Cold Wave & Post Punk

Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 14:40

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« Swimming » - The Names (1982) Factory Records

Note : * * * * * *   *

 

 

Immense disque de « rock synthétique » des années 80’, « Swimming » est aussi un grand disque oublié. Très rarement cité dans les nombreux « tops albums de cette décennie », il n’en demeure pas moins un incontournable, un chef d’œuvre méconnu…….et à (re)découvrir de toute urgence !!!

 

The Names : Un unique album, quelques maxis et puis plus rien. Silence radio, plus de signal ! A peine 3 ans d’émission sonore, de 1979 à 1982. Seulement trois petites années. Malgré la fulgurance de son passage sur la planète indie, The Names a laissé une superbe trace : « Swimming », un disque qui aujourd’hui encore brille d’une lumineuse obscurité, comme une présence toujours vivace de ce glorieux passé.

Fin 70 début 80’ : C’est là que l’histoire commence. The Names, un groupe belge a tout pour devenir immense. Il signe un contrat avec LE label de référence, Factory Records, et travaille avec le producteur le plus virtuose, novateur et avant-gardiste du moment, Martin Hannett. Savant fou en science sonique, c’est l’inventeur d’un son martial, robotique, totalement urbain et futuriste, le son Post-punk/Cold-wave qui rayonnera avec de mythiques groupes tels Joy Division ou Section 25 notamment.

« Swimming » sort donc sur Factory Records en 1982. 9 morceaux glacials comme si The Names avait enregistré dans une cabane sans chauffage, sur la banquise. Compositions arides, sèches et mélancoliques, batterie métronomique héritée du Krautrock, guitares « lignes claires » tranchantes, sonorités de claviers spectrales et voix d’outre-tombe, hantée et totalement habitée. Les amateurs de la pop gothique et synthétique de The Cure devrait s’y sentir à l’aise et apprécier leur univers.

 

De nos jours, The Names  devrait être cités au même niveau que les grands groupes Post-punk/Cold-wave de cette époque, c'est-à-dire Joy Division, Section 25, Five or Six, The Cure ou The Fall. Mais ce n’est que rarement le cas, tout comme un autre immense groupe mésestimé et méconnu, Modern English (« Mesh & Lace », 1981) !

 

Alors, écoutez-les et réhabilitons au plus vite The Names mais aussi Modern English au Panthéon de cette époque synthétique. Réparons cette injustice……

2 titres de "Swimming" : "Discovery" et "White Shadow" + 2 autres de Modern English, album "Mesh & Lace" (1981) : l'intro "Sixteen Days" et le final "Dance of Devotion". (Big dédicace à CroCnique) ! 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 3 commentaires
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 11:08
1977 : Année tout de bruit et de fureur. L’Angleterre est à feu et à sang. La porte de la monarchie vacille sous les coups de bélier du Punk. L’explosion de ce mouvement contestataire, nourri du désespoir et du conservatisme, retentit dans tout le pays et, par extension, dans le monde entier. Le punk, ses provocations, ses paroles rageuses et ses assauts de guitares minimalistes. « Joue d’abord, apprend ensuite », telle était la devise de ces non-musiciens pour la plupart, Do It Yourself !!! 
 
1977 : Année de sortie des futurs grands classiques discographiques de ce mouvement. The Clash et son premier disque éponyme, Sex Pistols et son unique « Never Mind The Bollocks » (brûlot rock ultime), The Jam « In The City », The Damned « Damned Damned Damned », etc...Ce mouvement nihilistes, no future est au firmament et vit en beauté son point culminant. Mais ses jours son déjà comptés. Le punk, en pleine apogée, ne sera qu’éphémère, véritable étoile filante rock ! Et tant mieux, « mourir jeune et faire un beau cadavre ».
 
Mais 1977 : C’est aussi, « Low » + « Heroes » du duo Bowie / Eno et « The Idiot » + « Lust For Life » d’Iggy Pop 
C’est dans cette ambiance incendiaire qu’Iggy Pop, LE first Punk, leur grand frère à tous, sort son premier disque solo sans ses Stooges, « The Idiot ». Iggy alias l’iguane alterne séjours en psychiatrie et excès de coke et d’héro. Mais Iggy est repêché du caniveau par son ami le Caméléon alias David Bowie. L’iguane et le caméléon réunis, ils partiront ensemble à Berlin rejoindre Brian Eno et écriront une grande page de l’histoire de la pop musique.
En effet, Bowie et Eno vont entreprendre un chantier pop colossal, la création d’un édifice en trois partie à l’architecture sonore avant-gardiste et hors-norme qui deviendra la mythique trilogie Berlinoise.
« Low » sortira en janvier, suivie de « Heroes » quelques mois plus tard de cette même année, pour conclure sur « Lodger » en 1979. Iggy, épaulé par son sauveur déjanté Bowie, réalise deux disques la même année et deux coups de génie : « The Idiot » suivit de « Lust For Life ».  
 
