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Par muziksetcultures
Le 29 aout 1970, en pleine apogée du Flower Power, Miles Davis fut invité avec son Band au mythique festival de L'Isle Of Wight. Ainsi, au petit matin naissant, Miles passé à l'électricité alors devenu "Electric Miles", joua un long morceau de plus de 37 min qu'il nommera "Call it anything". Un long mantra malaxant la liberté et la virtuosité du jazz, la pulsation primaire du groove, la fureur et la rage du rock avec la transe du psychédélisme. Il créa ainsi une matrice pour toutes les fusions à venir....
Organique et cosmique, ce morceau est plutôt une longue transe psychédélique et droguée, une partition de jazz que Miles et son formidable groupe va, tel un lego musical, déstructurer, malaxer et transformer pour tutoyer les plus hautes sphères ! Mais quel choc pour le milieu du Jazz qui, à l'époque, déclenchèrent les foudres de l'enfer sur lui. Mais Miles s'en foutait. Lui qui rêvait de gloire et de toucher la jeunesse, il jouait dans un des plus grands festivals de "rock", devant plus de 600 000 hippies ébahies !!!
Je l'ai déjà dit ici, la période électrique de Miles est ma préférée. Et quand je réécoute ces disques, je suis toujours autant surpris par tant de grâce, d'audace, de virtuosité et d'expérimentations soniques....
Miles Davis Band
Section cuivre : Miles Davis à la trompette et Gary Bartz aux Saxophones soprano et alto.
Section rythmique : Dave Holland à la basse, Jack DeJohnette à la batterie et Airto Moreira aux percussions.
claviers électriques : Chick Corea et Keith Jarrett (en pleine transe pendant le concert).
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