Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
/http%3A%2F%2Fwww.magicrpm.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2011%2F08%2F0dae2b231b3d077dc96ebfb18c07d7fb.jpg)
« Wander / Wonder » de Balam Acab (Tri Angle) 2011
Note : * * * * * * *
Depuis fin août, j’écoute régulièrement sans aucune lassitude et toujours avec beaucoup d’émotions, souvent le soir au casque dans mon lit « Wander / Wonder ». Cet album devient alors un compagnon de nuit idéal. Son auteur ? Balam Acab ou Alec Koone de son vrai nom, jeune producteur américain de 20 ans n’ayant à son actif qu’un seul EP (« See Birds ») avant ce superbe disque.
La magnifique pochette de « Wander / Wonder » pourrait parfaitement résumer visuellement son contenu : Une percée lumineuse bleutée dans une immense obscurité, comme une lumière venant du fin fond de l’océan, imagerie onirique ! Ok, mais concrètement, ça donne quoi ?
D’obédience électronique lo-fi, cette musique tend vers un dubstep sous tranxène, de l’ambiant mélancolique et poétique, de l’electronica aquatique, une dream pop atmosphérique et un psychédélisme hypnotique.
Dans cet album court (36 min), ses 8 morceaux ne semblent faire qu’un seul bloc dont il est difficile d’en extraire un titre plus que les autres. Balam Acab a réussi à créer une œuvre d’une cohérence totale. Mais plus qu’un simple album, c’est un véritable voyage sonore que l’on parcourt comme hypnotisé, fasciné par tant de beauté et de recherches soniques. On plonge dans cet univers comme les héros du film « Le grand bleu » dans l’océan. On s’imagine nageant en apnée dans les profondeurs, observant les innombrables beautés qui apparaissent au fur et à mesure que le disque avance.
J’ai souvent lu ça et là des comparaisons au producteur anglais Burial. Perso, je n’avais pas fait le rapprochement mais si je devais les comparer, ce serait alors un Burial plus lumineux, lo-fi et beaucoup moins déshumanisé, moins urbain aussi.
Dans l’univers de Balam Acab, on trouve pêle-mêle : des ambiances cotonneuses, des claviers analogiques, des fragments épars de rythmiques délicatement posées ainsi que des voix éthérées, des sonorités aquatiques et cristallines remplies de grésillements et de saturations…..
C’est un grand trip cosmique, un voyage sensoriel et onirique au ralenti. C’est le genre de disque qui permet de vous échapper de la grisaille quotidienne en vous emportant ailleurs : nager avec les dauphins, batifoler au fond de la mer avec les sirènes, ou……tout ce que votre imagination préférera !
Tout cela, et même beaucoup plus, concours à faire de ce disque LA grande œuvre atmosphérique de l’année.