(Néo)Psyché-Kraut'-Drone

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 01:09

 

« Outer », morceau idéal pour la nuit, second extrait de « Spaceshipp » (2008). Cette œuvre est le fruit de la collaboration de deux grandes figures musicales actuelles : J.Spacemen (ex-Spacemen 3 aujourd’hui Spiritualized) et le pianiste Matthew Shipp (Jazz avant-garde, Free et Post-Bop).

« Outer » est beaucoup plus "court" que le premier morceau (10 minutes quand même). Plus calme et tendre aussi. Une douce mélodie y est jouée au xylophone. Tellement douce et pleine de rêverie que l’on dirait être issue d’une boite à musique tournoyant et ondulant dans l’air. Des cloches, des bols tibétains sont martelés. Puis des sons cassés, des drones métalliques rouillés viennent perturber la douceur ambiante.

Mais cette mélopée est si belle et élégiaque, emportant mon âme dans des contrées oniriques et paradisiaques, qu’elle pourrait tourner en boucle, encore et encore, infiniment...............anneau de Moébius mélodique, mystique et sans fin !!!


J.Spaceman&MatthewShipp-2008

J.Spaceman & Matthew Shipp Spaceshipp” (2008) Label : Treader

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 23:07

1,2-1972-Deuter-Aum(folktronicanew age)

« Aum » de Deuter Kuckuck (1972)

Note : * * * * * *   *

 

En parcourant les limbes de mon ordinateur (disque dur), j’ai retrouvé cet album mis de coté et pas encore écouté. Je le découvre donc maintenant ainsi que le calme, la sérénité et l’apaisement qui s’en dégage, tout comme de sa belle pochette maritime.

Deuter, ce n’est pas un « véritable » groupe mais le projet musical d’un seul homme, Georg Deuter de son vrai nom, un compositeur méconnu née en 1945 dans l’Allemagne dévastée d’après-guerre. « Aum » est le second disque de sa pléthorique discographie. Son style est un équilibre subtil entre l’acoustique et l’électronique, un dialogue serein entre les instruments « traditionnels », les machines analogiques et les collages sonores (souvent des bruits aquatiques), sorte de proto-sampling. Au sein des 12 morceaux se côtoient pêle-mêle : influences ethniques et tribales, instruments acoustiques (flute, percussions, guitare), musique traditionnelle indienne (les chants), sonorités ambiant/New Age (nature, divers bruits) ainsi que de nombreux drones.

Ce disque renferme différentes ambiances selon les morceaux et on navigue donc, au gré de ceux-ci, dans des eaux contrastées : folk Psychédélique (« Phoenix », « Soma »), Ambiant (« Aum », « Soham ») New Age/Ethnic (« Sattwa », « Morning Glory »), Drone limite Indus (« Offener Himmel 1 » « Abraxas »).

 

Les morceaux Ambiant sont créés à partir de collages de sonorités telluriques, souvent aquatiques, qui sont mis en boucles répétitives sur lesquelles viennent se greffer des instruments « classiques » comme la guitare, la flûte, etc.

 

Pour la face expérimental de « Aum », la musique est bâtit sur un canevas de drones aux sonorités plus machiniques, industrielles même et parfois accompagnés par une basse lente et lourde comme sur « Abraxas ».

 

« Aum » convoque à ma mémoire des artistes/groupes très éclectiques tels Six Organs Of Admittance par son folk et ses influences ethniques, le « Wander/Wonder » de Balam Acab (2011) ou le « Venice » (2004) de Fennesz pour toutes ses sonorités aquatiques et cette ambiant fait à base d’electronica (et pour lui, même pochette ambiance maritime). Mais aussi à cette scène actuelle Drone-rock Psychédélic  avec High Wolf et son récent « Atlas Nation » 2011, le "...On Sea-Faring Isolation" du groupe Dolphins Into The Future ou « Hovering Resonance » - Expo '70 . Et je m'arrête là mais la liste est encore longue !!! Autant de références postérieures à « Aum » qui est sorti, rappelons-le, en 1972.

 

J’écoute donc « Aum » comme la parfaite synthèse sonore de toutes ces références…..mais avec 30 ans d’avance. Comme quoi, quand on remonte le fleuve, on découvre toujours sa source !!!

En tout cas, « Aum » est vraiment un grand album méconnu à (re)découvrir de toute urgence !

titre n°1 "Phoenix"

 

titre n°8 "Soma"

 

titre n°11 "Susani"

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 02:16

expo-70-2012-HoveringResonance.jpg

 

« Hovering Resonance » d’Expo ’70 Sound Of Cobra (2012)

 

Note : * * * * * *   *

 

L’année est seulement commencée que déjà pointent les premières sorties de grands disques : le très attendu second album de Gonjasufi « M.U.ZZ.L.E » (dont je vais vite reparler) et « Hovering Resonance » d’Expo ’70 !

