matrice originelle. D’ailleurs, réécoutez-le pour vous rendre compte que, malgré la production de 1983, il n’a pas pris une ride. 

 Suite à ce succès, ils partent à New York enregistré le Maxi « Confusion », avec le très en vue producteur Arthur Baker. Nouvelle bombe qui allait exploser les « dance floor » des clubs new-yorkais (et faire vraiment connaitre New Order en Amérique) !!

C’est donc un groupe de rock qui posera les bases sonores du (futur) mouvement techno en créant un pont entre indie rock et dance music (le fameux style Madchester). Belle et magistrale leçon donnée à tous les puristes et autres défenseurs de chapelles et du cloisonnement des genres !!!

Avec Joy Division, ils avaient déjà été des acteurs fondamentaux de l’histoire du rock moderne (Post-punk / Cold Wave).

Mais avec New Order, ils vont en plus rentrer dans l’histoire de la musique électronique. Ils feront même partis des précurseurs de l’acid-house / techno et en seront les diffuseurs principaux sur le continent européen via leur label Factory Records et le club l’Hacienda. Ils influenceront également quantité d’artistes producteurs électroniciens (aujourd’hui encore) et de groupes indé qui comme eux, couperont leur rock avec l’electro balbutiante (The Stones Roses ou les Happy Mondays). 

Et en 2011, New Order est toujours là……….

New Order, c’est : Barney Summer (guitare, claviers, voix), Peter Hook (basse, claviers), Stephen Morris (batterie, boites à rythmes, claviers), et Gillian Guilbert (claviers, guitares).

 

Discographie : 1 « Movement » (1981), 2 « Power, Corruption & Lies » (1983) « Blue Monday » 45T (1983), 3 « Confusion » 45T  (1983), 4 « Low-Life » (1985), 5 « Brotherhood » (1986), 6 « Technique » (1989) 7 « Republic » (1993), 8 « Get Ready » (2001), « Waiting For The Siren’s Call » (2005).

 

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NewOrder-1986-BrotherhoodNewOrder-1989-Technique.jpgNewOrder-1993-RepublicNewOrder-2001-GetReady 

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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 23:33

Radiohead-2011-Remix-LittleByLittle(Caribou) LotusFlower(JRadiohead-2011-Remix-MorningMrMagpie(NathanFake) Bloom(Har

 

 

Deux maxis de remix du dernier album de Radiohead « The King Of Limbs » viennent de sortir. Deux disques, 5 créateurs pour 4 titres du quintet d’Oxford.

 

 

Le premier comporte deux titres : « Little By Little » par Caribou et « Lotus Flower » par Jaques Green.

 

  • 1 « Little By Little » démarre par un beat technoïde répétitif qui part très vite en une rythmique break-beat hypnotique. Divers sons vont et viennent au gré du morceau, puis arrive la voix élégiaque et cosmique de Thom Yorkes. Cette ossature musicale est sertie d’une magnifique mélodie de harpe que l’on imagine aisément magique. Le morceau part progressivement vers un final explosif où les sons montent, se vrillent en devenant plus acides (lysergiques ?) avec une rythmique renforcée.

 

  • 2. « Lotus Flower » débute downtempo pour partir progressivement en une frénétique techno/house punchy, dansante et vitaminée mais sans jamais que le rythme ne s’affole et ne s’accélère de trop.

 

Le second est constitué de 3 morceaux : “Morning Mr Magpie” par Nathan Fake et 2 remix de “Bloom”, l’un d’Harmonic 313 et l’autre de Mark Pritchard.

 

  • 1 Morning Mr Magpie”. Break-beat au tempo cool renforcé par un beat martelé. Surgit la voix de Thom, puis des claviers d’où émanent mélodies et divers sons qui s’enlacent ensembles, formant ainsi une Electronica « dance floor ».

 

  • 2 « Bloom » Acte I : Harmonic 313 nous en offre une relecture ambiant, psychédélique et aquatique avec tous ces sons d’eau. Une version tellurique de « Bloom », la force des éléments , de la nature marié à la technologie, une techno bio en quelle que sorte.

 

  • 3 « Bloom » Acte II : Mark Pritchard en propose son remix dark-techno, Indus même par certains sons et ambiances beaucoup plus pesantes et plus sombres. L’urgence se dégage de ce morceau qui pourrait être comme la face obscure et mélancolique de la versiond’Harmonic 313. « Bloom », 2 remix opposés, 2 faces.

