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Par Francky 01 ou Chico+

« Leave no trace » de Piers Faccini (Label Bleu) 2004
« Piers Faccini ou l’âme blanche du Blues »
Malgré son titre trompeur, ce disque laissera bel et bien des traces, indélébiles et profondes. Autodépréciation ? Peut-être. En tout cas, la voix de ce songwriteur, italo-anglais mais français « d’adoption » ne nous est pas inconnue. On l’avait déjà repéré sur l’album de Vincent Ségal « T-Bone Garnerius » (2 titres) et chez SebMartel. Piers joue (guitare) et chante le blues comme s’il avait déjà tout vécu, l’enfer de la déchéance et la rédemption. Car les influences de sa musique viennent d’Amérique. L’Amérique du folk de Dylan, du blues du Mississippi de Robert Johnson ou de Charley Patton. Mais aussi d’Angleterre (Nick Drake) ou du Brésil (Caetano Veloso). Au lieu de s’enfermer dans de si superbes références, il les digère pour proposer sa vision, sorte de mixture blues-pop-rock’n’folk !
On imagine aisément « Leave no trace » enregistré sur un vinyle. Un vinyle poussiéreux trouvé au fond d’un grenier, au son crasseux, avec les craquements propres au support et qui donne se supplément d’âme. Mais l’âme de Piers transpire dans chaque titre. Et c’est un voyage émotionnel et poétique au cœur de sa vie intérieur qu’il nous convie avec ce premier disque. 11 morceaux, 11 tranches de vie où règne une poésie douce et sensible, pleine d’humanité.
Et en plus d’écrire, de composer et de chanter, Piers est aussi photographe et peintre. Une véritable touche à tout de génie.
2006, il a sortie son second opus, « Tearing Sky ». Mais ça, c’est une autre histoire !
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