 

Pour rappel, Expo ’70 est à la base le projet musical de Justin Wright (guitare électrique, claviers et effets) qui est parfois rejoint par Matt Hill (basse et claviers) du « one man band » Umberto.

 

Expo ‘70 nous livre donc sa dernière création, fruit d’expérimentations et d’improvisations soniques, 100 % Avant-garde free !!! Libre, expérimentale et improvisée, la musique d’Expo ’70  l’est effectivement. Malgré une durée de 23 min, ce Maxi n’est composé que de 2 seuls titres, soit un par face comme au bon vieux temps des K7 et vinyles.

J’imagine aisément le bazar dans le studio lors des sessions d’enregistrements du disque. Au sol, une batterie de pédales d’effets en tout genre que Justin Wright manipulait frénétiquement tout en jouant soit de sa guitare électrique (enchaînement de délicats arpèges en une succession de notes répétitives) soit de ses claviers analogiques vintages type Moog, produisant ainsi des vagues soniques et des drones cosmiques lors de ces deux longues plages méditatives. On navigue alors entre Space rock céleste, Ambiant drone et néo-psychédélisme atmosphérique.


Le premier morceau, au titre éponyme du disque, est une longue errance (+ de 15 minutes), un voyage immobile et onirique où le bourdonnement est roi. Malgré son absence de rythme et son extrême répétitivité, je le trouve très prenant et captivant, ce qui n’est pas toujours le cas avec nombre de morceaux arythmiques.


Pour le second, « Moon ragga », le schéma est différent. Un coup de gong retentit comme pour annoncer le début du voyage. Bourdonnements, sonorités aux fréquences modulées sont très vite accompagnés par une rythmique répétitive émanant d’un simple tambourin à clochette. Les drones et les diverses sonorités tournent en boucles. Régulièrement, des gongs sont martelés et diverses cymbales frappées, le tout vibrant et résonnant à travers ce magma sonique.


Enfin du rythme chez Expo ’70 où la plupart de ses morceaux (du moins, ceux que je connais) en sont généralement dépourvus. Dans sa musique, c’est le règne des drones, des boucles hypnotiques, des bourdonnements et des longues improvisations et expérimentations guitaristiques. Elle convoque à ma mémoire des groupes de Krautrock tel Harmonia ou Tangerine Dream et les travaux Ambiant de Cluster & Eno ! Et avec sa pochette au visuel et aux couleurs très rétro-psychédélique, je divague en plein décalage spatio-temporel, ne sachant plus très bien si je me trouve en Allemagne dans les années 70’ ou dans l’Amérique actuelle !!

Pour toutes ces raisons, « Hovering Resonance » s’est imposé à moi comme une des premières et excellentes surprises 2012 !

 

 

Toutes ces raisons......ce n'est pas totalement exact car il en est une autre qui a aussi joué sur mon avis. J'avoue que depuis quelques temps, j'arrive à écouter plus facilement, entièrement et même apprécier des oeuvres jugées auparavant par moi-même comme "difficile d'accès, expérimentales et bizarroïdes". Ce fût la même chose il y a des années avec le jazz "plus aventureux" où une période d'apprentissage a été nécessaire. 

Ainsi, Drone, Atmospheric-noise, Neo-Psychedelic, Free-rock, Experimental & Ambiant Pop, Noise-dub Psyché, Hypnagogic......tous ces styles me deviennent plus familiers. Et des labels comme Not Not Fun, Sacred Bones Records, Thrill Jockey ou Les Editions Mego deviennent de parfaits terrains de jeux pour assouvir ma soif de nouveautés et de découvertes. Mais ça, c'est totalement perso et ne modifie en rien les qualités intrinsèques de ce disque. Cela explique seulement pourquoi je parlais de surprise face à ce disque que je n'attendais pas du tout. Comme quoi !!!!  