Face A : Joie, bonheur bucolique et couleurs. Face B : Tristesse, malheur urbain et grisaille.

 

 

Au final, deux superbes disques de remix qui me permettent d’écouter différemment « The King Of Limbs », de le réévaluer même. Car il faut bien le reconnaître, cette dernière œuvre de Radiohead m’avait déçu. D’ailleurs, je ne l’ai que très peu écouté depuis sa sortie (un signe qui ne trompe pas). Pour la première fois depuis « OK Computer » (1997), j’ai eu la sensation que leur formidable inventivité, leur génie créatif et surtout leur inspiration était moins présente…………..Ah moins que ce ne soit moi qui ne l’ai pas compris.

 

 

 

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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 13:06

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« The Invisible Insurrection » Desolate (2011) Fauxpas Musik

Note : * * * * * *  *

 

 

« Le dub, c’est un peu le rock psychédélique du reggae ». C’est ce que me disait souvent un pote, grand amateur et érudit en la question.

Le dubstep est un style minimaliste basé sur la répétitivité, une certaine lenteur (ou langueur) et des séquences hypnotiques, entrainant ainsi l’auditeur dans une transe frénétique. La drum et la bass sont la clef de voute de l’édifice, le rythme en est la fondation. D’un créateur à l’autre, les formules rythmiques sont souvent similaires et nombre de productions paraissent se ressembler. C’est pourquoi, parmi toutes les sorties, peu arrivent à me séduire réellement, à me toucher sans me lasser sur la longueur. « The Invisible Insurrection » est de cette trempe là !!!

 

 

Desolaten’est pas un véritable groupe mais plutôt le pseudo d’un « one man band » sous lequel officie un berlinois, Sven Weisemann. Après « Heroic Death EP » sorti en vinyle l’an passé, il revient avec ce premier long au titre sublime, « The Invisible Insurrection ».

Cette « insurrection invisible » se passe en douceur, calmement et sans violence. C’est un album d’ambiant dubstep à la limite de l’electronica. Les rythmes, bien que présents, ne sont pas martelés mais étouffés, comme pour ne pas déranger l’auditeur. Ses 11 morceaux semblent nimbés dans un univers mélancolique et sombre mais sans jamais être trop dark où de somptueuses mélodies jouées au piano s’enlacent dans des nappes d’une très grande richesse et recherche sonore.

Disque atmosphérique aux ambiances diurnes, B.O cinématographique d’un film où l’homme semble presque absent. En effet, on y entend peu de samples de voix, ou de rares fragments fantomatiques d’échos de voix, comme un écrivain qui décrirait plus le décor que les personnages de cette errance nocturne.

 

 

L’écoute de ce « The Invisible Insurrection » plonge l’auditeur dans un état de relaxation à la limite de la neurasthénie. Pour employer un terme très « hype », Desolate aurait-il inventé le premier disque de dub hypnagogic ????


"Divinus" - Desolate

 

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 21:12

B.Eno-2010.jpg

Small Craft On A Milk Sea” de Brian Eno (2010) Warp

 

Ma note : * * * * * *  *

 

Brian Eno aime à ce définir comme « non musicien ». Au départ et face aux grands avec qui il a travaillé, c’est peut être vrai. Mais magicien sonore, génie en production musicale, avant-gardiste et visionnaire hors pair, ça par contre j’en suis sur. Roxy Music, Cluster, The Talking Heads, David Byrd, Moebius (le dessinateur) pour les plus connus, autant de collaborations prestigieuses dont a émané de grands disques ou même pour certains, de véritables chef d’œuvre devenus des classiques intemporels. Qu’auraient été sans lui « Remain in light », « Fear of music » et surtout My ghost of my bush…. ??? En tant que producteur et ingénieur du son, des groupes comme U2 ou Coldplay (« Viva la vida ») ont retrouvé un peu de substance et d’inspiration (voir de crédibilité) en travaillant avec lui. Mais au lieu de se contenter d’élever, de transcender les travaux artistiques des autres, il est également capable de créer entièrement seul des œuvres à l’univers complexe et possède maintenant une très riche discographie. Dans les années 70 début 80, en visionnaire et parfait avant-gardiste, il a aidé a posé les fondations de plusieurs courants musicaux à venir : électronica, ambiant, post rock atmosphérique avec des disques comme « Before and After Science », « Another Green World » ou « Ambient 1-Music For Airports » !!


OK, tout cela, bien que fort pertinent, appartient au passé. Et maintenant ???


