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MUZIKS ET CULTURES
Le blog de Francky 01
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" Lavoisier.
Tout au long de cette année fraîchement écoulée, j’ai écouté en boucle un groupe que j’ai réellement découvert, ou plutôt découvert réellement (sans jouer sur les mots). Il est même devenu une véritable obsession. Son nom : Spacemen 3.
Et cela explique en partie pourquoi tant de groupes shoegaze ou d’inspiration se soient retrouvé dans mon top disques 2010 (Blonde Redhead, Besnards Lakes, Surfer Blood, Wild Nothing, The Depreciation Guild, Best Coast). En effet, les Spacemen 3 peuvent être considérés comme les premiers shoegazer, sorte de grand-frères psychédéliques et sources d’inspirations pour tous les Ride, Lush, Slowdive, etc…Leur space rock est une des pierres angulaires de l’édifice shoegaze.
« Prendre des drogues pour faire de la musique à écouter en se droguant » !
Telle était la devise de J.Spacemen alias Jason Pierce et Sonic Boom alias Peter Kember, les deux co-leaders charismatiques de ce groupe !
Ecouter les Spacemen 3, c’est une plongée en apnée au cœur d’un univers d’une lenteur languissante, d’un psychédélisme sous valium. Une musique au son minimaliste faite de mélodies éthérées empêtrées dans un voile opaque d’opium, de feedback de guitares bourdonnantes. Des morceaux étirés à l’extrême, embarquant l’auditeur dans un voyage au ralenti d’une douceur violente. C’est une lente traversé dans un rêve éveillé, en état de veille et de conscience floue. C’est une drogue musicale à accoutumance progressive mais durable. Pour moi, leurs deux meilleurs albums sont « The Perfect Prescription » (1987) et « Playing with Fire » (1989), deux chef d’œuvre ni plus ni moins.
« The Perfect Prescription » (1987) : Deuxième disque et premier chef d’œuvre opiacé du groupe, il contient des titres mythiques comme « Walkin' with Jesus », « Call the Doctor », etc. Aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard, c’est inouï de voir à quel point ce disque n’a pris aucune ride, comme il a su résister au fil de temps et des évolutions. Pourtant, nombre d’enregistrements des années 80 ont mal vieilli, leurs productions synthétiques avec ce son de batterie métallique, ces synthés aux sonorités artificielles et pouet-pouet sont maintenant désuets. Mais là, pas du tout !! La puissance et l’effet soyeux, cotonneux des titres sont restées intacte. Un bain de jouvence ou plutôt d’éther. De la béatitude à l’état pur ! Ma Note : * * * * * * *
« Playing with Fire » (1989) : Pour moi, c’est LE grand œuvre du groupe, leur deuxième chef d’œuvre après « The Perfect Prescription ». La nouveauté, c’est que leur psychédélisme neurasthénique s’est teinté de soul alambiqué et de gospel sous tranxène. De longs morceaux remplis de passages de guitares au ralenti d’où émane un chant sourd, à la limite du talk over. Des hymnes drogués, errances sonores et poétiques, des incantations sous héroïnes en quête d’absolue et de félicité !!!
On sent nettement moins leurs références Stoogiènes ou garage rock des débuts si ce n’est pour un ou deux titres
comme « Revolution », morceaux qu’on croirait issu d’inédits de la bande à Iggy Pop. Tout comme le titre bruitiste « Suicide », inspiré par
le combos éponyme. Cet album, c’est l’apogée du groupe, leur chant du cygne ! Car après lui, mis à part l’aparté « Dreamweapon », le divorce est déjà
consommé quand sort « Reccuring ». Ma
Note : * * * * * * *
La suite ???? Jason Pierce fondera Spiritualized et Sonic Boom enregistrera sous différents pseudos ou groupes : Sonic Boom, Spectrum ou EAR !!! Mais ça, c’est une autre histoire…..
Quelques vidéos :
Album "The Perfect Prescription" (1985)
« Walkin’ with Jesus »
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