  

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 00:02

 

J'entends dans cet album de Can des échos d'Electric Miles (période "Bitches Brew" 1969), très marquant sur ce titre introductif "Pinch".
Mêmes sonorités de groove épileptique et froid, stridences déchirant le silence, rythmiques syncopées entre rock et jazz, sons hypnotiques d'orgues et de guitares........C'est marrant de mettre en parallèle des disques de ces deux groupes (Miles Davis Band et Can). C'est là que l'on voit l'importance de Miles et du jazz "organique", du jazz free/rock sur le Krautrock, et chez Can en particulier. Mais c'est également aussi frappant sur le disque suivant "Future Days". Faite l'essai, écoutez !!! Comme quoi, tous les chemins de la musique ramène à Miles, même ceux du silence......("In a silent way") !!! 
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 15:30

 

"Envisager le Noise comme une approche abstraite du politique.....Quand au politique plus précisément pour les 2 hommes - Pete Swanson (électronique, batterie + voix) et Gabriel Mindel Saloman (guitare, feedback + vocoder), celui-ci ne ressort que d'une façon d'être au monde et aux autres, d'envisager la joie de vivre comme potentiellement révolutionnaire, et de prendre conscience de son impact possible. Dans ce domaine, l'activisme associé au Do It Yourself, mais aussi au Noise, constituerait un moyen d'expression libérateur.....Yellow Swanson ne carbure pas à la colère et ne dénonce rien. Par contre Yellow Swanson explore toutes les possibilités offertes par les instruments et la technologie affinde générer des expériences voulues purement transcendantales. A écouter "At All Ends" (2007), et "Mass Mirages" en particulier, où une mélodie belle à pleurer émerge progressivement d'un bouillonnant magma, on comprend mieux l'attitude du groupe : dégager l'auditeur de tout rationnalisme, puis l'accompagner vers des sphères qu'il ignore - des sphères rayonnant d'un Psychédélisme extatique."

 

Ce superbe texte, très explicite sur la démarche artistique (en apparence extrême) de Yellow Swanson, n'est pas de moi. Il est issu du très grand livre sorti en 2010 :  «Post Punk, No Wave, Indus & Noise» de Philippe Robert     

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 3 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 17:48

BarnOwl-2011-LOST-IN-THE-GLARE.jpg

 

« Lost In The Glare » - Barn Owl Thrill Jockey (2011)

Note : * * * * * *   *

 

 

Décidément très créatif et productif en 2011, le duo de Drone métal/ Doom psychédélique Barn Owl est de retour avec « Lost In The Glare » après un EP 3 titres en ce début d’année, le très planant « Shadowland ».

Un univers fascinant et onirique remplie de guitares bourdonnantes, puissantes mais très lentes, de claviers hypnotiques, de mélodies d’une beauté mélancolique, de vagues soniques à l’image des dunes de sa pochette. Ici, c’est autant les claviers (des Juno)  que les guitares qui « bourdonnent » jusqu’à se mélanger et se fondre ensemble pour se confondre.

Une musique volcanique qui, telle la lave en fusion, est en bouillonnement constant, alternant apaisement, montées progressives et explosions fulgurantes. Toujours sur le fil du rasoir, elle est en tension permanente même lors des passages les plus calmes qui sont comme de violentes accalmies. Un silence assourdissant résonne au plus profond de ces Abymes soniques !

Les atmosphères y sont cinématographiques, telle une B.O attendant son film. Mais « Lost In The Glare » pourrait très bien être celle d’un film mystérieux et onirique de David Lynch ou, tel des Neil Young Drone-rockers, accompagner les divagations métaphysiques et poétiques de Blake, le personnage lunaire de « Dead Man » !

« Lost In The Glare » est un voyage cosmique, lointain, donc immensément grand. En revenant sur terre (par ces touches orientalisantes), il se fait plus humain donc infiniment plus petit. Contraste et paradoxe !!!

De disque en disque, Barn Owl créé sa version du rock psychédélique, un néo-psychédélisme 2.0, actuel donc moderne, héritier de ses glorieux ancêtres donc cosmique. Mais à l’instar de Psychic Ills ou Wet Hair (deux des plus belles et pertinentes propositions de néo-psychédélisme cette année), le duo y ajoute ultra puissance, lenteur ainsi que des drones.

Barn Owl prouve qu’en 2011 le mouvement psychédélique est loin d’être mort. Par contre, c’est l’imagerie « baba cool/Patchouli » qui collait à la peau de ce style que le groupe a définitivement enterré pour redessiner ses contours et définir ainsi sa version du psychédélisme.

Résultat : Un néo-psychédélisme fait de drones, de rock lourd, puissant, lent (Slow-métal) et futuriste !!!

