Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
Amis lecteurs, bonjour. Je reviens suite à un déménagement forcé : SFR, faisant gérer son service de blog par Typad, a signé avec Overblog. Donc tout le monde fait ses cartons et hop direction Overblog city. Fort heureusement, la bascule entre les 2 blogs sera faite pendant 6 mois et aucune note n'a été perdue !
Donc je suis heureux de vous accueillir de nouveau ici, ré agencé et relooké pour l'occas' ! Bien sur, comme dans tous nouveaux locaux, les peintures sont encore fraiches et quelques finitions restent à faire.
Pour cette première note de ce néo-Muziks et Cultures, place à un album que je n'ai découvert que très récemment.


"Phoenix" de The Warlocks (2002) Mute Records Ltd (2 pochettes suivant l'édition et le pays)
Note : * * * * * * *
The Warlocks, "Phoenix" : J'étais complètement passé à côté de cet album, et de ce groupe. Quel bonheur de l'avoir découvert, même tardivement, car attention The Warlocks, c'est du rock'n'roll, du vrai, 100 % dope'n'roll ! Du plaisir pur, non coupé, over-shoot garantie ! Mais leur musique, comment vous la décrire ?
Imaginez la jam session imaginaire entre Grateful Dead, les Spacemen 3 et Jesus & Mary Chain jouant des titres du Velvet Underground dans un garage Californien. Un garage à l'atmosphère psychédélique où ils auraient retrouvé une valise perdue de Hunter.S.Thomson, remplie d'acides, de dopes, d'amphètes et de coke et se seraient gavés avant d'enregistrer.
Les guitares, au nombre de quatre, sont omniprésentes, lourdes, traînantes et parfois tranchantes comme des lames de rasoirs ou plutôt des couteaux, à l'image de la pochette. Deux batteries et une basse ultra puissante soutiennent sans problème une rythmique d'enfer. Un orgue pour parfaire l'ambiance sombre, vaporeuse et quasi mystique, où la voix caverneuse de Bobby Hecksher (guitare/chant) se fraye un chemin à travers ce "Wall of sound" (made in Spector), ce dédale sonique ! Des hymnes junkies où la couleur est clairement annoncée comme "Shake the Dope Out" et "The Dope Feels Good". Normal me direz vous quand on sait que le leader (non pas le dealer, bande de p'tits vicelards) du groupe Bobby Hecksher fréquentait régulièrement Timothy Leary lors de soirée très......euh, comment dire....ben vous voyez ! De plus, il a joué de la basse sur "Stereopatethic Soul Manure" de Beck, avec lequel il partageait un appart', avant de se mettre à la guitare. Et il est aussi pote et a joué un temps avec le groupe le plus déjanté de l’Indie Rock, The Brian Jonestown Massacre.
Tout les titres exploitent à 100 % les riffs minimalistes (peu d'accords) sous des déluges d'effets fuzz, distortion, saturation ou d'autres bidouilles type sonico-Shoegaze dans ce disque à la production virtuose, digne d'un Martin Hammett ou d'un Sonic Boom ! Le dernier morceau "Oh Shadie" s'étire même sur plus de 14 min en une transe hypnotique, sorte de Blues néo-psychédélique très dark, dans un tsunami de guitares noisy-rock !!
Avec "Phoenix", The Warlocks prouve que ces membres font du rock'n'roll, du vrai......Un disque très psychédélico-dopes'n'roll !!!!
