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Grand Jeu Sans Frontière Des Blogueurs Mangeurs De Disques
Thème n°1: “THE WEAR DON'T MAKE THE MONK! Ou Pochette hideuse mais disque génial. »
MON CHOIX PERSO : Neil Young & Crazy Horse – Zuma (1975, Reprise)

Cela faisait pas mal de temps que je suivais ce Grand Jeu de loin (avec une certaine passion) mais cette fois, c’est différent, j’y participe vraiment. Dès que j’ai lu les thèmes, j’ai immédiatement pensé à « Zuma » de Neil Young pour le premier, choix évident pour moi car c’est une réflexion que j’avais en tête depuis longtemps et que j’avais même déjà écris sur ce blog à ses débuts (voir ici).
Malgré la laideur de son visuel, « Zuma » fait partie de mon tiercé NeilYougien gagnant, de mes disques fétiches et aussi un de ceux que j’emmènerai sur île déserte !!
1975 : Malgré une grosse « gueule de bois existentielle », dût à sa consommation massive d’alcool et de drogues, Neil semble enfin un peu sortir la tête des eaux boueuses dans lesquelles il s’était embourbé. Ces dernières années, le Loner (qui n’a jamais aussi bien porté son surnom) a traversé une sale période, entre son mariage qui part en couille, la maladie de son fils et les disparitions tragiques de proches (le guitariste du Crazy Horse - Danny Whitten et son pote-roadie Bruce Berry). Ça commençait à faire beaucoup pour ses petites épaules. Si « Tonight’s The Night » a été le disque de l’exorcisme, véritable catharsis musicale, « Zuma » sera celui de la « renaissance » ! Mais un retour pas forcément ultra joyeux quand même. A noter que la même année sortait le « Blood On The Tracks » de Dylan, grande œuvre dépressive traitant aussi de rupture, de divorce. Le mal de vivre était-il dans l’air du temps ?? Témoignage morose de la période Post-hippie ??
Produit par David Briggs et Tim Mulligan, cet album fut enregistré entre juin 74 et août 75 dans son Ranch, le Broken Arrow, ainsi qu’en Californie, à Point Dune. Zuma est en fait le nom d’une petite plage situé à Malibu, proche de l’endroit où Neil et son groupe ont répété.
Le Crazy Horse justement, il est en pleine mutation. Suite au décès de Danny Whitten par overdose d’héroïne, c’est Franck « Sancho » Sampedro qui à la lourde tache de le remplacer. Et la magie opère, c’est même une totale réussite. Il parvient parfaitement à fusionner avec le reste de l’équipe et son jeu se marier parfaitement avec celui de Neil. « Sancho » Sampedro donne même l’impression qu’il a toujours été un membre du Crazy Horse….Et en 2013, il est encore en son sein !!!
D’une durée d’à peine 37 min, « Zuma » alterne entre balades Country Folk (Lookin' For a Love) avec guitare acoustique/voix + quelques percus traversées d’assauts de 6 cordes électriques (Pardon My Heart, Through My Sails), Blues-rock de bar (Barstool Blues) et des morceaux remplis de chœurs élégiaques (Stupid Girl) ou d’autres plus Rock (Drive Back). Malgré l’excellente qualité de l’édifice, deux titres se détachent nettement : « Danger Bird » et le mythique « Cortez the Killer » !! Deux chansons fleuves (plus de 7 minutes chacune) où les guitares semblent crier, pleurer et gémir même, lors de chevauchées guitaristiques dantesques aux solos exaltés. Et la voix du Loner, épaulée par de somptueux chœurs célestes, hurle à l’infini.
Alors oui, malgré son visuel très laid, « Zuma » est tout simplement un Chef d’œuvre, un disque inusable et indépassable….Un classique absolu !!!!
Suite du Jeu mercredi 20/11/2013......