 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 17:00

Psychic-Ills---Hazed-Dream--2011-.jpg

 

« Hazed Dream » de Psychic Ills (2011) Sacred Bones Records

 

Note : * * * * * *   *

 

Sacred Bones Records, meilleur label 2011 ???? En tout cas, il est certainement un de ceux qui ont le plus compté en publiant quelques-uns des disques les plus fascinants, hypnotiques et réussis de l’année :

« Mazes » de Moon Duo (critique ici : « Mazes » de Moon Duo ), « Conatus » de la diva pop-goth’ Zola Jesus (critique à venir), Föllakzoid et son premier EP éponyme de néo-krautrock-psychédélique à la pochette aussi cosmique que sa musique (voir post  Voyage dans le cosmos avec Föllakzoid ) ainsi que « Smokescreen » de Religious Knives. Et dernièrement, ce fut « Hazed Dream » des new-yorkais de Psychic Ills, trio composé de Brian Tamborello (batterie), Elizabeth Hart (basse) et de Tress Warren (guitare, chant et synthés).

 

« Hazed Dream », leur nouvel album, est aussi leur plus accessible, « pop » même où le groupe délaisse les expérimentations soniques au profit d’un psychédélisme primitif, d’un rock « sous tranxène » naviguant au ralentie dans un univers brumeux et comateux mais d’une immédiate efficacité. « Hazed Dream » est le compagnon idéal des jours de flemme, s’écoutant de préférence en position horizontale.

 

« Hazed Dream » allie Space Rock codéiné et moderne, garage-rock opiacé, Slowgaze (c’est à dire Shoegaze en mode slow), Blues futuriste et décharné ainsi qu’un rock (néo) psychédélique. Malgré cet univers neurasthénique, les morceaux peuvent par moments partir dans de petites envolées chevaleresques mais toujours dans un lyrisme contrôlé, sans excès de grandiloquence. Une coolitude parfaitement assumée comme jadis Pavement !

 

« Hazed Dream », c’est un appel au voyage immobile, à l’errance tranquille, à la divagation méditative. Univers de contrastes, c’est aussi une ode au cosmos, à l’espace et à l’infini. Les guitares aux accords minimalistes, envoûtants et répétitifs à la limite du drone sont pleines d’effets (fuzz, feedbacks, slide…). De douces mélodies « chloroformées » ainsi que des vagues soniques aux motifs étirés et lancinant émanent fébrilement des claviers, soutenue par une batterie discrète et flemmarde. Un chant éthéré et léthargique à la Jason Pierce vient se noyer dans cet ensemble, mixé comme un autre instrument.

Avec « Mirror Eye » en 2008, Psychic Ills développait un univers atmosphérique moins cotonneux, plus aride, plus brut et expérimental, voisin de ceux de Labradford ou Earth.

Sur « Hazed Dream », on sent une évolution, l’influence du Velvet Underground mais surtout celle plus évidente des mythiques Spacemen 3 ou de Spiritualized. D’ailleurs, je trouve que ce disque est comme une relecture très personnelle de ces deux derniers groupes cités aux origines communes. Psychic Ills perpétue parfaitement l’héritage en science psychédélico-soniquelaissé par Sonic Boom et Jason Pierce.

 Pour moi, « Hazed Dream » est un des meilleurs albums d’une année qui pourtant n’en n’a pas manqué. C’est vraiment MON album coup de cœur 2011, un sommet de rock psychédélique à la coolitude absolue, le disque que j’ai le plus écouté malgré sa sortie récente. Et je dois avouer qu’il agit sur moi comme une drogue dure : Dès les premières écoutes, le plaisir est immédiat et sa dépendance aussi. Encore un point commun avec les Spacemen 3. Décidément, on n’en finit pas avec ce groupe tellement leur influence est présente. Et le restera encore…….


  

 

 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 23:47

 

 

J'écoute fasciné « IV, III, II, I », titre d’ouverture du nouveau maxi éponyme de Föllakzoid. En une longue montée progressive de 10 min, ce morceau à la batterie métronomique Krautrock (Can ou Neu!) et aux sonorités hypnotiques Space rock déploie un (néo) psychédélisme lysergique à vous faire voyager « Into The Moon ». Une musique à l’image de sa magnifique pochette, c’est à dire cosmique !! Et c’est édité par Sacred Bones Records.


Follakzoid-2011-FollakzoidEP.jpeg

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 18:11

 

Voici un extrait du dernier album de Food Pyramid, "III", sorti sur le label Moon Glyph. Ce titre entêtant, l'introductif "E Harmony", est un bijou de néo kraut-rock-Psychédélique aux sonorités technoïdes envoutantes. Amateur de "Neu! 2" et de Can, cette musique est pour vous. Une superbe relecture de ces classiques teutons 70' version électro 2011 !!!    

