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Mercredi 27 février : « La chanson qui évoque l'enfance »
MON CHOIX :
"le grand silence des campagnes" de Dominique A LP "La Fragilité" (2018)

Une chanson qui évoque l'enfance...j'avoue que pour ce thème, j'ai pas mal hésité. Soit-je proposais une musique que l'on écoutait à la maison à l'époque, soit un morceau qui parle (plus ou moins) de mon enfance, même récent. Finalement, j'ai opté pour la seconde option.
"Le Grand Silence Des Campagnes", morceau du dernier et sublime album de Dominique A, s'est ainsi imposé à moi, presque une évidence même. Moi, le gamin ayant vécu à la campagne, dans un petit village de 600 âmes. Moi, le gosse ayant eu des grands parents agriculteurs chez qui j'ai passé beaucoup de temps. "...Ce bus que prennent les enfants très tôt...Cette bouteille de Perrier où l'on avait mis de l'eau de vie dont on ne comptait plus les degrés...Ces gens pour qui la ville était trop chère et qui s'engueulaient avec le voisin qui avait toujours vécu ici...Ces mêmes arbres et cette même odeur de foin l'été..." tout cela, je le connais bien. Étrange sensation de se retrouver dans ces mots, comme si cette chanson avait été (plus ou moins) écrite pour moi, parlant en partie de ma jeunesse...Ce grand silence des campagnes !!!
LES PAROLES
Dans le grand silence des campagnes
Va-t’en savoir ce qui se trame
Il y a parfois un train qui passe
Dont le bruit très vite s’efface
Des pancartes et des numéros
Sont S-M-ER dans le village
Des anglais vivent dans l’école
Le bus prend les enfants très tôt
Dans le grand silence des campagnes
On n’se voit plus trop au cellier
A boire le cidre au même verre
Ou la bouteille de Perrier
Ou on avait mis l’eau de vie
Dont on ne comptait plus les degrés
Et qui sentait le fruit pourri, faisait croire à l’éternité
Des gosses trainent autour de l’église
Qui ne compte plus que sur les arts
Pour rappeler à son souvenir
Ce pour qui l’enfer est ailleurs
Le clocher n’a plus la main mise
A part à l’heure de décompter
Celle ou celui qui est tombé
Finalement ou par traitrise
Dans le grand silence des campagnes
On en voit juste débarquer
Pour qui la ville était trop chère
Ou que la ville a rejeté
Ils s’engueulent avec le voisin
Qui a toujours vécu ici
A cause du chien dans le jardin
Ou de cris poussés dans la nuit
Dans le grand silence des campagnes
C’est dedans que tout a bougé
Dehors ce sont les mêmes arbres
La même odeur de foin l’été
Mais dedans c’est tout comme en ville
Les mêmes écrans allumés
Et ce grand sentiment de vide
Et la peur de l’humanité
Des fougères bouchent le chemin
Que les troupeaux avait creusé
Traçant une double éraflure
Que rien ne devait effacer
Oh mais voilà une ouverture, une allée bordée de bouleaux
Je m’avance au-devant des pièges
Qu’enfant j’avais posé très tôt
Rendez-vous dans deux jours pour la suite de ce Jeu, pour le second thème… « Une chanson sortie l'année de nos 15 ans »...à vendredi donc !!