« The Idiot », c’est 8 morceaux dont des futurs classiques comme « Sister Midnight », « Nightclubbing » et même « China Girl », titre repris par Bowie sur son « Let’s Dance » (1982).
La musique de cet album alterne rock, post-punk, krautrock à la Kraftwerk ou Neu ! et même disco. Une musique qui s’écoute et se danse même, et pas qu’en pogo endiablé.
Ce disque est produit par David Bowie en personne, que l’on retrouve aussi au synthétiseur, piano, guitare, saxophone, xylophone et aux chœurs.
« The Idiot », c’est un peu la face B de « Heroes », sa relecture façon Iggy Pop. A moins que ça ne soit l’inverse.
 
Parallèlement, Bowie et Eno sont donc en plein travail sur leur pharaonique trilogie. Face à l’effervescence créative du duo, Iggy le proto-punk, longtemps adepte d’un blues rock garage bien graisseux comme du temps de The Stooges, subit une véritable mue artistique, poursuivie sur le disque suivant « Lust For Life » (1977, production de Bowie/Iggy Pop).
Les paroles d’un de ses titres sont particulièrement emblématique de ce changement : le n°6, « The Passenger ». Une langue nouvelle était en train de s’écrire, un « növö langage » comme le fera remarquer très justement Philippe Robert dans son excellent livre « Post-punk, No Wave, Indus & Noise » (2011, édition Le Mot Et Le Reste, ma critique ici «Post Punk, No Wave, Indus & Noise» de Philippe Robert ).
  
Ces deux disques, tout comme « Heroes », annoncent le début du Post-punk. Les paroles de « The Passenger » sont totalement apolitiques, dénuées d’engagement. Elles narrent l’histoire d’un type assis à l’arrière d’une voiture, qui observe la ville défiler sous ses yeux. 
Le mouvement Punk voulait tout détruire, faire table rase du passé, tabula rasa, et chantait la révolution collective.
Le mouvement Post-punk est plus fataliste, propose l’Art comme solution ainsi que l’exploration intérieure individuelle et porte l’expérimentation comme priorité.  
 
Quand je pense à « The Idiot », je ne peux le détacher de son frère « Lust For Life » ainsi que « Low » (dont Iggy fera les chœurs) et « Heroes » de David Bowie (et Eno). Quatre chefs d’œuvres la même année. Qui dit mieux ??
 

Iggy Pop The Idiot 1DavidBowie-1977-heroes
iggy-pop-1977-lust-for-lifeDavidBowie-1977-Low
 
 
Alors 1977, année de bruit et de fureur du punk minimaliste certes, mais aussi année créative de la pop avant gardiste !!!!!


P.S : C'est bien "Lust For Life" au lieu de "Lush For Life", comme j'avais écris avant correction. Merci Ludo d'avoir remarqué mon erreur !  
Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 1 commentaires
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 23:47

TheFeelies-2011.jpg

 

 

Ladies & gentlemen, après plus de 20 ans d’absence, The Feelies est heureux de vous annoncer son grand retour discographique avec « Here Before » !!! Tel pourrait être l’annonce écrite sur le faire-part célébrant la venue au monde de leur nouvel album, le cinquième après « Time for a Witness » en 1991.


 

 

 

1980 : « Crazy Rhythms », son post punk teinté de pop, sa manière unique de marier guitares et voix, ses riffs tranchants, etc………...Vous souvenez- vous ??

 

 

La pochette de « Here Before » montre un petit coin de nature aquatique très idyllique : un bord de lac surplombé d’un arbre majestueux avec en arrière plan une bâtisse. Serait-ce la fontaine de jouvence dans laquelle les membres de The Feelies se sont baignés ?? A entendre l’extraordinaire fraîcheur qui se dégage de leur musique, je pense que oui. Et il serait temps qu’il rencontre le succès car, comme The Pastels, le grand public est resté amnésique à leurs chansons, hormis un socle de fans ultra fidèles. J’espère que cette œuvre va enfin réparer cette énorme injustice !  