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:23

Blue-Far--2011-.JPG

 

Note : * * * * * *   *

« Blue Far » de Kira Perov Autoproduction (2011)

 

 

Avant de connaître sa musique, c’était son pseudo qui m’était familier, via ses commentaires sur de nombreux blogs. Joseph Ghosn en a aussi parlé, lui commandant un album inédit pour son blog, trouvable nulle part ailleurs. Pour le télécharger, suivre ce linkEt le résultat, le voici : « Blue Far », premier « vrai » album auto-produit de Kira Perov. Intrigué, j’ai téléchargé ce disque que j’ai écouté attentivement. Mais peut-on encore parler de disque quand il n’existe pas physiquement ??? Bref, la séduction fut immédiate.

« Blue Far », c’est :

 

_ Sept somptueux morceaux ou sept plages sonores à la douceur élégiaque.

_ Une musique atmosphérique et mélancolique naviguant dans des eaux contrastées, entre ambiant hypnotique, électronica bourdonnante, techno contemplative, pop avant-gardiste, krautrock, drone, dérives noisy, influence de musique ethnique et orientale.

_ Une alliance subtile et réussie entre les sonorités, les ambiances, les rythmiques ainsi que les mélodies.

Les rythmes alternent entre : absence, break-beat épars, cadences tribales et fragments de beats métronomiques telle une pulsation primale (rythme cardiaque) !

Les sons, extrêmement fouillés et recherchés, sont empilés progressivement, couche après couche, pour créer des ambiances planantes et méditatives. Mais ces atmosphères contemplatives à l’apparence tranquille peuvent être traversées de fulgurances noisy où les sons deviennent saturés. Alors, en pleine dérive bruitiste, sa musique résonne en un silence assourdissant.

Kira Perov construit sa musique passionnément, travaillant sa matière sonore artisanalement, tel un poète du bruit musical.

 

Malgré que ce soit un « premier » album, on sent qu’il possède déjà un univers bien à lui, extrêmement fouillé, référencé, nourri et balisé. Mais sa musique dégage aussi un fort pouvoir onirique, comme si son univers, pourtant très personnel, était stimulateur d’imaginaire. Au lieu d’enfermer l’auditeur, elle lui laisserait la porte grande ouverte avec quand même en fond un décor très précis.

 

Perso, j’ai laissé facilement vagabonder le mien, créant ainsi mes petites histoires sur chacun des différents morceaux. Sur « Cameo » par exemple, j’imagine sa mélodie pop répétitive (quelques accords de guitare) provenir d’un manège endiablé de chevaux de bois qui tournerait sans cesse au son de cet air entêtant et infini. Une mécanique cassée, usée et rouillée mais qui fonctionnerait encore, forcément bancale…..Et ainsi de suite pour chaque titre, modifiant un peu ou carrément mes historiettes à chacune des écoutes. 

 Cette œuvre, j’aime m’y plonger souvent le soir, au casque dans mon lit, compagne de mes nuits. Depuis sa découverte, elle m’accompagne en me prenant la main lors de mes voyages oniriques et dans mes divagations mentales nocturnes.

Pour toutes ces raisons, et tant d’autres beautés que je n’ai su exprimer, il faut que vous téléchargiez (si ce n’est déjà fait) « Blue Far » de Kira PerovEt c’est tellement excitant de suivre les premiers pas discographiques (je dis bien discographique) d’un artiste, surtout quand il est si prometteur. L’avenir de la « French Touch indie », notre créateur d’ambiant drone psychédélique à la Not Not Fun français ! 

Et si par le plus grand des hasards un responsable d’un label lis ce modeste papier, alors écoutez « Blue Far » encore plus attentivement. Kira Perov mérite largement d’être signé pour pouvoir créer un prochain album dont la production serait à la hauteur de ses compositions. A bon entendeur salut !!!!

 

 

 

 

Et autre titre, hors de l'album "Blue Far", le chamanique "Time Now" (dark psychédélisme, rythme métronomique krautrock, mélodie et vagues sonores envoutantes, répétitivité hypnotique)

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 21:11

 

Mark McGuire Live, Non Jazz Festival, Paris, le 4 novembre 2009.

J'ai récemment parlé de Mark McGuire rapport à sa triple actu ( Mark McGuire, Matthew Mondanile & 2011 ).
Voici une vidéo de lui montrant bien son immense talent de guitariste/électronicien.
Mark McGuire ou comment la virtuosité instrumentale n'est pas chez lui "tape à l'oeil", chiante et froide (au contraire d'un Joe Satriani). Le plus dingue, c'est qu'avec le son qu'il a développé, on n'entend pas tout de suite cette virtuosité. Les sonorités sont tellement synthétiques qu'on ne capte pas forcément la guitare sur certains morceaux (pas tous, bien sur). Et avec son immense groupe Emeralds, les sonorités des divers claviers analogiques, des synthés et autres machines électroniques se confondent avec le son de sa 6 cordes.
Avec la musique d'Emeralds, tout ne semble faire qu'un seul élément, unité instrumentale et sonore pour transe sonique ! 
De plus, sa musique possède un tel caractère onirique et cosmique qu'elle en devient quasiment..................mystique !
Mark McGuire, chamane du XXIème siècle ????
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 17:23
Deux artistes virtuoses et novateurs, véritables expérimentateurs soniques et tous deux guitaristes de surcroit, ont eu une grosse actu en 2011. Je veux parler de Mark McGuire et Matthew Mondanile.
 
1.jpg2.jpg3.jpg
 

De Mark McGuire, c’est par trois fois que l’on a eu des nouvelles tout au long de cette année. La première en mai avec “A Young Person's Guide to Mark McGuire” aux Editions Mego. C’est une compilation (2 CD) gargantuesque regroupant des morceaux déjà sortis mais uniquement en K7 ou CD-R, quasi introuvables aujourd’hui, et ce sur la période de 2007 à 2010.  
Note : * * * * * *   *
 
Ensuite, il s’acoquina au duo indie poptronica Trouble Books pour l’élégiaque “Trouble Books & Mark McGuire” sorti en juillet chez Bark And Hiss, Wagon. L’alliance du jeu de guitare très personnel de McGuire avec les boucles hypnotiques de Keith Freund ainsi que la douce voix féminine de Linda Lejsovka est un pur délice. Ensemble, ils accouchent d’un véritable bijou, d’une dream pop hypnagogique remplie de drones cosmiques.
Note : * * * * * *   *
Et en septembre, se fut au tour de son magnifique album solo “Get Lost” de nous parvenir, toujours de chez les Editions Mego. Sur six titres d’une durée inhabituellement courte (à l’exception du dernier morceau de presque 20 min), McGuire tisse avec sa guitare électrique ou acoustique six petit canevas sonores à l’extrême raffinement, nimbés dans des ambiances telluriques, contemplatives et cinématographiques. On y entend des bruits de nature, les grands espaces, des vagues synthétiques issues de ses claviers analogiques et quelques fragments de voix éparses. “Get Lost” pourrait être la B.O d’un western poétique et mental. Mark McGuire a créé une sorte d’ambiant-folk onirique, une slow-pop psychédélique traversé de drones hypnotiques. En tout cas, une chose est sure : “Get Lost” est un compagnon de nuit idéal, un disque que l’on traverse comme un rêve éveillé.  
Note : * * * * * *   *
 
Extrait audio : The Invisible World” (“A Young Person's Guide to Mark McGuire  CD2) + « Alma » (« Get Lost  ») + vidéo : The Golden Waste” (“Trouble Books & Mark McGuire”)
  
 
 
 
45
 


Matthew Mondanilea également eu une année productive. En janvier, sous le pseudo Ducktails, sa face la plus expérimental, il a publié l’album « III Arcade Dynamics » (dont j’avais déjà parlé rapidos ici «Sweet Jane» - «In The Swing», télescopage temporel sonore.. ). Seul avec sa guitare électrique, des effets et une boite à rythme rudimentaire,  il navigue dans des eaux calmes, entre ambiant instrumentale, pop de chambre, hypnagogic et pop psychédélique. Aux vues du résultat, Mondanile a sûrement créer cette œuvre tranquillos à la fraiche, bien à l’ombre d’un soleil écrasant, tant elle dégage chaleur estivale, calme et sérénité.  

Note : * * * * * *   *

Sa deuxième production, l’album « Days », vient d’être édité chez Domino. C’est le second LP de son groupe Real Estate, ce trio du New Jersey jouant une power pop dans la lignée de ses illustres ainés, les The Feelies, Field Mice ou The Pastels. Mais on pense aussi à des groupes plus récemment tels Best Coast et Surfer Blood. Des mélodies simples mais gorgées de soleil, des guitares ligne claire, des chœurs « oh oh ooh oh oh », des arrangements minimalistes mais ultra efficaces pour une indie pop/twee pop teintée de surf rock bucolique et élégiaque. LE disque idéal afin de rentrer dans la grisaille automnale !!!

Note : * * * * * *   *
 
« Killin' The Vibe » (« III Arcade Dynamics ») + “It's Real” (« Days »)
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 20:07

Neu!-1973-Neu!2

 

« Neu! 2 » de Neu! (1973) Brain records

Note : * * * * * *   *

 

1971 : Klaus Dinger et Michael Rother viennent de quitter Kraftwerft, insatisfait de la nouvelle orientation très électronique que prend le groupe. Ils fondent Neu! avec le désir d’explorer de nouvelles voies et pour fondement esthétique l’avant-garde et l’expérimentation, autant rythmique que sonore.

 

« Il y a eu trois grooves majeurs au cours des années 70’ : le Funk de James Brown, l’Afrobeat de Fela Kuti mais aussi le « Neu-beat » du groupe allemand Neu! ».

Ceci n’est pas une affirmation personnelle mais une citation du génie et visionnaire Brian Eno. Et c’est vrai qu’en matière de groove, Neu! explora une direction différente de celle emprunté par l’axe afro-américain Fela Kuti / James Brown, mais tout en étant aussi efficace.

Neu! c’est donc le duo Klaus Dinger (batterie, voix, guitare et claviers) et Michael Rother (guitare, voix et claviers). Mais le groupe possède un troisième membre, un homme de l’ombre très important, le producteur et ingénieur du son Conny Plank. Il produira tous leurs disques et contribuera aussi à façonner leur son, le fameux « Neu-beat » (et pas New-beat) dont Eno parlait.

 Pour mieux appréhender cette œuvre et tenter de la comprendre, il est essentiel d’en connaitre la genèse.

1973 : En entrant en studio avec le fidèle Conny Plank pour donner une suite au premier album (« Neu! » 1972), le duo n’imagine pas qu’il va s’embarquer pour ce qui va devenir une odyssée créative tumultueuse, aboutissant sur cette œuvre O.V.N.I et avant-gardiste, aujourd’hui culte en matière de bizarrerie sonique.

Pendant les sessions studio, leur label Brain fait faillite et ils n’ont alors en leur possession que 20 minutes de nouveauté (la face A).

Lâchés et sans argent, au lieu de getter l’éponge, Neu! a la géniale idée de retravailler la matière sonore qu’ils ont déjà enregistré pour (re)créer de nouveaux morceaux et ainsi finir l’album, c’est à dire la face B. Ils vont déployer des trésors d’inventivité, notamment inspirés par les techniques de la musique concrète : montage, découpage et remontage des bandes existantes, « proto-sampling », accélération, ralenti, changement de tempo et divers autres effets sont utilisés. Optimisant au maximum les possibilités du studio, ils vont recréer à partir des morceaux existant et ainsi réaliser des sortes de remix, peut être les premiers de l’Histoire. Coup de génie ou escroquerie artistique ?? Le débat reste ouvert !

La pochette de ce disque est à l’image des mésaventures de son enregistrement. Sorte d’esthétique du recyclage, elle reprend simplement celle du premier album (même fond blanc, même lettrage pour le nom du groupe) en y apposant simplement en plus un gros chiffre 2 rose dessus. Voici comment le visuel et la musique donc la forme et le fond sont en total adéquation.

Dès l’introductif « Fur Immer ( Forever ) », folle cavalcade chevaleresque de + de 11 min, le ton est donné : Dinger frappe sec ses fûts et martèle des beats métronomiques supporté par les accords entêtant de Rother. Le morceau, par sa rythmique infernale, ultra répétitive et robotique ainsi que son travail sur le son, peut être considéré comme le premier titre de techno minimaliste, sorte de proto-techno avec 20 ans d’avance. Et le reste oscille entre titres à prédominance rythmiques et dérives sonores ambiant et expérimentale.

Autant dire que « Neu! 2 » fut un bide commercial à sa sortie et incompris du public. Mais ce disque inspirera des générations entières de musiciens et sera La Matrice pour de nombreux futurs styles à venir. Punk, Post-punk, Space rock 80’ (ex : Spacemen 3) mais surtout les musiques électroniques types techno et même le néo-psychédélisme actuel (l’exemple récent le plus marquant est « In vogue spirit » de Wet Hair sorti cette année), tous viendront s’abreuver à cette source d’inspirations intarissable. Tous doivent quelque chose à « Neu! 2 » comme au suivant « Neu! 75 ». 

Je viens de vous parler de « Neu! 2 » plus particulièrement mais entre celui-ci et le suivant, j’aurais du mal choisir. « Neu! 75 » est certainement un des premiers disques punk et on peut aussi y entendre les échos rugissants du Post-punk à venir.

Neu! est un groupe fondamental et essentiel dans l’Histoire de la musique. Malgré qu'il soit étrangement méconnu, sa descendance est immense..........et intemporelle. « Neu! 2 » est devenu une référence expérimentale sonore absolue. Et depuis un certain jour de mars 2008 avec la tragique disparition de Klaus Dinger, il est devenus comme un testament musical légué à des générations entières de musiciens explorateurs.

Titre n°1 "Fur Immer ( Forever )"

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 14:17

2-2011-WetHair-InVogueSpirit

« In Vogue Spirit » de Wet Hair [De Stijl] 2011

Note : * * * * * *   *

 

Parmi les sorties de ces derniers mois rayonne d’une éblouissante obscurité un disque que l’on croirait avoir été enregistré au fin fond d’une (cold)cave humide et mal éclairée : « In Vogue Spirit ».

 

Wet Hair, c’est Shawn Reed (chant, claviers) et Ryan Garbes (percussion, batterie) qui ont déjà à leur actif 2 LP et pléthore de K7, EP ou Split album. Celui-ci marque une évolution plus « pop », moins expérimentale que par le passé.

Les morceaux d’ « In Vogue Spirit » sont construits sur une ossature rythmique ultra efficace, une solide fondation pour des arrangements simples, sans tape à l’œil, et des mélodies entêtantes. C’est une musique minimaliste, répétitive et envoûtante.

Ce qui frappe d’entré sur « In Vogue Spirit », c’est la rythmique. Hypnotique, répétitive et complètement addictive, elle est créée par une batterie martelant des beats rudimentaires, métronomiques et froids (on pense à Suicide, Can mais surtout à « Neu! 2 ») et une basse aux sons lourds, traînants et aux riffs faussement simplistes (très Joy division). Une section rythmique où basse et batterie sont en parfaite symbiose.

Malgré cette excellence du rythme, ce n’est pas la seule et unique composante musicale intéressante de ce disque. Il y a aussi les sonorités et les mélodies issues de claviers analogiques, tellement « cheaps » et vintages qu’on croirait qu’ils ont été dénichés dans des brocantes par Reed et Garbes. Ces « antiquités » produisent ainsi des vagues soniques hypnotiques très 70’ style krautrock, des mélodies rudimentaires ainsi que des drones. Ces mélodies sont de véritables ritournelles entêtantes qui, isolées de leur contexte, paraîtraient sûrement plus joviales.

Et il y a la voix…….Une voix grave, semblant surgir d’outre tombe, convoquant dans ce rituel païen le fantôme de Ian Curtis ou Jason Pierce période Spacemen 3.

 

En bref, un disque où règne un parfait équilibre entre pop et expérimentation, psychédélisme lancinant et rock sombre et hypnotique. Un disque qui risque fort de se retrouver dans les classements annuels de fin d’année. Et ce serait plus que mérité !!!!


 

 

 

Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 17:50
OESB-48-FOREST-SWORDS-FRONT.jpg
Dagger Paths” EP – Forest Swords No Pain In Pop (2010)
 
note : * * * * * * 
 
 
Bien que sortie en 2010, je découvre seulement cet album. Cet artiste intègre le dub dans ses compositions expérimentales, s’en sert pour son côté hypnotique et enivrant. L’ivresse, c’est souvent d’elle qu’il s’agit au cours de chacun des 6 morceaux de cet EP, une ivresse sonique.
Forest Swords fait partie de cette scène drone/noise psychédélique et lo-fi des Pocahauted, Sun Araw, Ducktails, etc. Des productions issues, pour la plupart, de l’excellent label californien Not Not Fun.
Un air de mysticisme souffle sur “Dagger Paths”. Chaque titre pourrait s’apparenter à une sorte d’incantation musicale, chamanisme 2.o des temps modernes. Les samples et les nappes sont constitués de sons très « terrestres » : cristallins, aquatiques ou bouillonnements, éruptions, orages, etc., comme diverses variations des quatre éléments. Le jeu de guitare très personnel, aux sonorités si particulières, renforcent l’aspect tellurique et mystique de cette musique.
Forest Swords s’aventure même vers une sorte de pop baroque et gothique, mais en mode onirico- expérimental (« Hoylake Mist », sa guitare au son de clavecin et ces chœurs presque macabres, « Visits »).
 
Dagger Paths”, c’est comme une jam session imaginaire entre Bauhaus et Sun Araw jouant des titres de cold wave en version dub et remixé par King Tuby et Brian Eno réunis !!!
La production justement, entre lo-fi, technique dub et trouvailles sonores, est assurée par Matthew Barnes himself. Producteur donc, mais aussi auteur, compositeur et musicien, il possède toute les casquettes et contrôle totalement ses créations.
Une œuvre d’art totale ???? En tout cas, une grande œuvre totalement captivante…
Titre n°1 « Miarches »
n° 6 « The Light »
 
Par Francky 01 - Publié dans : (Néo)Psyché-Kraut'-Drone - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire

Présentation

  • Contact
  • : Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
  • muziksetcultures

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés