Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
Grand Jeu Sans Frontière Des Blogueurs Mangeurs De Disques
Thème n°6: « ENCORE UN PEU VERT OU une première œuvre pas tout à fait mure »
Mon choix perso : Julien Doré – Ersatz (2008, Jive/Sony BMG)

Lectrices, lecteurs, participants de ce Grand Jeu, je vais être honnête d’entrée : Avec une sinusite carabinée qui m’assèche le cerveau, j’ai eu du mal à arriver au bout de ce post. Alors, S.V.P, veuillez excuser le retard et la qualité de ce papier. Merci !!!
Ce thème est l’occasion idéale pour vous parler d’un artiste que j’affectionne particulièrement et dont je suis l’évolution depuis ses débuts : Julien Doré (voir un ancien article écris en 2008 pour un autre blog). Il vient d’ailleurs de sortir son troisième album « Løve », superbe œuvre d’une maturité et d’une virtuosité inouïe. Mais avant de se balader avec son « Bichon » en 2011, il nous avait présenté son premier essai solo « Ersatz » en 2008.
Ce p’tit gars, il me plait bien. Je crois même que j’ai adhéré dès la première fois que je l’ai vu à la télé. Décalé, totalement brillant, des références artistiques qui me parlaient (Guy Debord, Hermane Düne, Duchamp…), il était différent des autres candidats de ce célèbre télé-crochet (oui j’sais le mot est vieillot). C’est donc tout naturellement que j’ai acheté ce premier album à la pochette magnifique.
Un casting XXL et des collaborations prestigieuses, jugez par vous-même : Christophe, Arno, Cocoon, les musiciens Vincent Ségal, Arman Méliès, le producteur Renaud Letang…On peut dire qu’il s’est bien entouré l’animal !!!
Son style ?? Un mélange détonant et réussi de Chanson, de Folk, de Pop et même de quelques touches d’Eletro avec des paroles hautement poétiques, teintées de dadaïsme et de surréalisme. Pas mal !
Le disque commence avec « Acacia », belle balade guitare/voix où accoste chemin faisant une batterie dowtempo et des nappes de claviers. « Les Bords de Mer » est du même (et excellent) tonneau. Cherchant « Les Limites » sur des rythmes afro-cubains, Julien nous proposa ce clip très arty, parodie d’un scopitone des 60’s de Gainsbourg. « Bouche Pute », accompagné de Sieur Christophe aux claviers et aux chœurs, commence tranquillos pour s’envoler dans un certain lyrisme. Arrive les « Figures Imposées », Pop à souhait. « Dans Tes Rêves » est un bel exercice de style déjanté et sur(réaliste) où il s’amuse des grands noms du show bisness actuelle. « Pudding Morphina » s’approche des côtes Electronic où il va accoster avec « Piano Lys » (mon préféré), offrant un peu d’Air à sa musique, fleuretant même avec l’Electro rock lo-fi de Sebastien Schuller. Rien de telle que les « Soirées Parisiennes » pour revenir de cette épopée épique ! Julien nous dis ensuite ce qu’il aime ou pas (« J'Aime Pas ») et nous conte les histoires de la « First Lady ». Epris de voyage, il s’envole en Amérique du Sud, via la reprise décalée et tropicale de « SS in Uruguay » (Gainsbourg) pour atterrir à la cool à « Los Angeles ». Et rien de tel pour se remettre, alors en plein jet-lag, que ce duo « De Mots » avec LE punk belge et bègue Arno.
Certes, comme le dis le thème, ce disque est un peu vert. Mais « Ersatz » a posé les bases de son univers, imposant Julien Doré comme un de nos chanteur/compositeur/interprète les plus talentueux et savamment décalé (décalé : mot clef de cette chronique, je sais, je l’ai utilisé plusieurs fois !!).
Avec le recul et quand on voit l'évolution du bonhomme, je me dis que même si ce fruit n’était pas assez mûr, j’ai bien eu raison de m’en délecter (et de le classer dans mon top LP 2008). Alors, un petit message à tous les artistes débutants : Pas assez mâtures ?? Voici un donc bel exemple d’espoir pour l’avenir !!!
Deux versions du même clip "Les Limites" + "Piano Lys" en live