Le duo Glenn Mercer et Bill Million s’avent comme personne créer des pop songs capables de faire pleurer le plus sourd des cœurs d’artichauts. Leurs guitares ligne claire (slides, tranchantes, chevaleresques ou solos endiablées) s’enlacent dans la voix chaleureuse de Glenn Mercer, en de somptueuses mélodies, portées par une rythmique d’une efficacité redoutable. Tel est le son The Feelies !

Une musique d’une simplicité pop déconcertante (le traditionnel couplet/refrain et quelques accords). Une simplicité très reposante qui tend à la perfection. Ici, vous ne trouverez pas de constructions sonores à l’architecture complexe et savante. La musique de The Feelies baigne plutôt dans un certain « classicisme » pop. Ils sont les dignes héritiers d’un immense savoir faire Anglo-Saxon.

 

« Here Before » est donc le cinquième chapitre d’une œuvre exemplaire, une pause musicale relaxante au milieu de cette frénésie de sorties discographiques. Et maintenant, plus qu’une chose à espérer : ne pas avoir à attendre 20 ans son successeur !!!!

 

Note : * * * * * *  * 

 

Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 3 commentaires
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 11:42
 
Dernier concert de la tournée dantesque Low And Heroes Tour 12/12/1978
Hier soir, j'ai vu "Source Code" de Ducan Jones, qui n'est autre que le fils de......David Bowie. Le coté science-fiction de cet excellent film (dont je vais très vite vous reparler) m'a donné envie d'écouter le père période fin 70', "Station to station" ! Expérimental, claviers proto-techno, passages virtuoses, en un mot : Enormissime !!!
Par Francky 01 - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 0 commentaires
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 22:59

joe-strummer-memorial1.jpg

 

En 1988, Joe Strummer, a dit :

 

"The Clash, ça venait toujours du coeur. Peu importait qu'on soit en pleine ascension ou en train de se casser la gueule, ça venait toujours du coeur".

 

"Ca venait toujours du coeur"...Et même ce 22 décembre 2002 jour de sa mort, ça venait du coeur justement. Mais cette fois, lui qui habituellement n'en manquait pas, il s'est arrêté ! "De battre son coeur s'est arrêté"...........

 

21/08/1952 - 22/12/2002

 

 


Joe Strummer (Letterman Show 10-03-2001)
J.Strummer.jpg

(Lyon, Croix-Rousse)

 

Quelques morceaux de The Clash :

 

 

  

 

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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 19:36

Ce soir, je vous propose de vous retourner et de regarder dans le retroviseur défiler les images des années 90', images de ma (sonique) jeunesse. Petit revival, coup de nostalgie ! Et qu'est-ce qu'on y voit dans ce rétroviseur temporel ? Sonic Youth et son tubesque "Dirty Boots", issu de l'album "Goo" (1990).

 

LE CLIP :

 

 

EUROPEAN TOUR / 1991 WITH NIRVANA AND DINOSAUR JR :


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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 23:57

Parce que la cold wave a été LE mouvement essentiel et fondateur de l'édifice indie rock !!

Parce que la cold wave, quand on l'écoute aujourd'hui 30 ans plus tard (tout comme la new wave), est encore une " nouvelle vague" toujours  glaciale !!

Parce que la cold wave est encore présente et émotionellement aussi forte (du moins pour moi..et pas que)!!

Parce que la cold wave c'est comme le Post punk (donc terrible) !!

Parce que la cold wave  c'est que du lourd : Joy Division, Section 25, The Fall, Wire, Gang Of  Four .....

Parce que la cold wave  est la cold wave......Alors, pour mille et une raisons, écoutons ces disques !!!!


Section 25 "new horizon" extrait de "Always Now" (1981) [Spécial CroCnique]

 

 
Gang Of Four Damaged Goods” extrait de “Entertainment!” (1979)

Joy Division Disorder” extrait de l’inépuisable « Unknown Pleasures »

Et comme je ne peux résister, "She's Lost Control"

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:42

Ce soir, en rentrant du boulot, le casque sur les oreilles, j'ai mis mon baladeur mp4 en route qui était sur l'album "Just For Life" d'Iggy Pop (1977). Je marchais dans la rue quand "The Passenger" débuta. Et ainsi, au son de ce titre, la ville et ses habitants défilaient devant moi. Synchronisation de l’action de ma situation avec celle décrite par les paroles :


"I am the passenger and I ride and I ride, I ride through the city's backsides....". Bien que ce ne soit pas la nuit et que je ne suis pas le passager d'une voiture (comme précisément dans la chanson), je me sentais moi-même The Passenger et I ride, i ride and i ride à travers la ville, ma ville ! La la la la, lala, la la la lalala….


