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Par Francky 01
Septembre 1989 : Neil Young, invité sur le plateau du Saturday Night Live, offre une performance dantesque remplie de guitares nerveuses et épileptiques. Il y joue "Rockin' In The Free World", un morceau de son futur disque "Freedom".
Les années 80’s ont été rude pour le Loner : incompréhension, choix artistiques discutables, longue bataille judiciaire avec son label(Geffen), maladie….Mais sur le plateau de la célèbre émission de télévision, la page semble belle et bien tournée. Exit l’errance, à lui la gloire ! L’électricité rageuse qui y est déployée préfigurera de sa nouvelle orientation musicale qu’il n’aura de cesse d’aiguiser au cours de cette décennie, souvent avec ses Crazy Horse. « Ragged Glory » en 2010 (un de ses meilleurs albums), le triple live et sommet indépassable « Arc-Weld » (1991), « Mirror Ball » avec la bande à Eddie Vedder (1995) ou encore « Broken Arrow » (1996).
C’est à cette époque qu’il sera sacré Parrain du Grunge. Sonic Youth, Nirvana ou Pearl Jam trouveront en lui un modèle indépassable d’intégrité, de liberté et vieillissement digne dans le rock. Même son look (chemises à carreaux bucheron et jeans rapiécés) lui sera emprunté par cette génération de néo-Punk.
Rust Never Sleep….et surtout pas Neil Young !
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