En 2010, Brian Eno est revenu avec un nouvel album signé chez Warp. Juste retour des choses car les différentes productions de ce label spécialisé en électronica expérimentale et oblique ou en électro hip hop mutant lui doivent énormément. Ainsi la boucle est bouclée.


Small Craft On A Milk Sea” est une oeuvre complexe, dense, tellement riche qu’il faudrait des centaines d’écoutes avant d’essayer d’en faire le tour. La pochette montre un désert aride. Mais l’univers qu’elle renferme est à l’opposé ou elle est l’oasis luxuriant que la photo ne montre pas, comme hors champ.


Tout débute par une succession de trois titres (« Emerald and lime », « Complex heaven » et « Small craft on a milk sea ») ambiant à l’atmosphère calme, sans beat ou parfois de simples bribes de rythmes très doux. Mais « Flint march » est là pour nous dire que ce ne sera pas qu’un disque d’ambiant. Une rythmique dans le plus pur style drum’n’bass hardstep démarre et s’impose, reprise sur le suivant « Horse », en plus rapide encore. L’ambiance de l’album prend une autre tournure, plus dark, plus torturée. « 2 forms of anger » ne va pas adoucir la chose. Il s’étire ainsi quand au ¾, des guitares et une batterie viennent en renfort de cette charge des Walkyries version industriel ! Pour apaiser l’ambiance, et l’auditeur alors arasé et lessivé, une basse lente et mélodique domine « Bone jump » sur des break-beat downtempo et de somptueuses mélodies de synthés. « Dust shuffle », avec sa basse vrombissante, amène un petit coté dub. « Paleosonic » semble avoir été composé avec un robot en furie qui aurait testé les machines et divers samples de solos de guitares, de bruits et autres bips électroniques. « Slow ice old moon » et « Lesser heaven » sont totalement sans rythme et très planant, tout comme le plus sombre et mystique « Calcium needles », qui aurait put être un morceau inédit de « Cluster II » (Cluster). « Emerald and stone » est une variation stylistique du premier titre de l’album. Et “Small Craft On A Milk Sea” se clôture par 3 autres superbes morceaux d’ambiant, « Written forgotten », « Late anthropocene » et « Invisible ».

 

Brian Eno a créer, avec ce « Small Craft On A Milk Sea », une œuvre expérimentale, éclectique, électronique et cinématographique, sorte de B.O onirique et poétique de son film mentale. Encore un bijou de plus à une disco qui en compte pourtant beaucoup.

 

Titre n°1 « Emerald and lime »

 

Titre n°6 « 2 forms of anger »

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 15:41

street-halo.jpg Burial "Street Halo EP " (2011) Hyperdub


Ma note : * * * * * *  *  

 

Après avoir sortie un 2 titres ("Ego / Mirror") en ce début d’année avec ses potes Thom Yorkes (Radiohead) et Four Tet, revoici le génie du Dark Dubstep Burial avec ce disque, le dernier depuis..........2007 et son énormissime "Untrue" !

 

Un disque, 3 titres : "Street Halo", "N.Y" et "Stolen Dog" d’une musique minimaliste créée avec une économie de moyens, comme un Art de l’épure. Aucun excès formaliste, autant dans les rythmes que dans les sons, les samples et les mélodies.

Chez Burial, les beats déstructurés, technoïdes et concassés sont accompagnés par des infrabasses lourdes et hypnotiques. Une rythmiques pouvant aussi bien faire danser que planer mais qui au final emmène toujours l’auditeur vers la transe. Burial, chamane électro du XXIème siècle ??


Autours de ce squelette rythmique gravite la matière sonore. Des fragments de mélodies, des échos de voix, des bribes de sons où se côtoient des sonorités telluriques (la pluie, le vent, crépitements du feu….) avec  les bruits de la rue. Urbanité du son fait à partir de sonorités d’éléments naturels, contraste et paradoxe !!!


Une musique électronique post-moderne qui semble comme nimbée dans des ambiances déshumanisées voir robotiques où la solitude côtoie la mélancolie urbaine.

 

Ce Maxi 3 titres est-il le signe annonceur d’un nouvel album pour Burial ??? Après « Street Halo », c’est son boss Kode9 qui vient juste de nous redonner de ses nouvelles personnelles grâce à « Black Sun » (voir mon dernier post ici : Kode9, Prince & "Black Sun"... ).


Hyperdub, label électro le plus top de 2011 ???? A vous de jugez !!!

 

 
Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 22:43

Kode9&TheSpaceape-2011-Black Sun

Kode9 And The SpaceApe "Black Sun" Hyperdub

 

Ma note : * * * * * *  *

 

Le boss du label Hyperdub Kode9 vient tout juste de sortir son second disque "Black Sun" sous le nom de Kode9 And The SpaceApe.

 

Un album de dubstepelectronica, slow-techno, urban jungle, Drum'N'Bass déglinguée et hip hop robotique riment avec virtuosité et expérimentation.

Extrême recherche rythmique (la beat box a dut chauffer), richesse des samples, des mélodies et des sons, ambiance futuriste, post-apocalyptique et mysticisme........Kode9 présente ce disque comme un ensemble, une histoire narrée tout au long des 12 morceaux.

 

"Black Sun", le premier disque-concept du dubstep ????  


 

"Sine Of The Dub" - Kode9 And The SpaceApe ("Sign' O' the Time" - Prince 1987)

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 5 commentaires
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 14:29

6-Darkstar

 

Lors de mon premier contact avec « North », ce qui m’a d’abord frappé, c’était sa pochette rouge vif avec ce décor (post) industriel, me faisant penser à un disque drone/expérimental. Je me le suis procuré et le coup de foudre fut immédiat.

C’est la première fois que j’écoutais du dubstep aussi novateur et différent. J’ai rapidement compris que je tenais là un possible futur de ce style, sorte de néo dubstep. Darkstar célèbre ainsi les noces du dubstep et de la pop, voir de la new wave synthétique. Etonnant, surprenant, très avant-gardiste et culotté ! Oser fusionner ce style électronique répétitif et lancinant avec la fraicheur des mélodies pop, il fallait y penser. Comme je l’ai déjà dis dans mon top disques, par ce coté pop, « North » peut se rapprocher d’un autre très beau disque de 2010, le « Cerulean » de Baths, mais lui en plus joyeux !

Malgré cette « fraicheur » des mélodies, la mélancolie est omniprésente. Tel un fantôme, elle imprègne ces morceaux, elle rode, divague tout au long de ces 39 min, entre tristesse et joie, à l’image de la vie, d'une gaité triste.

Une musique faite de beats décharnés, de claviers mélodiques, de samples oscillants entre sonorités électroniques, industrielles, bucoliques, grésillements, nappes planantes et passages presque dansants. Mais d’une danse au ralenti, au tempo sous tranxène, neurasthénique.

Et il y a cette voix, celle de James Buttery  , sorte de dub crooner qui contribue énormément dans cette « pop touch » de « North ». Et c’est particulièrement flagrant quand ils reprennent Human League et son « Gold », relecture électronique et post moderne de ce titre des années 80’ !

Un grand disque de dubstep, un grand disque de pop moderne. Un grand disque tout court !!!!!!

 

Sur le site du webzine FACT, Darkstar a proposé un mix excellent, le n°200. La tracklist passe du "Kid A" de Radiohead a Burial, New Order, Actress, des extraits de BO d'Alexandre Desplat, etc...Et ce set est téléchargable gratuitement !!!!

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 10:27

gonjasufi-2010-SufiAndKiller.jpg

 

Gonjasufi« A Sufi And A Killer » (2010) Warp

 

 

A force de lire son nom partout, dans tous les tops de fin d'année, j’ai enfin découvert ce disque. Ce n’est pas qu'à sa sortie il ne m'avait pas tapé dans l'œil, non ! Mais je ne sais comment, je suis passé à coté. Hélas, 3 fois hélas !!! Car cet album n’est pas une œuvre classique : c’est une claque ou plutôt un véritable coup de boule musical. Du genre à remettre en cause toutes vos certitudes d’auditeur, votre croyance en matière de bizarreries mutantes. Un projet artistique insensé, inouï et essentiel qui n’arrive que très rarement, juste quelque fois par décennie !

 

Malgré que je vienne seulement de me procurer « A Sufi And A Killer », il tourne en boucle sur ma platine. Et à chaque écoute, je suis bouleversé par tant de musicalité, d'expérimentation, de mélange, d’innovation, de....de..euh..génie, bref, et cela sans jamais tomber dans les travers de certaines de ces qualités-là, c’est à dire être chiant (excusez l’expression) ou inécoutable. Bien au contraire ! Il agit comme une véritable drogue dure à accoutumance immédiate. Telle une héroïne extra pure ou un extasie 100 % M.D.M.A, on ne peut s'empêcher d'en reprendre une petite dose, juste histoire de planer un peu plus, alors qu'on est déjà "in the sky », « over the sky" même !!!

