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Loch Lomond – Dresses (Chemikal Underground) 2013
Ce que l’on voit généralement en premier avec un disque, c’est sa pochette. Contrairement à ce que pourrait laisser penser celle de « Dresses », sa musique n’est nullement triste ou austère mais au contraire joyeuse et colorée, d’une mélancolie pleine d’espoir !
Loch Lomond, formation américaine portant le nom d’un lac écossais, vient de sortir un très grand disque « Dresses ». Bien que ce soit déjà le cinquième disque de Loch Lomond, je découvre pourtant seulement ce groupe. Mais quelle découverte, totale et fantastique (merci à Charlu) !
En 12 titres, Loch Lomond propose une Pop épique et baroque teintée de Folk aux arrangements époustouflants. Un lyrisme digne du « Funeral » d’Arcade Fire ou des épopées psychédéliques de Mercury Rev et Flotation Toy Warning.
La voix, ou les voix plutôt sont au cœur du processus créatif de « Dresses ». Au centre se trouve le chant habité, suave et tout en émotion de Ritchie Young. Mais en harmonies vocales ou chœurs célestes, les autres membres le rejoignent sur de nombreuses chansons, les transformant en chorales pastorales hippies (le dépouillé Bells avec juste glockenspiel et les voix). On pense alors aux Fleet Foxes en mode Pop Psyché !
Autre point fort de « Dresses », les somptueuses mélodies. Tout en sensibilité et finesse, elles sont d’une énorme virtuosité et ciselées telles de superbes bijoux sonores. Elles arrivent même, sur certains morceaux, à côtoyer le travail d’orfèvres de The National (Spray Painted Drums, Tiny Steps). Alors, c’est dire la qualité de l’ouvrage !!
Outre l’excellence vocale et mélodique, les arrangements et les orchestrations ne sont pas en reste non plus. D’une grande luxuriance et déployant un immense savoir faire, ils offrent une riche palette d’émotions contrastées, notamment par sa diversité instrumentale : Guitares (souvent jouées slide), batterie et piano mais aussi violon, violoncelle, cuivres, banjo, glockenspiel, scie musicale…Chaque instrument apporte ses couleurs aux morceaux et contribuent à envelopper ces compositions d’une grâce inouïe.
La production léchée et stylisée souligne chaque détail des morceaux sans jamais les étouffer, trouvant l’équilibre parfait entre les voix, les orchestrations, les mélodies et les émotions. Elle contribue pleinement à renforcer l’onirisme, l’urgence, la magie et le caractère foisonnant de « Dresses ».
Véritable chef d’œuvre mélodique et baroque, « Dresses » est le disque qui m’a le plus touché cette année, son univers fantasmagorique et poétique m’ayant complètement envoûté et fasciné. Une réussite absolue qui risque bien de truster les plus hautes marches des podiums de fin d’année…Alors « Dresses », album Pop 2013 ???