Une première vidéo du titre « The Passenger », montage de nombreux films classiques américains. Amis cinéphiles, Seriez-vous les reconnaître ?????

 

 

 

Une seconde vidéo où Iggy Pop et son Band, tout de bruit et de fureur en pleine période punk, interprète sur la scène de l’Apollo à Manchester en 1977, cette hymne, très bel hommage poétique aux déambulations urbaines nocturnes !!!

 

 

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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 13:57

J'ai trouvé sur youtube cette vidéo où le grand rock critique français Philippe Manoeuvre (dont j'ai un immense respect) nous parle de Ian Curtis et son groupe Joy Division.

Manoeuvre est quand même un des pionniers de la rock critique en France. Il a permis, à des générations entières de kids, de découvrir l'étendue et la diversité de "la rock culture", que se soit à la télé avec "Les Enfants du rock" (80'), à la radio avec "Intersidéral" (80') sur France Inter et maintenant avec "Radio Manoeuvre" sur RTL (le samedi soir 22h) ou par la presse écrite avec Metal Hurlant et surtout Rock'N'Folk dont il est rédac' Chef depuis 1993.

 Son analyse est toujours pertinente et, tel un Lester Bang (grande référence dont il a aidé la traduction de "Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués"), il écrit ou parle de la rock culture avec brio, que se soit la musique bien sur, mais aussi la littérature, la bande dessinée, la S.F, les styles, les looks, etc....

 

 
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 12:35

TheFall-2010  

Le retour de Mark E Smith, toujours là et bel et bien vivant. Ce vieux rocker gueulard, ce dandy punk, il est même en pleine forme comme le prouve ce nouvel et énième album de The Fall (on ne compte plus tellement leur discographie est pléthorique) ! Comme il le brayait déjà si bien sur le titre « 50 Year Old Man » : I'm a fifty year old man ! I'm a fifty year old man” ! Et c’était en 2008. Je parle du retour de Mark E Smith mais vous pourriez me rétorquer, c’est surtout le retour de The Fall. C’est vrai, mais Mark E Smith, c’est The Fall. En plus d’en être le chanteur/parolier, c’est le cerveau, l’âme (maudite) et le corps de ce groupe (seul membre originel). Normal, il les a tous viré chacun à leur tour.

On les avait donc laissé en 2008 avec « Imperial Wax Solvent » qui, même si il n’avait pas un goût de vinasse, je ne l’avais que moyennement apprécié.

Alors, ce nouveau millésime 2010 ? Un grand cru, peut être même un de mes préférés, au niveau du fantastique « Fall Heads Roll » (2005).

9 titres (+ 2 sur le vinyle) de post-punk électro et débraillés. Du pur électro-punk, Mark E Smith rappelant au passage que Prodigy et LCD Soundsystem ne sont pas les seuls prophètes du genre et de qui ils se sont inspirés.

L’album commence avec une énorme section basse / batterie du tonnerre de dieu qui se poursuivra tout le long, comme sur l’électro punk « O.F.Y.C. Showcase » et « Bury Pts 1 & 3 » qui démarre avec un son punk cradingue bien lo-fi qu’on croirait enregistré au fin fond d’un garage sur un 4 pistes analogiques pour ensuite redémarrer pied au plancher plus électro ! « Mexico Wax Solvent » est presque pop où Mark déploie à merveille son fameux spoken word, sa véritable marque de fabrique perso « Cowboy George » et « Hot Cake » sont plutôt rock, « Y.F.O.C. - Slippy Floor” est carrément punk. Et arrive le titre inclassable « Chino » et s’enchainent « Funnel Of Love » et surtout « Weather Report 2 » qui commence comme un long titre pop quand, à la moitié du morceau, il part se balader vers l’expérimental avec des drones bourdonnants et bruyants à l’appui. Du pur The Fall.

