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Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.

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Salem – King Night

Salem-2010-KingNight

"King Night" de Salem (Iamsound) 2010

 

« Salem ou les rois de la nuit... »

 

Dernièrement, j’ai enfin découvert « Aleph at Hallucinatory Mountain », un disque sorti en 2009 par la formation de David Tibet alias Current 93. Une œuvre immense à l’univers sombre, glauque même, expérimental et complexe qui m’a littéralement envoûté, qui a provoqué en moi des émotions et des sensations contradictoires, mélange de répulsion/fascination. Mais un autre disque très récent (hélas oublié de mon top disques 2010) possède ce même pouvoir d'envoûtement et a également provoqué en moi la même contradiction émotionnelle : « King Night » de Salem (J'en avais déjà très rapidement parlé ici). Malgré leurs différences, ces deux disques ont en commun d’être deux possibles B.O de l’apocalypse, deux versions sonores différentes de cette fin ultime !!!

Salem, c’est un trio américain, c’est John Holland, Heather Marlatt et Jack Donoghue issus d’un bled paumé du Michigan : Traverse City. Ceci est leur premier album long après un EP au titre provocateur, « Yes, I smoke crake ».

Salem pioche allégrement dans divers genres pour créer une musique hybride, novatrice et très personnelle. Une musique pour les paumés et les loosers, tous les oubliés du rêve américain. Mais « King Night » s’adresse aussi à tous les exclus de la mondialisation, de tous les rêves, à la jeunesse en proie à la désillusion.

Une musique sombre et hypnotique à l’ADN étrange, ayant des gènes communs avec divers styles musicaux qu’ils remixent avec virtuosité.

Une musique synthétique faite à partir de reste de cold wave, de shoegaze et de (no)dream pop qu’ils ont trouvés dans un terrain vague où trainaient des junkies en manque et des dealers de crake, du hip hop sombre et détraqué proche du gansta rap de Das EFX (niveau noirceur, puissance des basses et du flow), de l’électro patraque et de l'électronica glauque (je pense à Fever Ray), un peu de rock gothique et du dubstep passé à la moulinette doom métal.

Une musique polymorphe faite sur des claviers vintages et des machines cheaps troqués pour pas cher sur E-bay, avec des basses énormissimes, des beats surpuissants au tempo lent, des mélodies entêtantes par leur simplicité et leur répétitivité.

Mais Salem, c’est aussi une identité visuelle très forte, un mélange d’onirisme dark, de croix, de signes mystiques, kabbalistes et d’occultisme. D’ailleurs, rien que sa pochette, « King Night » commence son envoutement sur le futur auditeur. Le pauvre, il n’a même pas encore mis le disque sur sa platine et appuyé sur la touche PLAY.

 

Alors, futur auditeur, bienvenue à looser & desolation land !!!!

 

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C
<br /> <br /> Je découvre ce disc en même temps que je lis ta chroniques Francky... je suis pétrifié..je digère, j'analyse..je te donne des nouvelles. Merci pour ce guide ..<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Charlu<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Bonne écoute et découverte de ce disque mystérieux et envoutant. Je viens de me procurer leur Ep de 2008 "Yes I Smoke Crack",4 titres plus électro et tout aussi réussis<br /> !!!!<br /> <br /> <br /> Merci et à + + <br /> <br /> <br /> <br />