best 80'

Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 19:09

 

galaxie500-1.jpggalaxie500-2.jpg

 

Depuis que j’ai passé mon année 2010 à redécouvrir les Spacemen 3 (dont j’ai déjà parlé ici 2010, les Spacemen 3 et moi... ), et les groupes shoegaze de mon adolescence ou les activistes du revival néo shoeagaze, je n’arrête pas mon exploration dans ces contrées musicales brumeuses. C’est même devenu une véritable obsession. Alors, tel un archéologue sonore en quête de psychédélisme évanescent, voici ma dernière découverte et énorme coup de cœur : le groupe américain Galaxie 500.

 

 

Galaxie 500 fut un trio très éphémère (1987 – 1991) composé de Dean Wareham (chant, guitare), Naomi Yang (chant, basse), Damon Krukowski (batterie). Mais on peut rajouter leur producteur attitré Mark Kramer, véritable quatrième membre tant il façonna leur son en enrichissant ces compositions d’apparences simplistes par des atmosphères beaucoup plus denses, complexes et troubles.

Malgré un passage éclair, ils enregistrèrent une poignée de maxis et surtout 3 albums essentiels et fondamentaux :


« Today » en 1988 * * * * * *

Galaxie500-1988-Today   

 

« On Fire » en 1989, de loin mon préféré, le plus planant, psychédélique et atmosphérique. * * * * * *  * 

600197100929

 

Et dans un ultime élan de poésie, en 1990, ils sortent « This is our music » (au titre éponyme d’un album d’Ornette Coleman). * * * * * *

Galaxie500-1990-ThisIsOurMusic

 

 

 Trois disques aux ambiances neurasthéniques et contemplatives, faites de lyrisme mélancolique, de mélodies élégiaques, de voix et de chœurs éthérés semblant surgirent d’abimes lointaines. Dans un pur esprit « Do it yourself » tel le mouvement punk quelques années plus tôt, le chant n’est pas toujours parfait, parfois même limite faux. Mais ses imperfections le rende encore plus touchant, plus humain. Une œuvre d’une beauté malade, injustement méconnue, mais qui laissa une empreinte profonde et marquante dans le milieu indie rock, inspirant nombres d’artisans en productions noisy pop, du revival dream pop/shoegaze de ces dernières années ou slowcore tel Low, The Brian Jonestown Massacre (un de leur disque se nomme « And This Is Our Music » en référence au 3ème album de Galaxie 500) ou Thurston Moore de Sonic Youth (qui les cites souvent en interview).  

Cette musique réussie l’exploit de m’embarquer immédiatement dans un flot de béatitude, me permettant d’entrapercevoir ce que peut être la félicité. Une sensation également ressentie avec un autre groupe dont ils ont toujours revendiqué l’influence, les mythiques Spacemen 3. Mais une autre influence majeure (également commune aux Spacemen 3) est évidente : The Velvet Underground, reprenant « Here She Comes Now ». Et pour boucler la boucle, comme les Spacemen 3 l’ont fait, Galaxie 500 a aussi tutoyé le rock lysergique de Red Crayola en jouant un de leur morceau, « Victory Garden ».

N’est-ce pas là une preuve éclatante que la création est une éternelle succession d’influences et d’emprunts ? Et c’est pas prêt de s’arrêter !!!!   

 

 

 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : best 80' - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 18:08

 

«Triangle» de The Field Mice, extrait de l’album « Skywriting »(1990) Sarah Records 

 

Sarah Records ! Un nom générateur de fantasmes, de souvenirs et de nostalgie pour tous les mid-trentenaires (et plus) amoureux de pop léchée.

Début des années 90' : Avec l’immense carton mondiale de Nirvana et son « Nevermind », le rock indie sort de l’ombre et la planète est alors assaillie de combos aux guitares saturées rempli de feedback, larsens ou divers effets. Voix, chœurs, mélodies élégiaques et éthérées sont recouvertes d'un Wall of sound Spectorien de guitares abrasives. Le grunge, le shoegaze et le noise résonnaient ainsi qu’une musique novatrice et entièrement électronique, la techno. C’est dans ce contexte de fureur sonique qu’un label a pourtant donné ses lettres de noblesse à une certaine idée de la pop. Son nom : Sarah Records. Et dans son catalogue, on trouvait une signature largement au dessus du lot, un groupe aujourd'hui devenu mythique, The Field Mice.

Originaire de Londres, ce duo devenu quartet marqua profondément la pop musique, malgré une vie très éphémère (de 1988 à 1991). Avec seulement trois albums "Snowball" (1989), "Skywriting" (1990), "For Keeps" (1991) et une poignée de singles et Ep's, The Field Mice proposa une pop à fleur de peau, d'une (fausse) simplicité revendiquée. La plupart des titres sont de véritables petits bijoux autant intimistes que lyriques, mélancoliques, atmosphériques et synthétiques. En dignes successeurs de The Smiths et ses orfèvreries symphoniques du « The Queen is dead », ils ont réussi à tutoyer les plus hautes cimes de l’excellence et de la grâce. Auraient-ils atteint la perfection pop ???? Malgré un passage éclair (4 années), leur musique n’est pas restée lettre morte. Un groupe né un an après leur split, les Tindersticks, a visiblement pris des leçons de leur excellence, ajoutant à cette formule encore plus de lyrisme, de symphonie et même d’un peu de jazz. !!!

J’ai réécouté dernièrement « Skywriting » qui depuis, hante mes jours et mes nuits, notamment son magnifique titre d’ouverture « Triangle ». Un morceau accrocheur à la batterie métallique, au tempo électronique quasi techno, sertie d’une superbe mélodie synthétique…..Les autres titres du disque sont plus lents, moins rythmés mais tout aussi beaux et réussis. « Skywriting », un disque inusable devenu une des références absolues pour toutes les futures réalisations de pop élégiaque !!!

 

FieldMice-1989-Snowball.jpgFieldMice-1990-SkywritingOriginalCover.jpgFieldMice-1991-ForKeepsOriginalCover.jpg

 

Par Francky 01 - Publié dans : best 80' - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 21:38

Tout au long de cette année fraîchement écoulée, j’ai écouté en boucle un groupe que j’ai réellement découvert, ou plutôt découvert réellement (sans jouer sur les mots). Il est même devenu une véritable obsession. Son nom : Spacemen 3.

 

Et cela explique en partie pourquoi tant de groupes shoegaze ou d’inspiration se soient retrouvé dans mon top disques 2010 (Blonde Redhead, Besnards Lakes, Surfer Blood, Wild Nothing, The Depreciation Guild, Best Coast). En effet, les Spacemen 3 peuvent être considérés comme les premiers shoegazer, sorte de grand-frères psychédéliques et sources d’inspirations pour tous les Ride, Lush, Slowdive, etc…Leur space rock est une des pierres angulaires de l’édifice shoegaze.

 

« Prendre des drogues pour faire de la musique à écouter en se droguant » !

Telle était la devise de J.Spacemen alias Jason Pierce et Sonic Boom alias Peter Kember, les deux co-leaders charismatiques de ce groupe !

Ecouter les Spacemen 3, c’est une plongée en apnée au cœur d’un univers d’une lenteur languissante, d’un psychédélisme sous valium. Une musique au son minimaliste faite de mélodies éthérées empêtrées dans un voile opaque d’opium, de feedback de guitares bourdonnantes. Des morceaux étirés à l’extrême, embarquant l’auditeur dans un voyage au ralenti d’une douceur violente. C’est une lente traversé dans un rêve éveillé, en état de veille et de conscience floue. C’est une drogue musicale à accoutumance progressive mais durable. Pour moi, leurs deux meilleurs albums sont « The Perfect Prescription » (1987) et « Playing with Fire » (1989), deux chef d’œuvre ni plus ni moins.

 

1987-spacemen-3-the-perfect-prescription[1]

« The Perfect Prescription » (1987) : Deuxième disque et premier chef d’œuvre opiacé du groupe, il contient des titres mythiques comme « Walkin' with Jesus », « Call the Doctor », etc. Aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard, c’est inouï de voir à quel point ce disque n’a pris aucune ride, comme il a su résister au fil de temps et des évolutions. Pourtant, nombre d’enregistrements des années 80 ont mal vieilli, leurs productions synthétiques avec ce son de batterie métallique, ces synthés aux sonorités artificielles et pouet-pouet sont maintenant désuets. Mais là, pas du tout !! La puissance et l’effet soyeux, cotonneux des titres sont restées intacte. Un bain de jouvence ou plutôt d’éther. De la béatitude à l’état pur ! Ma Note :  * * * * * *  *


 

Spacemen3-1989_2.jpg

« Playing with Fire » (1989) : Pour moi, c’est LE grand œuvre du groupe, leur deuxième chef d’œuvre après « The Perfect Prescription ». La nouveauté, c’est que leur psychédélisme neurasthénique s’est teinté de soul alambiqué et de gospel sous tranxène. De longs morceaux remplis de passages de guitares au ralenti d’où émane un chant sourd, à la limite du talk over. Des hymnes drogués, errances sonores et poétiques, des incantations sous héroïnes en quête d’absolue et de félicité !!!