Mais qu'est-ce que c'est au juste que ce « A Sufi And A Killer » ? Un O.V.N.I musical ? Le résultat d’expériences sonores transgéniques par des alchimistes dans un laboratoire clandestin ? Un alien sous L.S.D qui aurait trouvé un samplers, une collection de vieux vinyles et une boite à rythme et se serait mis à jouer ???? Un peu de tout ça et même beaucoup plus !


Quel est donc le style musical de cet étrange disque ? Comment le définir ? Difficile de répondre.


Il y a les samples déjà qui peuvent nous aider. Ils sont variés, hétéroclites et psychédéliques (psychédélisme : le mot clef pour cette chronique) :

Folk ancestral, blues roots et crasseux, solos d’Hendrix (la fin de « Stardustin »), riffs de guitares Stoogiens (« Suzie Q »), musique Indoue, extraits d'on ne sait quelles émissions radio ou télé, soul sensuelle et lascive, rythm'n'blues des années 60', funk endiablé, jazz free, rock psychédélique, hip hop mutant, electronica lysergique……...L’éclectisme semble être roi en la demeure de ce musicien chamanique.

On pourrait même s’amuser au petit jeu sans fin de reconnaitre les vinyles et autres sources sonores utilisés.


Ah oui, dans l’effervescence j’oublie les présentations, même si maintenant, avec ce buzz autours de lui, tout le monde le connait. Gonjasufi est donc le pseudo musical de Sumach Ecks, choisi parce qu’il est, d’après ses propres dires, « un grand fumeur de ganja ». Il vit reclus dans le désert Mojave (aux alentours de L.A), pratique le Yoga et appartient à un collectif de musiciens et Dj’s avec un certain…Flying Lotus. D’ailleurs, c’est lui qui a produit le disque. Une production d’orfèvre, d’une somptueuse virtuosité et bourrée de trouvailles soniques inouïes. Une production qui n’a pas à rougir du travail des plus grands tels les Nigel Goldrich, Danger Mouse, Sonic Boom ou Dave Fridman. Un véritable artisanat d’art psychédélique !


Eclectisme musicale, innovations sonores, chamanisme, univers décalé, psychédélique et barré…….« A Sufi And A Killer » est peut être un des disques les plus bizarres et géniaux écoutés depuis.....longtemps. Une tempête sonique inouïe !!!!

 

Gonjasufi – « Ancestors »

 

 

Live au Nouveau Casino Paris

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 23:31

J'aime les harmonies vocales, autant dans la pop, le folk que le rock. The Beach Boys, dans les années soixante, est surement un des premiers groupes pop a les avoir utilisé avec une telle virtuosité. D'ailleurs, dès qu'un groupe actuel chante de cette manière, on ne peut s'empêcher de les comparer.

Les années 80 et 90 ne sont pas en reste non plus avec les Spacemen 3 ou beaucoup de groupes du mouvement shoegaze.

Petit parallèle entre deux morceaux qui sont remplis d'harmonies célestes :

le folk pastoral de Fleet Foxes et le titre « Sun it rises » et l'électronica organique et rêveuse de Baths avec « Apologetic shoulder blades » !!

 

En 2008, les Fleet Foxes (n°1 de mon top disques) avait créé la sensation avec d'abord un Ep "Sun Giants" et ensuite un album éponyme. Leur musique, du folk lunaire et pastoral, était rempli d'harmonies vocales quasi mystiques. J'en ai déjà parlé ici :  Quand j'écoute les Fleet Foxes ou, quelques divagations existentielles !!! et là : Fleet Foxes "Fleet Foxes" (2008) Sub Pop .

 

En juillet dernier, le groupe Baths, groupe d'unseul homme Will Wiesenfeld, a sorti un premier album "Cerulean", sur l'excellent label Anticon. C'est un disque à l'univers singulier, proposant une électronica rêveuse, novatrice, très personnel, difficilement comparable. L’album navigue ainsi entre électronica, trip hop, pop, harmonie vocale et atmosphère plus expérimentale à la Animal Collective. Will joue de divers instruments acoustiques (basse, guitare, claviers...) qu'il enregistre et retravaille en solo sur ses machines. Cet apport de sons provenant de véritables instruments "classiques" donnent une chaleur supplémentaire à sa musique, la rendant peut être plus "humaine", plus organique ! Les rythmiques créées sont très originales et variées, tantôt hip hop, Autechriènes, drum’n’bass, jazz et groovy. Les sonorités aquatiques ou cristallines plongent l'auditeur dans un véritable bain de jouvence très apaisant et revigorant. Les voix sont tout aussi présentes et superbes sur "Cerulean", chantées, légèrement rappées (façon talk over) ou enrobées dans de magnifiques harmonies vocales qu'il réalise seul, en suppeposant sa voix en plusieurs couches sonores ! A l’image du premier titre « Apologetic shoulder blades » qui, dès la première écoute, m’a irrémédiablement rappelé l’intro de l’album éponyme des Fleet Foxes, le titre « Sun it rises » !!!

A vous de comparer :   _ « Sun it rises » - Fleet Foxes    

 

 

                                                _ « Apologetic shoulder blades » - Baths

 

 

 

Alors, vous aussi, laissez-vous emporter par l'électronica bucolique, rêveuse et onirique de Baths !!!

 

Baths-2010-cerulean.jpg


Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 2 commentaires
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 19:07

DjFood-1995

Après Sub Pop en 2008, Warp en 2009, cette année, c’est au mythique label de trip hop anglais Ninja Tune de souffler ses vingt bougies !  Avec tous ces anniversaires de labels musicaux, on n’en finit pas d’avoir 20 ans. Mais cet anniversaire là, en particulier, revêt une importance particulière pour moi, car Ninja Tune représente tant de chose. Ninja Tune, c’est ma madeleine de Proust. La simple évocation de ce nom est comme une machine à voyager dans le temps qui m’envoie direct au cœur des années 90 et de ma découverte des musiques électroniques !

 

A cette époque, j’étais ce que l’on appelait un teufer. Je sillonnais les quatre coins de l’Hexagone à la recherche de bons sons, de bonnes rave party ou autres tecknivals !!

C’est dans ce contexte de bruit et de fureur que j’ai découvert Ninja Tune.

 

Ma première rencontre (du troisième type) avec une de ses production se fit un petit matin de printemps ensoleillé, au cours d’une de ces nombreuses teufs, pendant ce moment de transition aléatoire où tout peut arriver, cette période nébuleuse appelé after. J’étais assis à l’arrière d’une voiture, fumant quelques joints et parlant de tout et de rien quand mon attention fut attiré par une musique inconnue de mes oreilles qui sortait du poste. Une musique électronique à la rythmique tantôt hip hop, tantôt techno mais toujours dowtempo. Une musique aux sonorités riches de diversités : acidulées, jazzy, bossa, technoïdes et légèrement psychédéliques avec quelques scratchs éparses. Et petit à petit, elle se mit à envahir totalement l’habitacle, enveloppant mon être tout entier d’un voile de bien être et de réconfort, devenant ainsi l’idéale compagne de redescente de mon voyage lysergique. Le coup de foudre fut immédiat. Complètement fasciné et entièrement sous son emprise, je m’empressa de demander au proprio de ladite voiture qu’elle était donc le nom de cette si douce compagne. Et c’est ainsi que, pour la première fois de mon existence, j’entendis résonner avec tant de délicatesse ce nom étrange : Dj Food !!!

 

L’album en question de cette si douce rêverie bucolique et musicale se nommait « Recipe for Disaster » (1995)......Dj Food !

 


Par Francky 01 - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 1 commentaires
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 21:44

 

 

Le thème du film électrochoc "Requiem for a dream(Darren Aronofsky 2001), composé par Clint Mansell et le Kronos Quartet, repris ici dans une version live dantesque du combos français EZ3kiel avec D.A.A.U (spécial JM qui a vite vue mon oubli) ! Requiem for......EZ3kiel & D.A.A.U !!!!

Par muziksetcultures - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 3 commentaires
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 21:26

 

 

J'ai trouvé sur Youtube cette vidéo d'un set survolté de Dan Deacon au Pitchfork Festival 2007. Dan Deacon créé une techno lo-fi à l'aide de samples délirants (cartoons ou autres bizarreries télévisuels), de sons acid composée et jouée sur des claviers et des machines vintages. Il casse complétement les codes scéniques en exécutant ses sets au milieu du public alors en pleine transe.

Par muziksetcultures - Publié dans : Electro/Dub/Hip Hop - Voir les 0 commentaires
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