Ceux qui possède le vinyle auront le chance d’avoir 2 titres en plus : « 986 Generator », long blues Fallien et l’électro rock « Get a Summer Song Goin' »

Depuis 1979 et son « Live at the Witch Trials », ce groupe essentiel réussit toujours à nous surprendre avec la même musique en sortant inlassablement des disques au son abrasif comme du papier de verre et lo-fi où Mark E Smith peut inlassablement chanter (faux il va se soit) et éructer à la face du monde sa légendaire verve sarcastique. La recette The fall, c’est simple en apparence. Vous mélanger du punk cradingue, une pincée de Krautrock et de post punk avec de la new wave bien dark. Vous y ajoutez une bonne dose d’expérimentation, de la pop destroy et même pas mal d’électro déjantée (surtout depuis les années 2000). Et l’affaire est jouée. Et oui, comme disait feu John Peel : « The Fall, c’est toujours pareil, toujours différent » !

Alors, ne passez pas à coté de ce disque car il pourrait bien se retrouver en bonne place des classement de fin d’année. On prend les paris !!!

 

 

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 3 commentaires
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 12:25

Ian_curtis  
18/05/1980 - 18/05/2010 : Aujourd'hui, c'est un triste anniversaire, une tragique commémoration. Un certain 18 mai 1980, Ian Curtis, chanteur, parolier virtuose et âme damné de Joy Division, s'en est allé tutoyer les anges.

Seul dans sa cuisine, écoutant "The Idiot" de Iggy Pop, il s'est pendu à une corde. Il a été retrouvé sans vie le landemain ! 

Que dire, qu'écrire pour exorciser sa peine....Rien. Ou bien si : réécouter "Unknown Pleasures" ou "Closer" (sortie après sa mort), les deux seuls albums studio du groupe. Ce soir, je pense à JD Beauvallet des Inrocks (grand admirateur du groupe); Bernard Lenoir qui a passé ce soir pour l'occasion l'enregistement de leur unique concert parisien,aux Bains Douches; Nylso qui a dessiné dans "Rock Strips" la partie sur Joy/New Order; et tout les fans de ce groupe qui a changé la face du rock.  

Ian_curtis1  

 

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 3 commentaires
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 17:55

Joy_Division_Unknows_Pleasure

 

 "Unknown Pleasures" de Joy Division (1979) :


1979, ManchesterPresque dix ans avant Madchester. Quatre gaillards, quatre survivants punk s'étant rencontrés lors d'un concert des Sex Pistols (d'après la légende), vont révolutionner le rock en le séquestrant dans un bunker délabré pour lui repeindre la gueule en noir !


Musique aride, froide, désespérée et mélancolique. Une basse disco-dark, des rythmes de batterie martiaux, novateurs ("She's lost control") et dansants ("Disorder"), des guitares tranchantes comme des lames de rasoirs. Et la voix : caverneuse, comme sortie d'outre tombe. Une voix de possédé, celle d'un chantre du désespoir, Ian Curtis. Et ses textes d'une beauté poétique, mais d'une beauté malade ! Le cooktail musicale idéal pour rentrer de pleins pieds dans les années 80.

Cette nouvelle décennie qui sera marquée par l'apothéose de la société de consommation, du fric, de la pub et du luxe (ah, Guy Debort, tu le savais déjà). Mais aussi l'arrivée du chômage, du SIDA, de la chute des idéaux, du début des délocalisations et de ce que l'on nommera beaucoup plus tard, la Mondialisation. 


C'est dans ce contexte qu'ils vont créer l'alchimie parfaite entre une musique et son époque. Noir et désespérées comme l'on pu être aussi ces années 80.


Un son ultra novateur, fabriqué de main de maitre par un fou, un génie des studios, un certain Martin Hannett,  pour ce premier album à l'aura quasi mystique : "Unknown Pleasures" ! Avec "The Velvet Underground & Nico" (1967), rarement disque n'aurra autant été source d'inspiration pour les générations futures. Dix titres nés des cendres encore brûlantes de l'incendie "punk". Post-punk ? Cold Wave ? Psychédélisme gothique ? Au choix !

Ca commence à 100 à l'heure avec "Disorder". La transe se poursuit, plus lente mais aussi plus envoutante avec "Day of the Lords". Et "Insight" avec ses sons acidifiants, tels les TB 303 de la techno à venir. Et je pourais parler ainsi de chaque titre qui regorge tous d'idées et d'inventivité ! Un chef d'oeuvre, un disque incontournable !!