On sent nettement moins leurs références Stoogiènes ou garage rock des débuts si ce n’est pour un ou deux titres comme « Revolution », morceaux qu’on croirait issu d’inédits de la bande à Iggy Pop. Tout comme le titre bruitiste « Suicide », inspiré par le combos éponyme. Cet album, c’est l’apogée du groupe, leur chant du cygne ! Car après lui, mis à part l’aparté « Dreamweapon », le divorce est déjà consommé quand sort « Reccuring ». Ma Note : * * * * * *  *


La suite ???? Jason Pierce fondera Spiritualized et Sonic Boom enregistrera sous différents pseudos ou groupes : Sonic Boom, Spectrum ou EAR !!! Mais ça, c’est une autre histoire…..

 

Quelques vidéos :

Album "The Perfect Prescription" (1985)

« Walkin’ with Jesus »

 

Transparent Radiation (Flashback)” reprise du groupe rock psyché Red Krayola
Album “Playing With Fire” (1989)
"Come down softly to my soul"
Le Stoogien "Revolution"
Par Francky 01 - Publié dans : best 80' - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 09:13

Les années quatre vingt sont celles mon enfance, de ma jeunesse. Etant né en 1975, je n’étais pas grand quand beaucoup des ces albums sont sortis. Je les ai donc découvert que beaucoup plus tard. Cette décennie fut synthétique avec la naissance de la new wave et de sa face obscure, la cold wave (Joy Division, The Cure, etc.). Les claviers en furent les rois. La pop se fit mélancolique et raffinée (The Pale Fountains, The Smith).

Le rock dessina son futur en mariant fureur et mélodies (Spacemen 3, Pixies, The Jesus & Mary Chain, The Pastels....), pour ainsi donner naissance à un de ses meilleur style, le flamboyant mouvement shoegaze !

Cette décennie donnera naissance à d'immenses albums devenus mythiques mais également beaucoup d’autres très mauvais, dont le son a très mal vieilli  (batterie métallique, synthé aigu..). Petit tour dans cette sélection (très) personnelle et forcément subjective, sans ordre de préférences ni hiérarchie. Mais quand même, en bleu mes albums "very" cultes aujourd'hui encore (et surement pour longtemps) :


Faith  « Faith » The Cure (1981) :

Second volet de la mythique trilogie, « Faith » est un disque d’une extrême noirceur, le témoignage du voyage de la bande à Robert Smith, (le chanteur) au cœur des ténèbres. Rarement douleurs, ambiances glaciales, angoisses existentielles et métaphysiques n'avaient aussi bien trouvé refuge sur support vinylique, ne s'étaient aussi bien incarnées musicalement. Sons de basse lourds, pesants et envoûtants, mélodies hantées, voix de possédés, d’outre tombe. Aujourd’hui encore, je l’écoute sans me lasser. Indémodable, il n’a pas pris une ride. Un chef d’œuvre je vous dis, et je pèse mes mots !!! (critique entière ici :  Les eaux boueuses de "Faith" !!!! )  

 

NoirDesir-89  « Veuillez rendre l’âme (à qui elle appartient) » Noir Desir (1987) :

Un de mes premiers chocs musicaux ! Combien de jours (et de nuits) ais-je passé à ses cotés ? Combien de temps à l’écouter, à essayer de pénétrer son univers ? Les mélodies sont superbes, les arrangements précis, efficaces et virtuoses. La voix rocailleuse et sublime de Bertrant Cantat est comme constamment en équilibre sur un fil, au dessus du vide. Textes poétiques et métaphoriques. Un disque inusable, indépassable............…euh, non. En 2001, toujours au top, les bordelais sortiront leur Everest musical « Des visages des figures ».  

 

JoyDivision_80  « Closer » Joy Division (1980) :

C’est sur les cendres encore brûlantes laissées par l’incendie punk que Joy Division a bâtit sa musique. Elle sera épileptique (à l'image de la maladie du chanteur Ian Curtis), lascive, glaciale et désespérée. Rythmes martiaux et syncopés, riffs de basse sombres et dansants, guitares tranchantes, voix hantée, groove primitif, hypnotique et froid. La production novatrice et avant gardiste de Martin Hammett, savant fou des studios, achèvera magnifiquement la construction de cette cathédrale de mélancolie. Un des actes fondateurs de la cold Wave (avec "Unknown Pleasures" un an plus tôt et "Faith"). 

 

Pixies-89  « Doolittle » Pixies (1989) :

Troisièmes opus des quatre déjantés de Boston, et leur meilleur. Un disque de martiens sous psychotropes. 1989, la soucoupe volante Pixies tourne alors à plein régime, direction Mars. Ils embarquèrent à son bord punk, rock, hardcore, surf musique, pop, latinos et surréalisme pour un voyage musical explosif. Et ils deviennent alors le groupe américain le plus influent pour TOUT le rock indé des années 90 à venir. Radiohead, Nirvana, Dionysos, etc......Que seraient-ils devenus sans eux ???? 

 

TheSmiths-85 « Meat is murder » The Smiths (1985) :

La bande son de l’adolescence des quarantenaires. Flash back : 1986, Morissey est beau comme un dieu, et en plus il chante magnifiquement. Johnny Marr, le guitariste, compose des chansons au raffinement pop exemplaire. Ce duo forme alors l'alliance parfaite. Les Smiths sont les rois du monde, The King of pop. L’année suivante, ils sortiront « The queen is dead », considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de cette décennie. Les Tindersticks en seront leurs dignes héritiers. 

 

Bashung-PlayBlessures-82   « Play blessures » Alain Bashung (1982) :

Bashung et Gainsbourg sont enfermés dans un studio. Que font-ils ? Et bien, entre deux cuites, ils enregistrent ce disque expérimental aux paroles abstraites et poétiques. Paroles poétiques ! Normal me direz vous avec un auteur tel que Gainsbourg. Sur ce disque, pas de chansons faciles ou de pop songs mais des sonorités électroniques et des synthés. C’est un peu l’acte fondateur de la new wave made in France. Des années plus tard, The french Man in black réenregistrera le titre « volontaire » avec Bertrant Cantat et ses Noir Desir qui le sublimeront. 

 

HappyMondays-Bummed_88   « Bummed » Happy Mondays (1988) :

Bien avant les Chemical Brothers, Prodigy, LCD Soundsystem et autres artistes de la scène électro rock ou bastard pop, les géniaux Happy Mondays célébrèrent le mariage de la house musique naissante avec l'indies rock. A ce propos, j’aime bien cette anecdote qui raconte comment Shaun Ryder (le chanteur) eu l’idée de ce mariage hors-norme. Il dealait alors des ecstasys dans une boite de Manchester, l’Hacienda, et se trouvait toujours entre deux salles. Dans l’une on jouait du rock, dans l’autre de l’électro et de la house. Les sons se mélangeaient et ainsi nâquit en lui l’idée de cette fusion. Rumeur ? Légende ?? Avec ce disque sorti un an avant celui des The Stones Roses, ils se trouvèrent propulsés chef de fil du mouvement « baggy ». Et signèrent des albums terriblement groovy et dansants. 

 

BerurierNoir-89   « Viva Bertaga » Bérurier Noir (1989) :

Les béru représentent énormément pour moi. Ado, c’était MON groupe. Celui qui m’a fait aimer la musique alternative et indé, qui a contribué à mon engagement et qui m’a aidé à me construire dans cette période difficile pour tout être humain. Album chant du cygne pour cette horde de punks militants et rebelles, il fut enregistré lors de trois concerts d’adieux mémorables qui se déroulèrent dans la mythique salle parisienne de l’Olympia. La musique est minimale. Juste trois accords, une boite à rythme et quelques saxos. Mais quelle classe !

Comme ils le disent à la fin de cette fête païenne et folklorique (de la zone Mondiale) : « Combien êtes-vous dans la salle ? Formez des groupes de rock libres ». Le message a été entendu ! 

 

PaleFountain-PacificStreet-84

Pacific Street” The Pale Fountains (1984) :

Injustement ignoré à sa sortie, “Pacific street” est pourtant un bijou de pop raffinée aux orchestrations savantes et complexes. En disciple de Love, ils magnifient les guitares avec des cuivres, des cordes et des percussions. Le succès aurait du être au rendez vous avec un tel génie créatif. Mais ils se sabordèrent par des excès de drogues et d’alcool. Ah, les années quatre vingt !! 

 

RemainInLight  « Remain in light » Talking Head (1980) :

Quand le punk rock arty new yorkais rencontre l’afro beat africain ! Ce disque sera le modèle pour la world musique à venir. Afro beat, basses slap et groovy, rythmes de guitares funky, trouvailles sonores inouïs, influences ethnos, dub lancinant. Brian Eno, ce génie visionnaire, conclut en beauté la collaboration avec la bande à David Byrne (leader des Talking Heads) en produisant de main de maître ce disque aux sons novateurs et ultra avant-gardistes. Cet album deviendra d'ailleurs un modèle, un maître étalon pour tous les apprentis explorateurs soniques !! Et sans eux, comment se nommerait Radiohead ("Radio Head" titre de "True Storie" 1986) ?? 

 

      

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : best 80' - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire

Présentation

  • Contact
  • : Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
  • muziksetcultures

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés