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TV On The Radio – Dear Science (Interscope/4AD) 2008
Un rythme de batterie martial, entêtant, sorte de break beat sauvage. Puis un son, un bourdonnement persistant et constant, un drone. Arrive un chœur, puis une voix chantant dans un murmure ! Ainsi commence « Halfway home », le premier titre du dernier opus de TV On The Radio.
Petit rappel : en 2004, sortie de nulle part, arrive ce disque inclassable, « Desperate youth, thirsty babes ». Et, malgré quelques défauts et hésitations, le groupe impose un son, leur son. Puis en 2006, son successeur « Return to cookie mountain », provoque un véritable cataclysme musical dont l’onde de choc résonne encore. Ils réussirent à s’imposer comme un groupe essentiel. Le monde de « l’Indie rock » devra désormais compter sur eux !
2008, ces renégats publient « Dear science », leur troisième attaque sonique.
Toujours autant inclassable leur musique ! Free-pop ? Electro-funk ? Dance-noise expérimental ? Un peu de tout cela et même plus. Mais sans s’être assagit, leur musique est peut-être plus accessible, plus dansante. Bashung, sur « L’Imprudence », disait « Un dimanche à Tchernobyl ». Eux répondent : « dansons un dimanche à Tchernobyl ». Car, sur certains titres (« Crying », « Dancing Chose », « Golden Age », « Red Dress »), ils composent la bande son d’une rave after apocalypse, construisant ainsi une boite de nuit sur les décombres de la catastrophe, au milieu du champ de ruines !
Mais, à force de danser, la crampe survient. On pourra se reposer et planer sur des morceaux plus calmes. « Stork & Owl » est une sorte de transe chamanique. « Family Tree » débute comme du Sigur Ros période « ( ) » avec ses nappes de claviers atmosphériques et ses cordes élégiaques. Avec « Love Dog », on pourrait croire à un titre oublié de « Kid A » qu’ils auraient retrouvé et remixé. Et on repart sur le dance floor avec « Shout On Me », tout en douceur au début pour se finir dans un pogo endiablé. Arrive « DLZ » avec son rythme hip hop. Et l’on s’embrasse tous sur le final « Lover’s Day ».
Verdict : plus pop, moins barré mais tout aussi excellent, ils volent toujours à très haute altitude, tutoyant les hautes sphères de la grâce et du génie ! Un pur chef d’œuvre, peut-être même meilleur que le précédent ! Décidément, on n’est pas près d’arrêter de regarder