Ensuite vint "Closer", leur second et hélas dernier album studio ! 

L'avenir s'annonçait pourtant radieux pour Joy Division : la gloire allait sonner à leur porte. Mais, un jour apparemment ordinaire du mois de mai, à quelques heures du départ d'une tournée américaine, Ian Curtis, l'âme damné du groupe, à préferé s'en aller tutoyer les anges. Leur destin n'allait alors tenir plus qu'à une corde.....de pendu. Et l'histoire s'est achevé ainsi. Mais le mythe, quand à lui, ne faisait que naître. Et la suite......C'est une autre aventure !!!  

Ma Note : * * * * * *

 

 

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 0 commentaires
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 12:32

TheXX-2009-xxLP

 

"xx" de The XX (2009) Young Turks recording

 

  Ma Note : * * * * * *

 

Numéro un de mon classement disques 2009, je vous propose enfin ma critique du superbe « xx », d'un jeune quatuor anglais, The XX. Disque qui tourne d’ailleurs toujours sur ma platine ou dans mon baladeur MP3 depuis. Sur le chemin du boulot, le casque sur les oreilles, je suis léger, flottant dans la ville au son de cette musique envoutante et planante.

Avec des restes du cadavre post-punk/cold wave, ils ont réussi le tour de force de créer un disque à la musique simple mais ô combien superbe, sorte de manifeste esthétique post-moderne de la beauté minimaliste des années 00' finissantes.  

 

D’abord, Le visuel : J’ai été immédiatement très intrigué par la pochette, un carré noir avec un grand X blanc en son centre. Très épurée et extrêmement graphique à la fois. Et le nom du groupe ainsi que celui de l’album : XX ! Référence pornographique ? Chromosomique ? Signature anonyme ? Je ne sais pas, une véritable énigme.

 

Ensuite, la musique : Minimaliste, sobre et épurée, autant dans les arrangements, les mélodies que dans la production. Celle-ci a d’ailleurs été réalisée maison car c’est Jamie Smith (Beats and MPC) qui s’en est chargé. Vu la qualité tout en sobriété, il y a de quoi rendre jaloux pas mal d’apprentis des studios.

La musique donc : De léger accords de guitares, quelques arpèges subtiles. Une basse lourde, lente, très cold wave (on pense à Joy Division). Des rythmes martiaux, robotiques, électroniques et puissants, mais tout en étant lents. Ils sont tous issus de machines, mais de machines mélancoliques. Des claviers cheaps, vintages, très 80’, que l’on jurait avoir été acheté d’occasion pour pas chère sur E-Bays. Les mélodies sont imparables et vous rentre tranquillement dans la tête comme pour mieux y rester. De petites véritables touches impressionnistes dans ce tableau sombre et glacial. A l’image de tous les titres de l’album, sans prétentions apparentes mais qui vous séduisent tout en douceur pour finalement vous rendre totalement accros.

Et la voix. Où les voix plutôt devrais-je dire. Car elles sont deux. Romy Madley Croft la guitariste et Oliver Sim le bassiste se répondent, se complètent comme pour mieux nous perdre dans le dédale hypnotique de cette cathédrale sonore néo cold wave. Identique à la musique, elle sont toutes de sobriété, en retenue. L’exemple le plus flagrant est la reprise de Womack & Womack, "Teardrops", qu’ils s’approprient entièrement, ralentissant le tempo et la réinterprètent en enlevant tous gimmicks funk ou r’n’b tant à la mode !

Bien sur, les influences cold wave de Joy Division, The Cure (surtout la macabre trilogie « Seventeen Seconds », « Faith » et « Pornography ») sont présentes, se font sentir. Mais cet héritage, qui aurait pu être écrasant pour de si jeunes musicien, ils s’en servent pour mieux le détourner, créer leur propre univers.


Comme disait le célèbre chimiste Lavoisier :

« Rien ne se perd, rien ne se créer, mais tout se transforme ».

En voici la preuve musicale !!!!


TheXX-2009-xx

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 0 commentaires
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 00:33

 

Putain, un concert de The Fall, c'est de la bombe bébé !!!

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 0 commentaires
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 00:14

 

Encore Mark E Smith (avec Neil Young, Ma légende vivante du rock'n'roll) et ses The Fall, mais quelques années plus tôt !!!

Par Francky 01 ou Chico+ - Publié dans : Cold Wave & Post Punk - Voir les 0 commentaires
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